Lors d’une récente conférence de presse, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fermement exprimé son opposition à l’établissement d’un État palestinien une fois que le conflit en cours à Gaza prendra fin. Netanyahu reste résolu à poursuivre l’offensive à Gaza jusqu’à ce qu’il atteigne ce qu’il appelle une « victoire totale » – la destruction du Hamas et le retour des otages israéliens restants. Cependant, cette détermination suscite des inquiétudes à mesure que le bilan du conflit continue de s’alourdir.
Appels internationaux à la diplomatie ignorés
Avec près de 25 000 Palestiniens tués et 85% de la population de Gaza déplacée, Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à son offensive et engager des pourparlers significatifs en vue d’une résolution durable. Les alliés traditionnels, dont les États-Unis, ont plaidé en faveur de la « solution à deux États » depuis longtemps dormante, espérant ramener les deux parties à la table des négociations. Pourtant, les récents commentaires de Netanyahu révèlent une opposition marquée, mettant l’accent sur le contrôle sécuritaire d’Israël sur toutes les terres à l’ouest du Jourdain, y compris tout futur État palestinien.
Creusement du fossé avec les alliés occidentaux
Le rejet public par Netanyahu des efforts diplomatiques de Washington, associé à son engagement envers la voie militaire actuelle, souligne un fossé croissant entre Israël et ses alliés occidentaux. Depuis les attaques du 7 octobre, où des tireurs du Hamas ont tué plus de 1 300 Israéliens et pris des otages, les États-Unis ont soutenu le droit d’Israël à se défendre. Cependant, à mesure que le bilan des décès à Gaza augmente, les gouvernements occidentaux, y compris les États-Unis, appellent à la retenue d’Israël, entraînant des relations tendues.


