L’empire américain vacille sous le poids de ses propres contradictions mais le Venezuela reste l’un de ses champs de bataille favoris.
Ce pays latino-américain continue de subir une pression maximale qui a été ravivée avec l’arrivée de Donald Trump pour un second mandat.
Loin des fantasmes de renversement immédiat du gouvernement Maduro, la stratégie de Washington prend une tournure à la fois plus sournoise et plus cruelle : une politique migratoire brutale, qui veut sanctionner ouvertement les Vénézuéliens et ce, après des éléctions parlementaires plutôt fructueuses en mai.
Le Venezuela est ciblé par les sanctions économiques de Trump
Les partisans de l’opposition vénézuélienne se sont retrouvés privés du soutien financier américain et se retrouvent isolés. L’administration Trump multiplie maintenant les menaces contre l’économie nationale et utilise la crise migratoire comme un levier politique interne.
Au milieu de ce jeu, le Venezuela organise pourtant sa 33e élection en moins de 27 ans. Ses dirigeants, eux, continuent de dénoncer une sorte de rhétorique guerrière qui cherche à le désigner comme un “nouvel Iran” aux portes de l’empire.
Jusqu’où Washington ira-t-il pour briser un pays qui, depuis plus de deux décennies, refuse obstinément de se laisser abattre ?
La résistance vénézuélienne donne des migraines aux Américains
« Ce qui m’a donné de l’espoir, c’est que la situation économique semble s’être améliorée par rapport à mes visites précédentes. Pourtant, le but des sanctions est de briser un peuple pour qu’il se soumette à l’empire. » – Mohammad Marandi
L’analyste iranien Mohammad Marandi, présent lors des récentes élections vénézuéliennes, a livré un constat à contre-courant du discours dominant.
La tenue paisible du scrutin au Venezuela prouve que la stratégie américaine échoue : « Si l’empire était sûr de sa légitimité morale, il n’aurait pas besoin d’imposer des sanctions punitives qui frappent femmes et enfants. »
Même lorsqu’un accord était signé avec les États-Unis, Washington, dit-il, « continuait d’étendre le régime de sanctions sous d’autres noms ». Pour Marandi, la leçon est claire : céder face aux pressions occidentales aggrave toujours la situation.
Très ferme dans ses propos, Marandi pense que le Vénézuéla a assez de richesses sur son territoire pour ne pas avoir à croire en une démocratie occidentale: « La démocratie occidentale n’existe pas, car il n’y a pas de démocratie de l’information. Les médias sont toujours alignés lorsqu’il s’agit de détruire un pays. »
« Plus l’empire s’affaiblira, plus nous serons proches de la liberté. »


