À Pékin, lors du grand défilé commémorant les 80 ans de la victoire contre le Japon, une scène inattendue a retenu l’attention. Alors qu’ils marchaient côte à côte, Vladimir Poutine et Xi Jinping ont été enregistrés en pleine discussion… sur la longévité humaine. Le micro d’un traducteur a capté des bribes de conversation où les deux dirigeants évoquent la possibilité de repousser les limites de la vie grâce aux biotechnologies.
Xi aurait affirmé que « vivre 70 ans autrefois, c’était déjà un exploit, mais aujourd’hui, à cet âge-là, on est encore jeune ». Poutine lui aurait répondu que les progrès scientifiques pourraient permettre des greffes d’organes régulières, rendant possible une forme de rajeunissement permanent. Xi aurait ajouté qu’il existe désormais des prédictions selon lesquelles l’homme pourrait atteindre 150 ans au cours de ce siècle.
Une amitié politique qui se nourrit aussi d’utopies scientifiques
La scène se déroule devant un parterre impressionnant : 26 dirigeants étrangers étaient invités à ce défilé, parmi lesquels le Nord-Coréen Kim Jong Un, qui marchait aux côtés de Poutine et Xi. Si le message officiel du rassemblement était axé sur la mémoire historique et la puissance militaire de la Chine, ce court échange capte quelque chose de différent : l’imaginaire des deux dirigeants, leur fascination pour les promesses de la science et, peut-être, leur propre rapport au temps qui passe.
Tous deux ont 72 ans et sont au pouvoir depuis des décennies. La question de la succession, dans des régimes aussi centralisés que la Russie et la Chine, pèse lourdement. Imaginer vivre beaucoup plus longtemps, voire s’approcher d’une forme “d’immortalité médicale”, peut aussi être lu comme un reflet de leur désir de rester aux commandes le plus longtemps possible.
La science comme horizon de puissance
En Russie, le Kremlin aurait déjà demandé à ses chercheurs de concentrer leurs efforts sur la lutte contre le vieillissement, avec des travaux sur la dégénérescence cellulaire et le déclin cognitif. L’idée est claire : repousser les maladies liées à l’âge et renforcer l’organisme pour prolonger la productivité des élites au pouvoir.
En Chine, le sujet est plus sensible. Le pays traîne une réputation sombre liée aux prélèvements d’organes sur des prisonniers et des minorités, une pratique officiellement interdite depuis 2015 mais qui continue d’alimenter les accusations d’ONG internationales. Dans ce contexte, entendre Xi et Poutine parler de greffes répétées et de vie prolongée ne peut qu’attiser les soupçons.
Entre science-fiction et stratégie politique
Ce qui aurait pu rester une conversation anodine entre deux septuagénaires prend une autre dimension du fait de leur rôle sur la scène internationale. Quand les deux hommes forts de Moscou et Pékin discutent d’immortalité, ce n’est pas seulement une fantaisie personnelle : cela s’inscrit dans une vision du pouvoir où la science devient un outil de domination.
Le défilé lui-même donnait déjà à voir cette ambition, avec une démonstration de missiles hypersoniques, de drones navals et d’équipements militaires dernier cri. La discussion sur la biotechnologie, captée par hasard, apparaît presque comme le prolongement de cette démonstration : après les armes, le corps humain devient le prochain terrain d’expérimentation.
Une fascination ancienne pour la vie éternelle
Historiquement, l’idée de prolonger la vie a toujours séduit les puissants. Des empereurs chinois buvant des élixirs à base de mercure, aux rois européens cherchant des alchimistes capables de trouver la pierre philosophale, l’obsession de l’immortalité accompagne les dirigeants depuis des siècles.
Poutine et Xi, en évoquant l’idée d’atteindre 150 ans, s’inscrivent dans cette continuité. Mais à la différence des souverains d’autrefois, ils disposent aujourd’hui d’outils scientifiques bien réels : génétique, intelligence artificielle, ingénierie des tissus. Ce qui relevait du mythe pourrait, en partie, devenir une possibilité technique au cours des prochaines décennies.


