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Home»Moyen-Orient»Israël accusé de génocide à Gaza par une commission d’enquête de l’ONU
Moyen-Orient

Israël accusé de génocide à Gaza par une commission d’enquête de l’ONU

Luc Gauci GreenPar Luc Gauci Greenmardi, 23 septembreMise à jour:mardi, 23 septembreAucun commentaire5 Min Temps de lecture
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Isaac Herzog et Benjamin Netanyahu ont contribué au génocide palestinien d'après la Commission d'enquête de l'ONU. ©Kobi Gideon / GPO
Isaac Herzog et Benjamin Netanyahu ont contribué au génocide palestinien d'après la Commission d'enquête de l'ONU. ©Kobi Gideon / GPO
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Israël a commis un génocide dans la bande de Gaza, selon les conclusions rendues publiques le 16 septembre 2025 par la Commission internationale indépendante d’enquête des Nations unies. En analysant les événements du 7 octobre 2023 et ceux qui ont suivi, la Commission estime que « les autorités israéliennes et les forces de sécurité israéliennes ont commis quatre des cinq actes constitutifs de génocide » tels que définis par le droit international.

La Commission appelle le gouvernement israélien à mettre fin immédiatement au génocide, à permettre un accès sans entrave à l’aide humanitaire dans la bande de Gaza et à se conformer aux décisions de la Cour internationale de justice.

Qu’est-ce que c’est, cette Commission et que dit-elle ?

Les commissions internationales d’enquête de l’ONU sont des organes d’investigation mis en place en cas de violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Celle-ci cite à la fois les déclarations de dirigeants israéliens et le comportement répété des forces israéliennes comme preuves d’une intention génocidaire.

La présidente de la Commission, Navi Pillay, a déclaré : « Il est clair qu’il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza par des actes qui répondent aux critères énoncés dans la Convention sur le génocide. ». Elle a également constaté qu’Israël avait manqué à son obligation de « prévenir et punir » de tels actes.

En analysant la conduite des autorités israéliennes, notamment « l’imposition de la famine et de conditions de vie inhumaines aux Palestiniens de Gaza », la Commission a conclu que l’intention génocidaire était la seule « inférence raisonnable » pouvant être tirée de leurs opérations.

Le président israélien Isaac Herzog, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant « ont incité à la commission du génocide », selon les conclusions du rapport. La Commission recommande également aux États membres de « cesser le transfert d’armes et d’autres équipements pouvant être utilisés pour commettre des actes génocidaires à destination d’Israël ».

Quelle a été la réaction face à ce verdict?

Ces conclusions, rendues par une Commission indépendante, ne reflètent toutefois pas encore la position officielle de l’ONU, qui n’a pas employé le terme « génocide ». Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré : « Nous voyons s’accumuler crime de guerre après crime de guerre, crime contre l’humanité après crime contre l’humanité, et peut-être plus encore. C’est à la Cour de décider s’il s’agit d’un génocide ou non, mais nous voyons les preuves s’accumuler. »

L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Daniel Meron, a rejeté en bloc ces conclusions, les qualifiant de « diatribe calomnieuse ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé dans un message publié sur X que les auteurs du rapport « servaient de relais au Hamas ».

À l’inverse, le maire de Londres Sadiq Khan a déclaré : « Je pense qu’il est impossible d’échapper à cette conclusion : à Gaza, nous voyons sous nos yeux un génocide. »

Aux États-Unis, le sénateur Bernie Sanders a écrit un texte intitulé It Is Genocide (« C’est un génocide ») en réaction au rapport, tandis que le député indépendant Jeremy Corbyn a interpellé le gouvernement britannique : « Pourquoi le gouvernement continue-t-il de fournir un soutien militaire à un pays qui commet un génocide ? »

Le 18 septembre, les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution clé du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu à Gaza, résolution qui avait pourtant été approuvée par les 14 autres membres du Conseil.

Quels actes de génocide le rapport a-t-il retenus ?

La Commission accuse Israël d’avoir commis quatre catégories d’actes de génocide :

  1. Le meurtre : une enquête du Guardian, en partenariat avec +972 Magazine et Local Call, citée par le rapport, a établi que 83 % des personnes tuées à Gaza étaient des civils, selon des données de renseignement israéliennes. La Commission souligne aussi les décès dus aux restrictions de l’aide humanitaire.
  2. Causes de graves atteintes physiques ou psychologiques : le rapport mentionne les mauvais traitements infligés aux détenus par les forces israéliennes, des violences sexuelles et sexistes ainsi que les traumatismes liés aux déplacements forcés.
  3. L’infliction intentionnelle de conditions de vie propres à entraîner la destruction physique du groupe : selon la Commission, une grande partie de Gaza a été rendue inhabitable, avec des attaques contre des hôpitaux et la destruction massive d’infrastructures civiles.
  4. Imposition de mesures destinées à empêcher les naissances : le rapport met en avant la proportion très élevée d’enfants parmi les victimes ainsi que l’attaque de la clinique de fertilité al-Basma en décembre 2023, qui aurait détruit environ 4 000 embryons, 1 000 échantillons de sperme et des ovocytes.

La Commission conclut enfin que les déclarations de responsables israéliens constituent des « preuves directes d’une intention génocidaire ».

Benjamin Netanyahu génocide Isaac Herzog Navi Pillay ONU Volker Türk
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