Lors d’un échange avec la presse à l’ONU, Giorgia Meloni a surpris en annonçant que sa coalition de centre-droit allait déposer une motion pour la reconnaissance d’un État palestinien. Mais pas sans garde-fous.
Elle a insisté : Rome ne franchira le pas que si les otages retenus par le Hamas sont libérés et si ce mouvement disparaît de toute perspective de gouvernance. « Je ne suis pas contre la reconnaissance, mais nous devons poser les priorités. J’espère aussi que l’opposition pourra soutenir cette démarche », a déclaré la Première ministre.
La rue italienne fait pression
En Italie, la question palestinienne prend de l’ampleur. Depuis plusieurs mois, les partis de gauche réclament que le gouvernement rompe son silence et adopte une position claire face à la guerre à Gaza. Ils exigent non seulement la reconnaissance de la Palestine, mais aussi des sanctions contre Israël et la suspension de la coopération militaire.
Lundi encore, des foules ont occupé les places de plus de 80 villes, de Milan à Rome, pour demander à l’exécutif de reconnaître la Palestine et de dénoncer l’expansion coloniale israélienne.
Un nombre croissant de pays se rallient officiellement à la cause palestinienne. La France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie ou encore le Portugal ont récemment franchi le pas, portant à 158 le total des États qui reconnaissent la Palestine.
Emmanuel Macron a affirmé que « le temps était venu », et estime que ce geste constituait une défaite pour le Hamas autant que pour ceux qui prônent la haine et la destruction d’Israël.
Trump à contre-courant, refuse de reconnaître la Palestine
Depuis la tribune de l’ONU, Donald Trump a pris l’exact contre-pied de cette dynamique. Pour lui, reconnaître la Palestine revient à « récompenser le Hamas » pour les attaques du 7 octobre. Le président américain a reproché aux alliés des États-Unis d’affaiblir Israël par leurs décisions et a appelé à un message unique : « Libérez les otages maintenant. »
Il a profité de son discours pour égratigner l’ONU, qualifiée d’organisation incapable de résoudre les conflits, tout en digressant sur l’immigration et ses adversaires politiques, comme le maire de Londres Sadiq Khan.


