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Moyen-Orient

Émirats Arabes Unis : Comment monter mon entreprise?

Sylvie SchaubPar Sylvie Schaubjeudi, 20 novembreAucun commentaire7 Min Temps de lecture
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Les Émirats sont parfaits pour se lancer dans l'entreprenariat mais il ne faut pas se lancer sans s'y préparer bien sûr.
Les Émirats sont parfaits pour se lancer dans l'entreprenariat mais il ne faut pas se lancer sans s'y préparer bien sûr.
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« Soyez honnêtes : est-ce que vous gagnerez beaucoup plus si les impôts, la paperasse et les banques ne vous mettaient pas des bâtons dans les roues ? »

Mansi Gupta, cofondatrice de MS Global Business Solutions et spécialiste de la création d’entreprises aux Émirats arabes unis nous pose une vraie question. Faut-il utiliser les Émirats comme hub mondial pour fonder un business, plutôt que subir les contraintes de notre pays d’origine?

« La façon dont beaucoup d’entre nous gèrent leur entreprise aujourd’hui est dépassée. Les impôts montent, les banques se durcissent, les réglementations deviennent plus lourdes. Le modèle des Émirats renverse cette équation. »

Les Émirats : un terrain de jeu pour ceux qui veulent garder ce qu’ils gagnent

Tout au long de la présentation, Mansi insiste sur un point : la logique de rentabilité et de liberté. On travaille, on vend, on livre… et on ne rend pas 20, 30 ou 40 % de ce travail au fisc.

Aux Émirats, le cadre fiscal et réglementaire est pensé comme un accélérateur, pas comme un frein. Mansi rappelle quelques points forts : possibilité de créer sa société en quelques jours, environnement bancaire orienté business, comptes multidevises, passerelles de paiement tournées vers l’international, et surtout une position géographique unique :

« En étant basé aux Émirats, vous êtes à moins de huit heures de vol des deux tiers de la population mondiale. C’est une plateforme, pas juste un marché local. »

Elle insiste aussi sur le fait qu’il y a moins de temps passé à se battre avec la bureaucratie, plus de temps pour développer le business, chercher des clients, structurer des offres, nouer des partenariats.

Choisir la bonne structure

L’entreprise individuelle ou de la micro-structure, convient à celui ou celle qui lance son activité seul, avec un investissement limité, sans associé.

Lorsque l’activité est de nature intellectuelle ou professionnelle – cabinet de conseil, bureau d’ingénierie, cabinet d’avocats, services d’architecte la “civil company” est plus adaptée :

« Si vous êtes plusieurs professionnels qui exercez une activité de conseil, une société civile vous permet de rester pleinement propriétaires de votre structure, tout en bénéficiant d’un cadre reconnu pour les professions libérales. »

Puis vient la forme la plus répandue : la LLC (Limited Liability Company), société à responsabilité limitée. C’est un compromis entre la flexibilité d’un partenariat et la solidité d’une société de capitaux, qui permet de constituer une entité distincte pour porter l’activité.

Mansi consacre aussi un temps important aux “free zone companies”, ces sociétés créées dans des zones franches sectorielles ou géographiques. Elle rappelle que les Émirats comptent plus de cinquante free zones, chacune avec ses propres règles et ses avantages :

  • propriété étrangère à 100 %,
  • absence d’impôt personnel,
  • exonération de droits de douane à l’import/export dans la zone,
  • espaces de coworking ou bureaux flexibles intégrés dans l’offre de licence.

À côté de ces structures, elle évoque les sociétés par actions privées et publiques (private joint stock company et public joint stock company), avec capital minimum, actionnaires multiples et, dans le cas des sociétés publiques, ouverture possible au marché financier. Ce sont les formes privilégiées pour les secteurs lourdement régulés comme la banque, l’assurance ou la finance.

Ici, Mansi est très claire :

« Notre rôle, en tant que consultants, c’est de vous éviter de choisir une structure trop lourde ou trop limitée. Un freelance qui se rêve en multinational du jour au lendemain se fera mal. Une grosse industrie qui se cache derrière une petite structure de free zone se fermera la porte à des contrats stratégiques. »

Se lancer

« Si vous oubliez une activité, vous risquez amende ou blocage plus tard. Mieux vaut être bien accompagné pour aligner votre réalité commerciale et votre licence. »

Vient ensuite le choix du nom commercial, qui doit respecter les règles locales : pas de termes offensants, pas de références religieuses, obligation d’utiliser le nom complet si l’on souhaite y intégrer son patronyme.

L’approbation initiale des autorités est importante et c’est une étape souvent mal comprise : ce n’est pas une autorisation d’exploiter, mais un feu vert de principe pour poursuivre la procédure.

Le volet localisation occupe une bonne partie de son intervention. Lorsque l’on opte pour le mainland (le territoire “classique”, hors zone franche), un bail commercial ou un contrat de location doit être fourni. Mais Mansi explique que, pour les start-up ou les entrepreneurs prudents, les free zones offrent une alternative :

« Dans beaucoup de zones franches, vous pouvez démarrer avec un simple bureau partagé ou un “flexi-desk”. Vous avez une adresse, un espace, un cadre légal, sans assumer des loyers lourds dès le premier jour. »

Une fois la licence obtenue, la question du visa devient centrale. Pour ouvrir un compte bancaire professionnel, il faut au minimum un visa – celui de l’investisseur ou du dirigeant. Elle décrit un processus relativement court mais structuré : entrée sur le territoire, visite médicale, biométrie, puis apposition du visa sur le passeport et émission de l’ID émiratienne.

Mansi évoque aussi la résidence longue durée, le fameux Golden Visa, valable cinq ou dix ans, destiné aux investisseurs, entrepreneurs et talents hautement qualifiés. Sans le vendre comme une panacée, elle dit ce qu’il représente :

« Ce n’est pas une citoyenneté, ce n’est pas une rupture avec votre pays d’origine. C’est un visa qui vous donne de la stabilité, de la visibilité, et la possibilité d’inscrire votre projet dans la durée, avec votre famille. »

Taxes, mais autrement

Contrairement à la caricature d’un “paradis fiscal” sans règles, Mansi explique que les Émirats ont mis en place un système lisible et structuré, mais pensé pour rester attractif.

L’introduction d’un impôt fédéral sur les sociétés de 9 % depuis le 1ᵉʳ juin 2023, applicable uniquement au-delà d’un certain niveau de bénéfices. En dessous de ce seuil, le taux reste à 0 %. Les sociétés de free zone peuvent conserver des avantages fiscaux, à condition de respecter certaines règles, notamment sur la nature de leurs activités et leurs relations avec le mainland.

À cela s’ajoutent la TVA à 5 %, obligatoire au-delà d’un certain volume de chiffre d’affaires, l’absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques, et un système de droits de douane relativement simple, avec 5 % appliqués aux biens qui entrent sur le marché intérieur, mais des exonérations significatives pour ce qui reste dans les free zones ou repart à l’export.

Il y a des obligations comptables et d’audit. Il faut faire une tenue des comptes selon les normes internationales, et s’assurer de la conservation des documents pendant au moins cinq ans, puis faire des audits annuels fréquents en zone franche.

« Ce n’est pas l’anarchie fiscale, insiste-t-elle. C’est un système clair, prévisible, avec des taux modérés, qui vous permet de planifier et d’investir. »

Free zone ou mainland

Dans la seconde partie du séminaire, Mansi aborde ce qui est, pour beaucoup, la grande question : faut-il s’installer en free zone ou en mainland ?

Elle ne répond jamais par un slogan, mais par des cas concrets.

Pour une activité de services en ligne, un cabinet IT, une agence digitale, une activité de consulting international, elle montre que la free zone offre souvent un cadre idéal : propriété étrangère totale, charges réduites, formalités allégées, liberté de travailler avec des clients dans le monde entier et avec des entreprises basées aux Émirats, tant qu’il ne s’agit pas de commerce de détail sur le territoire.

À l’inverse, pour un restaurant, une blanchisserie, un commerce de quartier, un centre de soins, un hôtel, un chantier de construction, elle est catégorique :

« Si votre activité vit physiquement dans la ville, avec une clientèle locale ou des contrats publics, le mainland est votre terrain naturel. Sinon, vous allez vous enfermer dans des limites administratives très frustrantes. »

Une entreprise de free zone peut, plus tard, ouvrir une succursale en mainland ou évoluer vers une structure hybride, moyennant des coûts et procédures supplémentaires. Mais, selon Mansi, mieux vaut réfléchir en amont à son modèle économique réel : où sont les clients, où sont les contrats, où se déroule la prestation ?

business Émirats arabes unis entreprise
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