Du 5 au 8 décembre, Lyon se transforme à nouveau en scène géante et scintillante. La Fête des Lumières 2025 a officiellement débuté ce vendredi soir, après une répétition générale la veille, qui attira déjà des curieux et passionnés dans les rues de la ville.
Cette 18ᵉ édition, inscrite dans l’ADN culturel lyonnais, s’annonce légèrement plus sobre en nombre d’œuvres, mais ambitieuse sur le plan artistique et technologique.
Lyon métamorphosée pour deux millions de visiteurs attendus
Quatre jours durant, la capitale des Gaules devient un vaste terrain de jeu lumineux. On perçoit des façades, parcs et places qui prennent vie sous des projections monumentales, installations immersives et balades poétiques.
La fête reste gratuite et populaire, fidèle à l’héritage des canuts et du rituel des lumignons, que les Lyonnais allumaient historiquement le 8 décembre.

Près de deux millions de visiteurs sont attendus, un défi logistique qui témoigne de l’attractivité de l’événement, devenu vitrine culturelle et touristique de premier plan pour la France.
Cette édition se distingue par plusieurs nouveautés marquantes.
Un ballet de 500 drones lumineux embrase le ciel du parc de la Tête d’Or, offrant une chorégraphie aérienne entre art numérique et prouesse technique.
La place Bellecour, habituellement incontournable, renonce cette année à une installation, laissant la lumière circuler ailleurs, tandis qu’un mapping inédit transforme la place des Terreaux.
Rue de la République, les arches lumineuses font leur retour, et la tradition solidaire des Lumignons du cœur illumine la place des Jacobins.
Même Netflix s’invite dans le programme, avec une œuvre inspirée de Stranger Things qui mêle atmosphère nocturne et imaginaire fantastique. C’est la preuve que la fête continue de dialoguer avec les tendances culturelles mondiales.

Une Fête des Lumières politisée
L’ouverture officielle a eu lieu à Villeurbanne, une première, avec l’œuvre A Salty Protest V1 au Pôle Pixel.
L’installation interroge la puissance des gestes de résistance collective. On y voit des hologrammes monochromes, des silhouettes en marche et de la musique oppressante façon opéra. C’est un tableau volontairement déroutant, selon notre équipe sur place.
Certains visiteurs se disent intrigués, d’autres séduits, donc la fête assume aussi sa part de réflexion. Dans une France qui s’inquiète surtout des enjeux environnementaux post-COP30, cette Fête des Lumières intègre de plus en plus de discours sur les transitions énergétiques, la technologie et le vivre-ensemble.


