Londres, 22 février 2026 – Le Parisien Matin, Un rapport alarmant de la firme Elliptic révèle que les Services crypto liés à la Russie intensifient leurs activités pour contourner les sanctions internationales en 2026. L’enquête identifie cinq plateformes majeures, dont ABCeX, qui a traité plus de 11 milliards de dollars depuis la Federation Tower de Moscou. Malgré les tentatives de démantèlement de réseaux comme Garantex en 2025, les flux financiers se sont dispersés vers de nouveaux acteurs. L’Union européenne envisage désormais une interdiction totale des transactions pour neutraliser ces Services crypto liés à la Russie, alors que le volume illicite mondial a atteint le record de 154 milliards de dollars en 2025.
L’évolution des plateformes P2P dans le paysage moscovite
L’année 2026 marque un tournant pour les Services crypto liés à la Russie. Les plateformes de pair à pair (P2P), telles que Bitpapa, ont perfectionné leurs méthodes pour échapper à la surveillance de l’OFAC. En utilisant des techniques de rotation d’adresses ultra-rapides, ces services parviennent à masquer l’origine des fonds, rendant les transactions quasiment impossibles à tracer pour les systèmes de conformité occidentaux.
Ces plateformes permettent aux citoyens et aux entreprises de convertir massivement des roubles en stablecoins, principalement en USDT, pour ensuite les déplacer vers des juridictions plus clémentes comme Dubaï ou Istanbul. Cette fluidité transactionnelle est le moteur principal de la survie commerciale de nombreuses entités locales.
ABCeX et la tour de la Fédération
Au sommet de la tour de la Fédération à Moscou, l’échange ABCeX symbolise la puissance des Services crypto liés à la Russie. Ayant repris le flambeau de plateformes précédemment sanctionnées, ABCeX traite désormais des volumes records. L’infrastructure on-chain montre que cet échange sert de plaque tournante pour des milliards de dollars, connectant les portefeuilles russes à des réseaux mondiaux opaques.
L’utilisation de protocoles de mixage et de stratégies d’offuscation avancées permet à ces acteurs de maintenir une liquidité constante, essentielle pour le paiement des fournisseurs étrangers.
La fiction de la séparation opérationnelle
Un aspect crucial des Services crypto liés à la Russie réside dans la gestion des entités « miroirs ». L’exemple historique d’Exmo, qui prétendait avoir séparé ses activités russes de ses opérations internationales, reste d’actualité. En 2026, l’analyse des données blockchain prouve que de nombreux échanges utilisent toujours des « hot wallets » partagés, mélangeant les fonds de clients européens avec ceux provenant de zones sous sanctions.
Cette co-mingling (mélange de fonds) est une stratégie délibérée pour protéger les avoirs russes en les noyant dans une masse de transactions légitimes globales.
Des agents de paiement pour le commerce extérieur
Les Services crypto liés à la Russie se sont également spécialisés dans le support logistique. Des entités comme Aifory Pro ne se présentent plus seulement comme des bourses, mais comme des agents de paiement pour le commerce extérieur. Elles facilitent l’achat de biens complexes en Chine ou en Turquie, utilisant les cryptomonnaies comme monnaie de règlement intermédiaire.
Comme le souligne l’expert en cybersécurité Alexander Volkov :
« Les cryptomonnaies ne sont plus un luxe spéculatif à Moscou, mais l’infrastructure vitale qui empêche l’asphyxie totale du commerce extérieur russe »
This case illustrates a reality that Brussels is still struggling to accept: crypto is no longer a marginal blind spot, but a parallel financial infrastructure capable of adapting faster than regulators. For France and the European Union, the stakes go beyond Russia alone: it is a question of preserving the credibility of sanctions regimes in an environment where on-chain traceability is not enough without political coordination and swift action. If the EU opts for broader restrictions, it will also have to avoid weakening its own crypto ecosystem. Otherwise, these flows may simply migrate to more permissive jurisdictions, further fragmenting global financial governance.
Cartes virtuelles et consommation courante
L’innovation ne s’arrête pas aux transactions industrielles. Les Services crypto liés à la Russie proposent désormais des solutions de paiement pour les particuliers. Grâce à des cartes Visa ou Mastercard virtuelles rechargées en cryptoactifs, les résidents russes peuvent à nouveau accéder à des services internationaux comme les abonnements logiciels ou les réservations de voyages à l’étranger, contournant ainsi le blocage des réseaux de paiement traditionnels.
L’interconnexion avec les réseaux financiers de l’ombre
L’efficacité des Services crypto liés à la Russie repose sur leur capacité à s’interconnecter avec d’autres zones grises du système financier mondial. Les flux transitent fréquemment par des échanges iraniens ou géorgiens avant d’être réinjectés dans le système financier classique sous forme de devises « propres ». Ce réseau de « Web3 de l’ombre » est devenu une priorité pour les agences de renseignement financier du monde entier.
Régulation vs Résilience
Malgré les tentatives répétées de l’Union européenne et des États-Unis pour briser les Services crypto liés à la Russie, la nature décentralisée des actifs numériques offre une protection intrinsèque. Chaque nouvelle restriction entraîne l’émergence d’un nouveau protocole de confidentialité ou d’un nouvel échange offshore, créant un cycle permanent d’innovation défensive.
Vers une institutionnalisation des actifs numériques ?
En 2026, l’État russe semble avoir intégré les Services crypto liés à la Russie dans sa stratégie de souveraineté. Ce qui était autrefois une zone grise est en passe de devenir un outil d’État régulé localement mais conçu pour l’évasion internationale. La mise en place de zones franches crypto à Moscou témoigne de cette volonté de contrôler ces flux tout en les encourageant.
La surveillance on-chain comme dernier rempart
Face à la montée en puissance des Services crypto liés à la Russie, les entreprises d’analyse blockchain redoublent d’efforts. Le marquage systématique des adresses liées aux banques russes est la seule méthode efficace pour limiter l’expansion de ce système. Cependant, la sophistication croissante des outils d’anonymisation rend cette tâche de plus en plus ardue pour les régulateurs.
L’avenir des transactions transfrontalières
L’impact des Services crypto liés à la Russie sur le système monétaire mondial pourrait être durable. En démontrant qu’un pays majeur peut maintenir son commerce extérieur malgré une exclusion totale du système bancaire, la Russie crée un précédent que d’autres nations pourraient suivre. L’usage de la blockchain n’est plus ici une question de technologie, mais une arme de diplomatie économique.
Méthodes inédites de blanchiment par le minage industriel
Une caractéristique unique et émergente en 2026 concerne l’utilisation du minage de bitcoins pour recycler les capitaux. Les Services crypto liés à la Russie exploitent désormais les surplus énergétiques des régions sibériennes pour générer des actifs « vierges » (minted coins). Ces jetons n’ont aucun historique transactionnel et ne peuvent donc pas être liés à des activités illicites ou à des entités sanctionnées. En vendant ces bitcoins fraîchement minés sur les marchés mondiaux, les entreprises russes obtiennent des dollars ou des euros parfaitement propres, créant ainsi un tunnel de blanchiment structurel que les méthodes de surveillance actuelles ne peuvent pas bloquer, car la source est purement technique et non transactionnelle.




