Espoo, 23 février 2026 – Le Parisien Matin, La startup finlandaise IQM a annoncé ce lundi son intention de devenir l’une des premières entreprises du secteur à entrer en bourse, marquant une étape majeure pour l’informatique quantique Europe en 2026. Via une fusion avec le SPAC Real Asset Acquisition Corp, IQM prévoit une cotation à New York avec une valorisation initiale de 1,8 milliard de dollars. L’entreprise, qui a déjà vendu 21 systèmes quantiques, envisage également une double cotation à la bourse d’Helsinki d’ici juin 2026.
Cette opération devrait injecter plus de 300 millions de dollars de nouveaux capitaux, renforçant la souveraineté technologique de l’informatique quantique Europe face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis. Jan Goetz, PDG d’IQM, a souligné que la technologie quantique n’était plus un simple projet scientifique mais une industrie en pleine expansion commerciale.
Une fusion stratégique pour une souveraineté technologique
Le choix d’une cotation à New York, avec une potentielle double cotation à Helsinki, souligne l’ambition mondiale d’IQM. Fondée en 2018, la société est rapidement devenue le fer de lance de l’informatique quantique Europe. En levant plus de 320 millions de dollars lors de son tour de table de série B en septembre dernier, IQM a démontré que les investisseurs, menés par Ten Eleven Ventures et le fonds finlandais Tesi, sont prêts à soutenir des infrastructures lourdes.
Le mécanisme de la SPAC devrait injecter plus de 300 millions de dollars de liquidités. Ces fonds sont cruciaux pour maintenir le rythme face à une concurrence internationale féroce. Pour les analystes, cette opération est le signal que l’informatique quantique Europe possède désormais les reins assez solides pour quitter le giron des subventions publiques et s’exposer à la rigueur des marchés financiers.
De la recherche théorique au déploiement commercial massif
Pendant des années, le calcul quantique a été confiné aux laboratoires universitaires. IQM brise ce plafond de verre en livrant des systèmes concrets. À ce jour, 21 systèmes quantiques ont été vendus à 13 clients distincts. Cette transition vers un modèle « full-stack » et une architecture ouverte permet aux entreprises d’intégrer ces processeurs soit sur site, soit via le cloud.
L’impact de l’informatique quantique Europe se mesure désormais en chiffres d’affaires réels. En 2025, IQM a généré 35 millions de dollars de revenus (non audités). Ce succès commercial prouve que les promesses de résolution de problèmes complexes que ce soit dans la découverte de nouveaux médicaments ou l’optimisation financière commencent à se matérialiser.
La vision industrielle de Jan Goetz
Le leadership d’IQM repose sur une vision pragmatique de la technologie. Jan Goetz, cofondateur et PDG de la société, insiste sur la maturité du marché actuel.
« L’informatique quantique n’est plus un projet scientifique ; c’est une industrie où les clients possèdent, exploitent et construisent sur des ordinateurs quantiques avancés. » – Jan Goetz, PDG d’IQM.
Une réponse aux investissements massifs de la Chine
Le contexte géopolitique joue un rôle moteur dans cette accélération. Selon les données de l’ECIPE, la Chine mène la danse avec près de 18 milliards de dollars d’investissements publics. L’Union Européenne suit de près, cherchant à combler son retard. L’essor de l’informatique quantique Europe via des champions comme IQM, mais aussi Quantinuum au Royaume-Uni ou Multiverse Computing en Espagne, crée un bouclier technologique essentiel.
Intégration dans les écosystèmes de Data Centers
Un aspect souvent négligé du succès de l’informatique quantique Europe est sa compatibilité avec l’existant. Les entreprises ne cherchent pas à remplacer leurs serveurs classiques, mais à les hybrider. Les processeurs d’IQM sont conçus pour s’intégrer nativement dans les centres de données modernes.
UBS souligne d’ailleurs dans un rapport récent que nous voyons enfin des percées significatives qui rendent cette intégration viable à grande échelle. Cette synergie entre le calcul binaire traditionnel et la superposition quantique est le socle sur lequel repose la stratégie de croissance d’IQM pour la période 2026-2030.
Les obstacles techniques et financiers à franchir
Malgré l’euphorie de la cotation, des défis subsistent. L’informatique quantique Europe doit encore surmonter le problème de la correction d’erreurs et de la décohérence. Les investisseurs en bourse sont connus pour leur impatience, et IQM devra maintenir un flux constant d’innovations pour justifier sa valorisation de 1,8 milliard de dollars.
Vers un standard européen du calcul haute performance
L’objectif ultime est d’imposer un standard. En proposant une architecture ouverte, IQM permet à d’autres développeurs de créer des applications sur ses machines. C’est ainsi que l’informatique quantique Europe pourra créer un effet de réseau similaire à celui qu’a connu l’informatique classique avec les systèmes d’exploitation ouverts.
Le rôle crucial du financement privé en 2026
L’arrivée de capitaux privés via la Bourse change la donne. Historiquement, l’informatique quantique Europe dépendait des subventions de Bruxelles. Aujourd’hui, l’entrée en scène de fonds spécialisés en cybersécurité comme Ten Eleven Ventures montre que les applications sécuritaires du quantique sont une priorité absolue pour le secteur privé.
L’aube d’une révolution boréale pour la tech mondiale
Le succès d’IQM est le reflet d’une Finlande qui sait se réinventer. Après l’ère des télécoms, le pays se positionne comme le centre névralgique de l’informatique atomique. L’informatique quantique Europe n’est plus une promesse lointaine, c’est une réalité boursière tangible qui promet de transformer radicalement notre capacité à traiter l’information.
L’ascension d’IQM vers le New York Stock Exchange est plus qu’une simple transaction financière ; c’est l’acte de naissance officiel d’un titan technologique européen capable de dicter les règles du jeu pour les décennies à venir.




