Kiev, 24 février 2026 – Le Parisien Matin, Malgré la décision de la Slovaquie de suspendre ses aides d’urgence, les Importations d’électricité en Ukraine en 2026 se poursuivent via les contrats commerciaux classiques. Ukrenergo, l’opérateur du réseau ukrainien, a précisé que les flux provenant de Moldavie et des pays voisins de l’UE restent actifs grâce aux enchères de capacité. Ce blocage slovaque, motivé par l’arrêt du transit de pétrole russe via le pipeline Druzhba, ne semble pas menacer immédiatement le réseau ukrainien, car les aides d’urgence sont ponctuelles. En réalité, 70 % des Importations d’électricité en Ukraine 2026 dépendent de contrats commerciaux signés avec la Hongrie et la Slovaquie, qui ne sont pas affectés par la décision politique de Robert Fico.
Le mécanisme des contrats commerciaux européens
Contrairement aux mécanismes d’assistance d’urgence qui relèvent de la solidarité immédiate entre opérateurs, les importations d’électricité en Ukraine s’appuient majoritairement sur des accords commerciaux fermes. Ces contrats, négociés sur les marchés européens, ne sont pas affectés par les décisions politiques bilatérales concernant les aides d’appoint. Ukrenergo, l’opérateur du système de transmission, a précisé que les enchères pour la capacité d’interconnexion avec les pays de l’UE et la Moldavie se poursuivent sans entrave.
Cette architecture de marché permet une flexibilité indispensable. Si un corridor de transmission subit des restrictions, le volume des importations d’électricité en Ukraine peut être partiellement réorienté vers d’autres points d’entrée, notamment via la Pologne ou la Roumanie. Cette intégration profonde au réseau ENTSO-E agit comme un bouclier technique contre les pressions géopolitiques régionales.
Le différend pétrolier et l’impact sur l’énergie
La suspension de l’aide slovaque n’est pas un incident isolé mais une réponse directe à l’arrêt du transit de pétrole via l’oléoduc Druzhba. Bratislava et Budapest ont exprimé leur mécontentement face à l’interruption des flux de brut, qu’elles attribuent à des défaillances techniques côté ukrainien suite à des frappes de drones. Toutefois, pour le consommateur ukrainien, l’impact immédiat reste limité. Les importations d’électricité en Ukraine d’origine commerciale représentent près de 70 % des flux totaux provenant de Slovaquie et de Hongrie, et ces transactions privées ne sont pas concernées par le moratoire gouvernemental sur l’aide d’urgence.
L’Europe face au test de sa solidarité énergétique
La géographie de l’énergie impose une réalité complexe. Bien que Kiev cherche à diversifier ses sources, la capacité physique des lignes haute tension fait que les importations d’électricité en Ukraine dépendent intrinsèquement de ses voisins immédiats. La stabilité du réseau dépend de la capacité des ingénieurs à maintenir ces lignes en état de marche malgré les risques constants.
« Les flux commerciaux ne sont pas des faveurs politiques, ce sont des transactions régulées qui garantissent la stabilité de tout le bloc énergétique oriental », a déclaré Mykhailo Honchar, expert en stratégie énergétique et président du Centre « Nomos ».
Diversification des sources de secours
L’Ukraine ne se contente plus de subir les aléas des réseaux voisins. En parallèle des importations d’électricité en Ukraine, le gouvernement accélère le déploiement de petites unités de production décentralisées. Ces turbines à gaz mobiles et ces parcs solaires locaux visent à réduire la charge sur les grandes lignes d’interconnexion. Cependant, à court terme, la compensation du déficit de production interne par les importations d’électricité en Ukraine reste le seul levier capable d’éviter des délestages massifs durant les pics de consommation hivernaux.
Les perspectives techniques pour le printemps 2026
Avec la fin imminente de la saison de chauffe, la pression sur le réseau devrait diminuer. Cela permettra d’alléger le volume nécessaire des importations d’électricité en Ukraine et de procéder à des réparations structurelles sur les centrales thermiques endommagées. Les experts prévoient que si le transit pétrolier reprend via Druzhba comme annoncé pour la fin février, le climat diplomatique s’apaisera, facilitant de nouveau l’accès à l’assistance d’urgence, bien que celle-ci n’ait pas été sollicitée de manière critique depuis plus d’un mois.
Sécurité des infrastructures et cyber-résilience
Au-delà des câbles physiques, la sécurité des importations d’électricité en Ukraine dépend aussi de la protection contre les cyberattaques. Les systèmes de gestion des flux transfrontaliers sont des cibles prioritaires. La coopération technique avec les partenaires européens inclut désormais un volet massif de partage de données en temps réel pour prévenir toute manipulation du réseau qui pourrait entraîner un effondrement en cascade.
Le rôle stratégique de la Moldavie dans le transit
La Moldavie joue un rôle de plus en plus crucial dans ce schéma. En servant de zone de transit et de synchronisation, elle renforce la viabilité des importations d’électricité en Ukraine. Ce corridor Sud permet de contourner certains goulots d’étranglement au Nord et à l’Ouest, offrant une redondance bienvenue dans un contexte de guerre d’usure infrastructurelle.
Économie de guerre et tarifs énergétiques
Le coût des importations d’électricité en Ukraine pèse lourdement sur le budget de l’État. Acheter de l’énergie au prix du marché européen, souvent plus élevé que les coûts de production domestique pré-guerre, nécessite un soutien financier international constant. Les subventions européennes jouent ici un rôle indirect mais vital, en permettant à Kiev de financer ces achats essentiels sans faire exploser les factures des ménages déjà fragilisés.

L’architecture de la solidarité électromagnétique
L’interconnexion n’est pas qu’une question de câbles ; c’est une synchronisation de fréquences. Le maintien des importations d’électricité en Ukraine prouve la robustesse du couplage effectué avec le réseau européen il y a quelques années. Ce succès technique est ce qui empêche aujourd’hui le pays de basculer dans un blackout permanent, transformant chaque pylône frontalier en une ligne de front énergétique.
Vers une autonomie hybride sous protectorat européen
À mesure que l’année 2026 progresse, le modèle ukrainien évolue vers une autonomie hybride. Si l’objectif reste de reconstruire une capacité de production souveraine, la réalité du terrain confirme que les importations d’électricité en Ukraine resteront le poumon artificiel du pays pour les années à venir. Cette dépendance mutuelle entre Kiev et l’UE redéfinit les frontières énergétiques de l’Europe, intégrant de facto l’Ukraine dans le marché unique bien avant toute adhésion formelle.



