Washington, 7 mars 2026 – Le Parisien Matin, Dans un retournement géopolitique spectaculaire, les États-Unis pourraient prochainement assouplir les sanctions pétrolières contre la Russie. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré vendredi que l’administration Trump envisageait de retirer des centaines de millions de barils de brut russe de la liste noire. Cette annonce intervient au lendemain d’une dérogation de 30 jours accordée à l’Inde pour l’achat de pétrole russe actuellement bloqué en mer. « Nous pourrions lever les sanctions sur d’autres pétroles russes », a martelé Bessent, expliquant que cette mesure vise à créer une offre immédiate pour compenser les perturbations majeures causées par le conflit avec l’Iran.
Si cette stratégie de sanctions pétrolières contre la Russie à géométrie variable permet de contenir les prix à la pompe aux États-Unis, elle interroge sur la cohérence de la pression exercée sur Moscou alors que la guerre en Ukraine se poursuit.
Une dérogation stratégique pour l’Inde
Au cœur de cette mise à jour se trouve une mesure spécifique visant les raffineurs indiens. Le département du Trésor a émis une dispense de 30 jours permettant l’achat de brut russe actuellement « échoué » en mer. Sans cet ajustement des Sanctions pétrolières contre la Russie, ces volumes considérables risqueraient de créer une pénurie artificielle, exacerbée par les tensions persistantes au Moyen-Orient.
L’Inde, partenaire stratégique de premier plan, bénéficie ainsi d’une bouffée d’oxygène. Scott Bessent a précisé que cette mesure est strictement limitée dans le temps. En gérant les Sanctions pétrolières contre la Russie de cette manière, Washington s’assure que le pétrole circule sans que les revenus ne profitent de manière excessive au complexe militaro-industriel russe, car il s’agit de cargaisons déjà chargées avant le durcissement des règles.
L’impact de Scott Bessent sur l’offre de brut
Le secrétaire au Trésor utilise sa longue expérience des marchés financiers pour naviguer dans cette crise. Selon lui, la gestion intelligente des Sanctions pétrolières contre la Russie peut paradoxalement aider à stabiliser l’économie américaine. En permettant à certains volumes de brut de rejoindre le marché, le Trésor agit directement sur la courbe des prix du Brent.
« Nous pourrions lever les sanctions sur d’autres pétroles russes pour créer de l’offre, et nous étudions cela de près car il y a des centaines de millions de barils bloqués sur l’eau », a déclaré Scott Bessent.
Cette déclaration souligne une volonté d’utiliser les Sanctions pétrolières contre la Russie comme un robinet de régulation. L’idée que le Trésor puisse « créer de l’offre » simplement en modifiant des licences administratives est une innovation majeure de la politique étrangère de 2026.
Stocks de pétrole bloqués
Les chiffres avancés par les analystes sont vertigineux. On estime que près de 130 millions de barils de brut russe errent actuellement sur les océans, dont une grande partie dans la région de l’Océan Indien. Le maintien strict des Sanctions pétrolières contre la Russie sur ces volumes spécifiques n’avait, selon certains experts, plus de sens économique immédiat.
En libérant ces stocks, Washington espère réduire la prime de risque géopolitique. Les Sanctions pétrolières contre la Russie restent toutefois sévères pour les nouveaux contrats de forage et les technologies d’extraction. La distinction entre le « pétrole flottant » et la production future est devenue le pivot de la diplomatie énergétique de Scott Bessent.
Vers une nouvelle architecture de sanctions
L’approche de 2026 semble privilégier la fluidité à l’obstruction totale. Les Sanctions pétrolières contre la Russie évoluent vers un système de quotas et de dérogations ciblées. Cette méthode permet aux États-Unis de garder un levier de négociation permanent tout en protégeant les économies émergentes qui dépendent de ces importations.

Les défis logistiques et financiers
Libérer le pétrole ne suffit pas ; encore faut-il pouvoir le payer et l’assurer. Les Sanctions pétrolières contre la Russie incluent souvent des restrictions sur les services financiers et les assurances maritimes. Pour que la dérogation de 30 jours soit efficace, le Trésor a dû clarifier les règles pour les banques internationales.
Scott Bessent a travaillé en étroite collaboration avec le secteur bancaire pour s’assurer que les paiements liés à cette dispense spécifique ne tombent pas sous le coup d’autres régulations. La complexité des Sanctions pétrolières contre la Russie réside souvent dans ces détails techniques qui peuvent bloquer des millions de tonnes de marchandises dans les ports.
Un équilibre précaire pour l’administration US
Politiquement, l’assouplissement des Sanctions pétrolières contre la Russie est un exercice d’équilibriste. À Washington, certains demandent une fermeté absolue, tandis que d’autres s’inquiètent de l’inflation galopante. Le choix de Scott Bessent privilégie la stabilité macroéconomique à court terme.
En expliquant que les Sanctions pétrolières contre la Russie sont ajustées pour « créer de l’offre », le gouvernement tente de calmer les marchés boursiers. Cette stratégie semble porter ses fruits, les prix à terme du pétrole ayant montré des signes de détente dès l’annonce de la dérogation indienne.
L’avenir du marché énergétique mondial
Alors que l’année 2026 avance, la question reste de savoir si ces mesures temporaires deviendront permanentes. Si le conflit persiste, les Sanctions pétrolières contre la Russie pourraient devenir une caractéristique structurelle du marché, forçant une réorganisation complète des routes commerciales mondiales.
L’administration mise sur une augmentation de la production nationale américaine pour compenser, à terme, la nécessité de manipuler les Sanctions pétrolières contre la Russie. Mais en attendant, la flexibilité reste le maître-mot du département du Trésor.


