Gaza, 15 mars 2026 – Le Parisien Matin, Après une période de fermeture stricte imposée dès le début du conflit avec l’Iran, la Réouverture du point de passage de Rafah est officiellement fixée à ce mercredi. Le COGAT, l’organisme israélien chargé des affaires civiles dans les Territoires, a confirmé que les Palestiniens pourront à nouveau circuler dans les deux sens entre Gaza et l’Égypte. Cette décision fait suite à une évaluation minutieuse des conditions de sécurité dans la zone frontalière. Le mécanisme opérationnel restera identique à celui en vigueur avant la crise actuelle.
En ce printemps 2026, cette Réouverture du point de passage de Rafah marque une étape cruciale pour l’aide humanitaire et la mobilité des civils, bien que les autorités maintiennent des restrictions rigoureuses pour parer à toute menace résiduelle dans la région.
Une décision stratégique du COGAT
Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a confirmé que la réouverture du point de passage de Rafah fait suite à une évaluation rigoureuse des conditions de terrain. L’organisme a précisé que le rétablissement des flux migratoires est désormais possible tout en maintenant des protocoles de sécurité stricts. Cette infrastructure, vitale pour les échanges humains, avait été mise à l’arrêt lors du déclenchement des hostilités plus tôt cette année.
« Cette décision a été prise à l’issue d’une nouvelle évaluation et d’un examen des conditions permettant la reprise des activités au point de passage, tout en maintenant les restrictions de sécurité nécessaires compte tenu de la situation sécuritaire et des menaces dans la région. » – a déclaré le COGAT dans un communiqué.
Impact sur la mobilité palestinienne
Pour les milliers de Palestiniens en attente de déplacement, la réouverture du point de passage de Rafah représente une bouffée d’oxygène. Unique porte de sortie vers l’Égypte et le reste du monde non contrôlée directement par Israël sur le plan terrestre, Rafah est le pivot de la liberté de mouvement pour les civils. Les étudiants, les patients nécessitant des soins à l’étranger et les familles séparées voient en cette date de mercredi un espoir de retour à une vie quotidienne moins entravée.
Le flux bidirectionnel permettra non seulement aux personnes de quitter l’enclave, mais aussi à de nombreux résidents bloqués à l’extérieur de regagner leur foyer. Les autorités égyptiennes ont également signalé leur préparation logistique pour accueillir les voyageurs dès l’aube.
Comment la frontière révèle des risques cachés pour l’Europe
Vers une stabilisation des échanges frontaliers
Au-delà de l’aspect symbolique, la réouverture du point de passage de Rafah est un indicateur de la désescalade progressive dans la zone. Après des semaines de fermeture totale, le rétablissement de ce lien terrestre suggère que les risques d’affrontements directs à grande échelle ont diminué, permettant aux autorités de se concentrer à nouveau sur la gestion civile des frontières.
Les observateurs internationaux scrutent de près cette reprise, espérant qu’elle serve de modèle pour d’autres points de transit dans la région. La fluidité des mouvements à Rafah est souvent perçue comme un baromètre de la température politique entre les différents acteurs du conflit.
Procédures et protocoles de transit
Le fonctionnement du terminal suivra les directives établies avant la crise. Les voyageurs devront se soumettre aux vérifications habituelles, et les listes de coordination seront gérées avec la rigueur nécessaire. La réouverture du point de passage de Rafah n’annule pas les contrôles, mais les réintègre dans un cadre opérationnel normalisé.
L’Égypte a renforcé ses capacités d’accueil au terminal du Sinaï pour éviter les goulots d’étranglement lors des premiers jours de reprise. Cette logistique est cruciale pour assurer que la réouverture soit pérenne et ne soit pas victime de son propre succès ou d’incidents mineurs.
Un test pour la coopération régionale
Le succès de la réouverture du point de passage de Rafah ce mercredi servira de test de confiance entre les parties prenantes. Si le transit se déroule sans encombre, cela pourrait ouvrir la voie à des discussions sur l’allègement d’autres restrictions. À l’inverse, toute tension pourrait provoquer un nouveau verrouillage, illustrant la fragilité de la situation actuelle.
Les experts soulignent que la coopération technique entre les services de sécurité égyptiens et israéliens est à son niveau le plus élevé pour garantir que le point de passage ne soit pas détourné de sa fonction civile première.



