En janvier 2025, deux accusations avaient été portées contre X par le député français Eric Bothorel, utilisateur de X, anciennement Twitter, qui dénonçait des excès et des dérives du réseau social américain. Après 15 mois d’enquête, l’affaire a pris de l’ampleur et se poursuit désormais dans un cadre judiciaire.
L’utilisation de l’IA à des fins pornographiques sur X
Il y a quelques mois, des utilisatrices de X, dont certaines mineures, ont découvert des deepfakes d’elles, c’est-à-dire des images à caractère sexuel : alors que, sur la photo d’origine, elles étaient habillées, elles ont vu apparaître des versions d’elles dénudées, et ce à leur insu. Cela aurait été réalisé grâce à Grok, une intelligence artificielle intégrée à la plateforme.
Dans ce contexte, Elon Musk est appelé à répondre de faits pouvant relever de la “complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique” devant le parquet de Paris. La justice française a demandé au PDG de X de venir s’expliquer lors d’une audition libre prévue le lundi 20 avril. L’objectif était de connaître sa position face à ces accusations et de déterminer s’il pouvait exister une responsabilité du réseau social.
Elon Musk ne se présente pas au parquet de Paris
Le multi-milliardaire Elon Musk ne s’est finalement pas présenté devant le parquet ce lundi. “Ce sont des attardés mentaux”, aurait-il déclaré à propos de la justice française, des propos qui n’ont pas été officiellement confirmés. Il a par ailleurs dénoncé une procédure qu’il juge abusive.
De son côté, le parquet de Paris a pris acte de cette absence et a indiqué que l’enquête se poursuivait. Des salariés de X travaillant en France ont été convoqués, et les autorités n’excluent pas d’envisager des mesures supplémentaires si Elon Musk ne répondait pas aux sollicitations de la justice.


