DUBAI, 16 juin (Le Parisien Matin) – Les États-Unis et l’Iran ont validé un accord-cadre historique incluant un fonds privé de 300 milliards de dollars pour inciter les deux pays à signer un traité de paix définitif ce vendredi, mettant fin au conflit armé débuté le 28 février, selon une source anonyme ayant une connaissance directe du dossier citée par Reuters.
Ce mécanisme financier offre une incitation économique majeure pour stabiliser les relations bilatérales avant la signature officielle. Le texte stipule également l’arrêt immédiat des hostilités militaires, la suspension du blocus naval américain et la réouverture du détroit d’Hormuz, une voie d’approvisionnement essentielle pour le transit mondial de pétrole et de gaz.
Un financement exclusivement privé
Plus de la moitié de la somme totale, soit plus de 150 milliards de dollars, fait déjà l’objet d’engagements de la part de corporations mondiales. Ce véhicule d’investissement privé exclut tout argent étatique ou subvention gouvernementale.
Des multinationales basées aux États-Unis, dans le Golfe Arabique, en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique participent activement au financement. La source a nommé des entreprises de Corée du Sud, du Japon, de Singapour et de Malaisie, sans fournir de liste exhaustive. Les promesses de financement ciblent strictement les domaines de l’énergie, de la logistique, de la manufacture et des transports.
Les origines de l’initiative financière
Ce projet porte le nom officiel de Fonds de reconstruction et de développement. Téhéran réclamait initialement 400 milliards de dollars de réparations aux États-Unis pour les dommages de guerre, une demande rejetée par Washington.
L’idée de ce fonds privé a alors émergé pour surmonter ce blocage diplomatique majeur. Le mécanisme prévoit que les pays régionaux contribuent par des prêts, des lignes de crédit ou des financements directs d’infrastructures. Les investissements visent le complexe sidérurgique de Mobarakeh, des raffineries, des aéroports et les réseaux de transport affectés par le conflit.
Des conditions politiques strictes
L’accord-cadre s’inscrit dans le protocole d’accord d’Islamabad, signé numériquement par Donald Trump, JD Vance et Mohammad Bagher Ghalibaf. Le président Donald Trump a fermement rejeté les rumeurs de versement direct, qualifiant ces récits de fausses informations.
Le vice-président JD Vance a confirmé que l’accès de l’Iran à ce paquet de reconstruction dépendrait entièrement du respect des exigences de sécurité. Téhéran doit impérativement démanteler son programme nucléaire, éliminer ses stocks de matières enrichies et accepter des inspections internationales strictes.

Le calendrier de la mise en œuvre
Ce mémorandum d’entente de 60 jours sert de cadre préliminaire pour structurer le processus. Durant cette période, les négociateurs travailleront sur des axes parallèles couvrant la sécurité, le nucléaire et les sanctions économiques. Le fonds ne deviendra opérationnel qu’après la conclusion d’un accord politique satisfaisant, et sa gestion reste à déterminer.
« Il ne sera créé qu’une fois l’accord final signé », a déclaré la source. « Durant ces 60 jours, les administrateurs du fonds travailleront avec les Iraniens et les investisseurs pour planifier et évaluer les projets. »
Une opportunité économique majeure
L’Iran est l’une des plus grandes économies du Moyen-Orient, mais le pays reste gelé hors des marchés financiers mondiaux depuis quatre décennies. Les sanctions internationales successives ont bloqué les investissements directs.
Le pays détient pourtant les deuxièmes réserves mondiales prouvées de gaz naturel et les quatrièmes réserves prouvées de pétrole brut. Cette puissance s’appuie sur une population jeune et éduquée de plus de 92 millions d’habitants. Le marché possède un potentiel inexploité dans la pétrochimie, les mines, le tourisme et l’agriculture.
La médiation et l’accord de Genève
Le gouvernement du Pakistan a agi comme médiateur principal pour concevoir ce cadre de trêve de 109 jours. Le mémorandum initial porte officiellement le nom de Islamabad, la capitale pakistanaise où les discussions ont progressé.
Les négociateurs prévoient de formaliser le traité de paix contraignant à Genève, en Suisse. Les diplomates nomment déjà ce futur texte l’Accord de Genève ou l’Accord d’Islamabad. Les ministères des Affaires étrangères de l’Iran et du Pakistan n’ont pas souhaité commenter l’annonce.


