PARIS, 4 juillet (Le Parisien Matin) – Le premier patient atteint du virus Ebola détecté sur le territoire national est officiellement guéri et a pu quitter l’hôpital, a annoncé samedi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Ce cas représentait une première historique pour les autorités sanitaires françaises, aucune infection de ce type n’ayant jamais été diagnostiquée directement sur le sol français auparavant.
Le patient est un médecin travaillant pour l’Alliance for International Medical Action (ALIMA), une organisation humanitaire médicale internationale. Ce professionnel de santé a contracté le virus alors qu’il intervenait en République démocratique du Congo (RDC), pays qui fait face à une épidémie majeure de cette fièvre hémorragique mortelle depuis le mois de mai.
Le médecin est arrivé en France le 23 juin à bord d’un vol Air France. Lors du trajet, il présentait des symptômes très légers, se limitant essentiellement à des maux de tête, ce qui le rendait presque asymptomatique. Dès son atterrissage sur le territoire français, le protocole sanitaire a été immédiatement déclenché pour assurer son isolement et sa prise en charge médicale.
La guérison du patient a été confirmée après deux tests PCR négatifs successifs, permettant sa sortie de l’établissement hospitalier. Cette situation diffère des cas survenus en 2014, où des patients atteints avaient été transportés vers la France alors qu’ils avaient déjà été diagnostiqués à l’étranger.
La ministre de la Santé a déclaré :
« Le médecin a aujourd’hui quitté l’établissement médical et est retourné à son domicile. »
Cette annonce intervient alors que les autorités sanitaires restent vigilantes. Cinq passagers ayant voyagé sur le même vol que le médecin ont été identifiés comme des contacts potentiels. Par mesure de précaution, ils ont été placés en isolement pour une période de quatorze jours, conformément au protocole de quarantaine requis pour les travailleurs humanitaires ayant été en contact avec des cas infectés.
La République démocratique du Congo traverse actuellement une phase critique de lutte contre le virus. Selon les chiffres officiels communiqués le 2 juillet, l’épidémie, causée par la souche Bundibugyo, a déjà provoqué le décès de 438 personnes parmi les 1 406 cas confirmés. Les organisations internationales continuent de mobiliser des ressources pour contenir la propagation du virus dans l’est du pays, où la situation reste sous haute surveillance médicale.


