TÉHÉRAN, 17 juillet (Le Parisien Matin) – Les États-Unis et l’Iran ont franchi un seuil critique dans leur confrontation directe, multipliant les frappes réciproques contre des infrastructures civiles et logistiques. Cette escalade, observée notamment à Téhéran, Washington, et dans plusieurs capitales du Golfe, fait suite à l’effondrement récent de leur accord de cessez-le-feu.
La dynamique actuelle, qualifiée de risquée par les observateurs internationaux, fait craindre un conflit ouvert tout en perturbant les flux énergétiques mondiaux passant par le détroit d’Ormuz.
Frappes sur le sol iranien
Les forces armées américaines ont mené une sixième nuit consécutive de bombardements de précision. Elles ont visé des infrastructures logistiques militaires ainsi que cinq ponts dans le sud du pays.
Dans le port de Bandar Khamir, une gare ferroviaire et plusieurs ouvrages de franchissement ont subi des destructions, provoquant la mort de sept personnes. Des projectiles ont également atteint un aéroport à Iranshahr, près de la frontière pakistanaise.
Une tour de télécommunications située à Bandar Abbas a essuyé des tirs, causant le décès d’une femme et blessant son enfant. Parallèlement, des militaires américains ont arraisonné le pétrolier Wen Yao dans le golfe d’Oman pour appliquer un blocus maritime.
Riposte iranienne dans le Golfe
La république islamique a répliqué en visant des sites énergétiques au Koweït. Un tir de précision a frappé une station de production d’électricité et de dessalement d’eau, déclenchant des incendies et des coupures de courant.
Le Corps des gardiens de la révolution a déployé des missiles balistiques et des drones contre la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, celle du Prince Hassan en Jordanie et des systèmes de communication à Bahreïn. Des explosions ont retenti dans la capitale qatarie, où un enfant a été blessé par des éclats.
Attaque sur un centre syrien
Les autorités militaires iraniennes ont affirmé avoir visé un centre de commandement des opérations spéciales américaines dans la région d’Al-Tanf, en Syrie. Cette opération aurait détruit des actifs militaires et causé des pertes humaines du côté américain.
Impacts sur le pétrole et le fret
Le baril de Brent a progressé de 1,7 % pour s’établir à 85,72 dollars, tandis que le brut léger américain a gagné 2,2 % à 80,63 dollars. Les cours pétroliers ont enregistré une hausse hebdomadaire supérieure à 11 %.
Téhéran a menacé de fermer le détroit de Bab el-Mandeb en mer Rouge par l’intermédiaire de ses alliés houthis. Cette action isolerait les exportations d’hydrocarbures du Moyen-Orient.
Le président des États-Unis a déclaré, lors d’un discours public :
« Nous remportons également de grands succès en Iran, et vous en verrez les fruits très, très bientôt.. »
Il a menacé d’étendre les frappes aux centrales électriques iraniennes si aucune négociation ne reprenait la semaine prochaine.


