VALRÉAS, 17 août (Le Parisien Matin) – Un homme âgé de 32 ans a reconnu avoir tué sa mère de 52 ans dans la nuit du 14 au 15 août 2026, au sein d’un appartement de la copropriété Le Sévigné. Les faits se sont déroulés dans l’Enclave des Papes, en Vaucluse.
Le corps de la victime a été découvert samedi 15 août vers 4 heures du matin par les gendarmes de Valréas, alertés par un autre membre de la famille. Un autre fils de la victime a trouvé la scène et a immédiatement contacté les secours.
Les gendarmes ont constaté le décès sur place. Selon le parquet de Carpentras,
« Le corps présentait une blessure profonde à la gorge ainsi que plusieurs traumatismes au visage et au cou ».
A précisé Hélène Mourges.
Un couteau a été saisi sur les lieux du crime. Les enquêteurs ont frappé aux portes du voisinage dès l’aube pour mener l’enquête de voisinage. Le quartier de la résidence Sévigné a été décrit comme profondément choqué et incrédule face à ce parricide.
Un suspect sous curatelle interpellé sur place
Le suspect a été interpellé quelques heures après la découverte, le samedi 15 août à 7 h 10, directement sur les lieux, par le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie.
L’homme, fils de la victime, bénéficie d’une mesure de protection judiciaire de type curatelle. Ce statut juridique atteste d’une altération de ses facultés personnelles, nécessitant qu’il soit assisté dans les actes de la vie civile.
Lors de son audition, « Moins de 24 heures après son interpellation, l’un des fils de la victime a, lors de son audition en garde à vue, reconnu avoir tué sa mère dans la nuit du 14 au 15 août 2026 », a indiqué Hélène Mourges. Il a avoué le meurtre durant sa garde à vue.
Qualification d’assassinat retenue par le parquet
Le parquet de Carpentras a ouvert une enquête criminelle pour assassinat. La qualification retenue implique que les enquêteurs soupçonnent une préméditation ou un guet-apens de la part du fils.
Cette qualification a été confirmée dans le communiqué de la procureure de la République. Elle distingue l’assassinat du simple meurtre en droit français.
Les investigations ont été confiées à la Section de recherches de Marseille et à la Brigade de recherches d’Orange. Les deux unités ont été co-saisies pour passer au crible le passé psychiatrique et relationnel du binôme.
Une autopsie de la victime a été programmée à l’institut médico-légal de Nîmes pour préciser les causes de la mort. « Les investigations se poursuivent », a ajouté Hélène Mourges.
Le mobile exact du crime restait totalement inconnu à ce stade.


