samedi, 19 septembre Magazine

Harare (Le Parisien Matin) 19 septembre 2026 – Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a déclaré que son administration ne reviendrait pas sur ses politiques visant à transformer la richesse naturelle du pays en opportunités directes pour ses citoyens. S’exprimant virtuellement lors de l’événement « Moment des Objectifs de développement durable (ODD) 2026 » des Nations unies, le président a souligné que la transformation des ressources reste au cœur de la stratégie économique nationale. Il a mis en avant la récente exportation du premier envoi de sulfate de lithium transformé localement en Afrique comme une étape majeure pour conserver la valeur des minéraux sur le continent.

Engagement envers l’ajout de valeur et la transformation des minéraux

Le président Mnangagwa s’est adressé à cette assemblée de haut niveau pour exposer les efforts nationaux en cours du Zimbabwe en faveur de l’Agenda 2030. Il a noté que des politiques administratives délibérées exploitent activement d’abondantes réserves naturelles pour stimuler la valorisation à la source.

Selon le chef de l’État, ces cadres réglementaires sont structurés de manière à élargir les perspectives d’une prospérité généralisée. L’objectif est de garantir que la richesse minérale nationale produise des dividendes durables et à long terme pour les communautés locales et l’ensemble de l’environnement macroéconomique.

L’exportation de sulfate de lithium transformé localement a été présentée comme la preuve concrète qu’une volonté politique ciblée peut réussir à remettre en question les schémas d’extraction traditionnels qui, par le passé, dépouillaient le continent de ses matières premières sans transformation locale. M. Mnangagwa a affirmé que les pays dotés de riches ressources naturelles doivent être les principaux bénéficiaires de leurs industries extractives respectives.

Coopération multilatérale et plaidoyer en faveur du Sud global

Au cours de son allocution, le président Mnangagwa a également souligné la perspective géopolitique plus large des nations en développement. Il a déclaré que les appels constants du Sud global en faveur d’un ordre international juste et équitable doivent être entendus afin d’accélérer les progrès sur l’Agenda 2030.

Il a appelé à une coopération multilatérale renforcée ainsi qu’à la concrétisation fiable des engagements internationaux en matière de financement du développement, de transfert de technologie et de renforcement des capacités institutionnelles. Ces éléments demeurent des domaines prioritaires essentiels pour les économies vulnérables confrontées à des obstacles structurels.

Intégration des objectifs de développement durable à l’échelle nationale

Sur le plan intérieur, le gouvernement zimbabwéen a systématiquement intégré les 17 objectifs de développement durable et leurs indicateurs associés dans ses stratégies nationales de développement. Harare continue de poursuivre son objectif stratégique d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030, ancré par un cadre politique national conçu pour ne laisser ni lieu ni personne de côté.

Dans le cadre de cet alignement national, les programmes étatiques sont élargis pour renforcer la sécurité alimentaire et l’autosuffisance économique. Les initiatives mettent l’accent sur les pratiques agricoles intelligentes face au climat, l’expansion générale des infrastructures d’irrigation et l’amélioration de l’accès public à l’eau potable et aux installations sanitaires. Ces interventions coordonnées propulsent collectivement la modernisation et l’industrialisation nationales tout en comblant les écarts d’infrastructures et de bien-être entre les différents secteurs.

Contexte mondial du Moment des ODD 2026

Le sommet virtuel a été convoqué par le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, en vertu de la résolution 74/4 de l’Assemblée générale. Placée sous le thème central « Ensemble, nous pouvons y arriver », cette tribune visait à souligner à la fois l’urgence des défis mondiaux actuels et l’optimisme partagé quant au fait que les cibles de 2030 restent atteignables grâce à une action mondiale coordonnée.

Les données du rapport 2026 sur les objectifs de développement durable indiquent qu’environ 36 % des cibles mondiales suivies sont actuellement en bonne voie ou affichent des progrès modérés. Bien que cela reflète une légère amélioration mondiale par rapport aux cycles précédents, les Nations unies soutiennent que les progrès restent inégalement répartis. Les obstacles systémiques — notamment les pénuries persistantes de financement, les chocs climatiques, la détresse liée à la dette, les conflits régionaux et l’élargissement des inégalités — continuent de mettre à l’épreuve une mise en œuvre mondiale complète.

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