Robert Biogré Mambé, Premier ministre de Côte d’Ivoire, a annoncé la composition de son nouveau gouvernement deux jours après sa reconduction. Ce geste montre que le gouvernement cherche à maintenir un équilibre politique.
Le gouvernement nouvellement formé reprend dans l’ensemble les mêmes profils et les mêmes orientations que le précédent. On note tout de même quelques évolutions : certains portefeuilles ont changé de titulaire, des priorités ont été réorganisées et l’équilibre entre ministères a été ajusté sur plusieurs points.
Selon les changements annoncés, Koffi N’Guessan quitte le ministère de l’Enseignement technique pour rejoindre le ministère de l’Éducation nationale. De son côté, Nial Kaba est nommé à la tête des Affaires étrangères après avoir occupé le poste de ministre du Plan. Téné Birahima Ouattara, frère du président Alassane Ouattara, reste ministre de la Défense. Il est aussi nommé vice-Premier ministre.
Plusieurs responsables de premier plan ont quitté le gouvernement, dont l’ancien ministre des Affaires étrangères Léon Kakou Adom, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement Bouaké Fofana et le ministre des Eaux et Forêts Laurent Tchagba. Le départ de Kobenan Kouassi Adjoumani, en poste comme ministre de l’Agriculture et du Développement rural depuis 2019, a aussi retenu l’attention.
Le nouveau cabinet a été constitué après la démission du précédent. Il est entré en fonction un mois après les élections législatives, au cours desquelles le parti au pouvoir a remporté environ 80 % des sièges au Parlement. En octobre dernier, Alassane Ouattara a été reconduit pour un quatrième mandat à la présidence, avec près de 90 % des suffrages exprimés.
Selon les observateurs, ces petits changements montrent que M. Ouattara ajuste progressivement sa façon de travailler, en répondant à des remarques précises et en cherchant à corriger ce qui posait problème. Ces évolutions restent limitées, mais elles vont dans le sens d’une meilleure cohérence avec les objectifs fixés.
Le président Ouattara cherche à consolider sa mainmise politique tout en maintenant un climat de cohésion au sein de son gouvernement, dans un contexte où le pays tente encore de retrouver une stabilité durable après les élections.


