San Salvador, 22 février 2026 – Le Parisien Matin, Le gouvernement salvadorien a fermement réaffirmé sa position alors que le marché des cryptomonnaies traverse une période de turbulences. Le vice-président Felix Ulloa a déclaré que El Salvador défend Bitcoin comme un actif de réserve stratégique essentiel, et non comme un simple titre boursier spéculatif. Malgré les pressions du FMI et la baisse des cours en ce début d’année 2026, le pays maintient son programme d’achat d’un bitcoin par jour, portant ses réserves à plus de 7 500 BTC. Ulloa souligne que cette stratégie anticipe la fin des monnaies fiduciaires traditionnelles, positionnant la nation comme un leader souverain dans une économie mondiale de plus en plus numérisée.
Une réserve d’État face aux pressions internationales
La décision de maintenir le programme « un Bitcoin par jour » reste la pierre angulaire de la politique économique de l’administration Bukele. Face aux critiques, El Salvador défend Bitcoin non pas comme un outil de spéculation boursière, mais comme un actif de réserve stratégique à long terme. Cette distinction est cruciale pour comprendre la résilience du pays face aux volatilités du marché. Pour le gouvernement, posséder du Bitcoin est une assurance contre l’inflation du dollar américain, qui reste la seconde monnaie légale du pays.
Felix Ulloa et la vision du monde numérique
Le vice-président Felix Ulloa a été le porte-parole principal de cette défense. Lors d’une récente conférence, il a souligné que le monde se dirige inévitablement vers une dématérialisation totale des échanges. En ce sens, El Salvador défend Bitcoin comme une préparation active à cette transition. Pour Ulloa, les nations qui accumulent aujourd’hui des actifs numériques auront un avantage comparatif majeur dans le commerce international de demain.
Il a rappelé que le pays ne « pariait » pas sur le marché, mais construisait une infrastructure. Cette infrastructure inclut non seulement les réserves de la banque centrale, mais aussi l’éducation de la population à l’utilisation des portefeuilles numériques, malgré les défis d’adoption rencontrés au début de l’expérience en 2021.
Les tensions persistantes avec le FMI
Le dialogue avec le Fonds Monétaire International (FMI) reste tendu. Bien qu’un accord de crédit de 1,4 milliard de dollars ait été discuté pour stabiliser la dette publique, l’institution continue de demander une réduction de l’exposition au risque lié aux cryptomonnaies. Pourtant, El Salvador défend Bitcoin en soulignant que la souveraineté monétaire ne peut être négociée. Le pays a réussi à refinancer une partie de sa dette tout en poursuivant ses achats de BTC, prouvant une certaine forme de résistance financière.
Prospera et l’incertitude des zones économiques
Si la capitale San Salvador mise sur l’actif lui-même, des projets comme Prospera (situé techniquement en territoire voisin mais spirituellement lié par l’idéologie crypto) font face à des défis juridiques complexes. L’incertitude entoure ces zones franches qui tentent d’opérer avec une autonomie administrative et financière totale. El Salvador défend Bitcoin et, par extension, l’idée que des zones économiques spéciales peuvent prospérer grâce à la liberté financière offerte par la blockchain.
L’or numérique du XXIe siècle
L’argumentaire salvadorien repose sur une analogie simple : le Bitcoin est l’or numérique. Comme l’or physique autrefois, il sert de rempart. El Salvador défend Bitcoin en expliquant que, contrairement au papier-monnaie qui peut être imprimé à l’infini par les banques centrales étrangères, le BTC dispose d’une rareté mathématique absolue. Cette rareté est perçue comme la garantie ultime de la richesse nationale sur le long terme.
Une seule voix pour la stratégie nationale
Selon Felix Ulloa:
« Le Bitcoin n’est pas une action ; il n’est pas coté en bourse, sa valeur ne fluctue pas dans notre stratégie, et il n’est pas destiné à la spéculation. Nous comprenons le Bitcoin comme une réserve d’État stratégique. »
L’impact sur le tourisme et l’investissement étranger
Un aspect souvent ignoré par les critiques est l’effet « marketing » de cette politique. En 2026, le tourisme lié au secteur crypto représente une part non négligeable des revenus du pays. El Salvador défend Bitcoin également à travers la promotion de la « Bitcoin Beach » et d’autres initiatives locales qui attirent des entrepreneurs du monde entier. Ces investisseurs apportent avec eux des capitaux, mais aussi un savoir-faire technologique précieux pour la modernisation de l’économie locale.
Un futur numérique inéluctable
Pour les dirigeants salvadoriens, la question n’est plus de savoir si le Bitcoin va réussir, mais quand le reste du monde l’adoptera. C’est pourquoi El Salvador défend Bitcoin avec une telle constance. Ils estiment que l’avance technologique prise depuis 2021 sera impossible à rattraper pour les pays qui commencent seulement à s’intéresser au sujet.
Vers une intégration régionale
L’ambition ne s’arrête pas aux frontières nationales. El Salvador cherche à influencer ses voisins pour créer un corridor numérique en Amérique centrale. En 2026, El Salvador défend Bitcoin lors des sommets régionaux, plaidant pour une réduction de la dépendance aux systèmes de transfert de fonds coûteux comme Western Union ou MoneyGram. Les économies réalisées sur les frais de transfert pourraient représenter des centaines de millions de dollars réinjectés directement dans l’économie locale.
L’indépendance face aux systèmes de paiement globaux
Enfin, l’un des arguments les plus puissants est la résistance à la censure. En contrôlant ses propres clés privées à l’échelle étatique, le pays s’assure qu’aucune entité étrangère ne peut geler ses avoirs ou l’exclure du commerce mondial. C’est dans ce cadre de sécurité nationale qu’El Salvador défend Bitcoin le plus farouchement. La liberté financière est ici vue comme le prolongement naturel de la liberté politique.




