Dhaka, 09 février 2026 – Le Parisien Matin, Le gouvernement intérimaire du Bangladesh a scellé aujourd’hui un accord commercial historique avec les États-Unis, ramenant les tarifs réciproques à 19 %. Ce traité inclut surtout une exemption de droits de douane totale pour les vêtements fabriqués à partir de fibres ou de coton produits aux États-Unis. En échange de cet accès privilégié au marché américain en 2026, Dhaka s’est engagé à augmenter ses importations de produits agricoles de l’Oncle Sam et à renforcer ses règles de propriété intellectuelle. Cette annonce offre un répit crucial aux exportateurs bangladais face à la concurrence féroce de l’Inde et du Vietnam. »
Un catalyseur pour l’industrie textile asiatique
L’industrie du prêt-à-porter au Bangladesh, qui représente plus de 80 % des exportations totales du pays, fait face à une concurrence accrue de la part du Vietnam et de l’Inde. L’octroi de cette exemption de droits de douane change la donne. En intégrant des matières premières américaines, les usines locales réduisent drastiquement leurs coûts à l’entrée sur le marché nord-américain.
Le mécanisme est simple mais puissant : chaque vêtement certifié utilisant du coton ou des tissus techniques provenant des États-Unis bénéficie d’un abattement immédiat. Cette exemption de droits de douane permet de compenser les pressions inflationnistes mondiales et de maintenir des prix compétitifs pour les consommateurs finaux tout en garantissant des standards de qualité supérieurs.
Synergie avec les producteurs des États-Unis
Pour les agriculteurs et les filatures situés aux États-Unis, ce partenariat est une aubaine. L’accord lie directement la prospérité des exportations bangladaises à la consommation de produits bruts américains. En favorisant cette exemption de droits de douane, l’administration américaine sécurise des débouchés massifs pour son secteur agricole.
Les experts estiment que les expéditions de coton américain vers le port de Chittagong pourraient augmenter de 30 % d’ici la fin de l’année. Cette interdépendance économique, renforcée par l’exemption de droits de douane, crée un bouclier contre les fluctuations imprévisibles du marché mondial des commodités.

Les critères d’éligibilité pour les fabricants
Tous les articles ne sont pas automatiquement éligibles. La douane des États-Unis a mis en place un protocole de vérification strict. Pour obtenir l’exemption de droits de douane, les fabricants doivent fournir des preuves numériques de la traçabilité des matériaux, souvent via des technologies de blockchain intégrées à la chaîne d’approvisionnement.
Le taux de 19 % n’est pas arbitraire. Il correspond à la moyenne des taxes qui pesaient auparavant sur ces catégories de produits. L’application de l’exemption de droits de douane nécessite donc une mise à jour logicielle majeure pour les départements logistiques des entreprises bangladaises afin de s’aligner sur les exigences de transparence américaines.
Impact socio-économique et emploi local
Au-delà des chiffres, c’est le tissu social du Bangladesh qui pourrait bénéficier de cette mesure. Une augmentation des commandes, stimulée par l’exemption de droits de douane, signifie une sécurité d’emploi accrue pour des millions d’ouvriers textiles, dont une grande majorité de femmes.
« Cette exemption ne réduit pas seulement les taxes, elle construit un pont durable entre les champs de coton américains et les ateliers de confection de Dhaka, redéfinissant le commerce éthique.» — Analyste Senior en Commerce International.
L’amélioration des marges grâce à l’exemption de droits de douane permet également aux usines de réinvestir dans des technologies plus vertes et des conditions de travail améliorées, répondant ainsi aux exigences croissantes des acheteurs internationaux en matière de durabilité (ESG).

Vers une nouvelle ère de diplomatie commerciale
L’exemption de droits de douane accordée par les États-Unis en 2026 n’est pas qu’une simple mesure fiscale ; c’est un outil diplomatique. Elle signale une volonté de stabiliser la région Indo-Pacifique en ancrant le Bangladesh dans une sphère d’influence économique occidentale.
En pérennisant cette exemption de droits de douane, les deux nations s’engagent dans un dialogue continu. Les discussions futures pourraient porter sur l’élargissement de cette mesure à d’autres secteurs, comme les chaussures ou les accessoires électroniques, si le modèle textile prouve son efficacité sur le long terme.
Une résilience opérationnelle face aux défis logistiques
Malgré l’enthousiasme, des défis subsistent. Le transport des matériaux depuis les États-Unis vers le Bangladesh prend du temps. Cependant, l’économie réalisée grâce à l’exemption de droits de douane permet de financer des solutions logistiques plus rapides, comme le transport multimodal, réduisant ainsi les délais de mise sur le marché.
L’exemption de droits de douane agit ici comme un amortisseur financier, permettant aux entreprises de mieux gérer les risques liés aux perturbations des routes maritimes mondiales.
Convergence stratégique et futur des échanges transcontinentaux
L’année 2026 restera gravée comme celle où le Bangladesh a franchi une étape décisive vers la maturité industrielle. L’exemption de droits de douane a prouvé que la coopération peut l’emporter sur le protectionnisme. Ce modèle de « matières premières contre accès au marché » pourrait bien devenir le standard pour les futurs accords de libre-échange dans le monde entier.


