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Économie

Les Voitures Électriques – Une Stagnation économique?

Suzanne LatrePar Suzanne Latrelundi, 19 aoûtMise à jour:lundi, 19 aoûtAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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Danielle Attias, professeure à Centrale-Supélec, offre son analyse sur le marché des voitures électriques ©David TAPISSIER
Danielle Attias, professeure à Centrale-Supélec, offre son analyse sur le marché des voitures électriques ©David TAPISSIER
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La voiture éléctrique est peut-être un marché en panne. En cette période estivale, alors que les routes françaises sont envahies par les vacanciers, une question se pose : quelle voiture choisir pour ces migrations annuelles, thermique ou électrique ?

Le marché de la voiture électrique, qui devait incarner l’avenir de la mobilité durable, semble aujourd’hui en plein doute. Sa part de marché, qui atteignait 18% des véhicules neufs, stagne désormais. Pire encore, les immatriculations de voitures électriques en juin 2024 sont en baisse par rapport à l’année précédente, suscitant des inquiétudes parmi les constructeurs et les experts sur l’avenir de ce secteur supposé être le fer de lance de la décarbonation.

Une Croissance Stagnante et des Inquiétudes Croissantes pour le marché des voitures électriques

Danielle Attias, économiste et professeure à Centrale-Supélec, observe une tendance à la stagnation. « Si on compare les six premiers mois de 2023 à ceux de 2024, on constate une légère baisse, de l’ordre de 1%« , explique-t-elle. « Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est révélateur d’une situation où le marché semble marquer le pas. On était à 14,4% de part de marché en 2023, et on est passé à 13,8% en 2024. » Selon elle, cette stagnation est le résultat de plusieurs facteurs, dont le prix encore élevé des véhicules électriques et l’absence d’un véritable marché de l’occasion.

Le marché des véhicules électriques connaît non seulement une stagnation dans les ventes, mais aussi une inquiétante dépréciation de la valeur des véhicules d’occasion. Des modèles haut de gamme, tels que la Porsche Taycan ou la Tesla Model 3, peuvent perdre jusqu’à 50% de leur valeur en seulement un an. « C’est un phénomène alarmant » , souligne Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’observatoire CETELEM. « Acheter une voiture électrique aujourd’hui, c’est accepter un risque financier important. Cela freine beaucoup de ménages, surtout quand on considère que les modèles familiaux coûtent souvent plus de 40 000 euros.« 

Cette dépréciation rapide s’explique par plusieurs facteurs, dont l’évolution rapide de la technologie, qui rend les anciens modèles obsolètes, et la forte concurrence sur le marché des véhicules neufs. Les inquiétudes liées à l’autonomie limitée et au manque d’infrastructures de recharge ajoutent une couche supplémentaire d’incertitude pour les acheteurs.

Au-delà des préoccupations liées à la dépréciation, c’est l’accessibilité même des véhicules électriques qui pose problème. « La voiture électrique peut fonctionner pour tout le monde, à condition qu’elle soit accessible financièrement « , insiste Flavien Neuvy. Aujourd’hui, la majorité des ménages français trouvent les prix des véhicules électriques prohibitifs, d’autant plus que les coûts de l’électricité ont considérablement augmenté ces dernières années, créant un doute sur la rentabilité à long terme de ces véhicules.

Les voitures électriques sont un frein à la décarbonisation

François Gemenne, président de l’Alliance pour la Décarbonation de la Route et auteur principal du dernier rapport du GIEC, met en lumière un autre obstacle majeur : l’absence d’un véritable marché de l’occasion pour les véhicules électriques. « Cette absence freine considérablement la démocratisation des véhicules électriques« , explique-t-il. « Le recul des ventes est un problème sérieux pour la décarbonation de l’économie, car le secteur des transports reste le premier émetteur de CO2 en France.« 

Pour Danielle Attias, la transition vers une mobilité entièrement électrique d’ici 2035, telle que prévue par les objectifs européens, représente un défi colossal. « Passer de 1% des ventes en électrique en 2020 à 100% en 2035, c’est une transition extrêmement courte pour une industrie aussi lourde. Cela ne se fera pas sans conséquences, notamment sur l’emploi.« 

Les experts restent prudemment optimistes. À mesure que la technologie des batteries s’améliore et que l’infrastructure de recharge se développe, la situation pourrait se stabiliser. Les constructeurs affinent leurs modèles, et les mises à jour logicielles over-the-air, qui permettent d’améliorer les performances des véhicules longtemps après leur achat, pourraient aider à maintenir la valeur des voitures électriques sur le long terme.

Le marché des véhicules électriques en France traverse une période d’incertitude. Bien que leur adoption soit en nette progression par rapport à il y a quelques années, la stagnation des ventes et la dépréciation rapide de leur valeur sur le marché de l’occasion soulèvent de vraies questions.

Danielle Attias Voitures Électriques
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