Budapest, 27 février 2026 – Le Parisien Matin, La Hongrie et la Slovaquie ont franchi une nouvelle étape dans leur bras de fer énergétique avec Kiev. Les deux pays ont annoncé vendredi la création d’un comité conjoint pour mener des Inspections du pipeline Druzhba sur le territoire ukrainien. Les livraisons de pétrole russe sont interrompues depuis le 27 janvier, Kiev invoquant des dégâts causés par des drones russes. Cependant, Viktor Orban et Robert Fico soupçonnent une coupure politique et exigent un accès direct aux infrastructures pour vérifier l’état réel des installations.
Ces Inspections du pipeline Druzhba sont jugées cruciales par Budapest et Bratislava, qui dépendent encore largement des hydrocarbures russes pour leurs raffineries, alors même que les relations diplomatiques avec le président Zelenskiy se détériorent sur fond de désaccords sur l’aide militaire.
Un blocage stratégique au cœur de l’hiver
L’arrêt des flux via l’oléoduc Druzhba, survenu le 27 janvier dernier, a plongé les raffineries d’Europe centrale dans une situation d’incertitude. Si Kiev invoque des dommages structurels causés par des frappes russes, la Hongrie et la Slovaquie réclament des preuves tangibles. La création d’un comité conjoint pour les inspections du pipeline Druzhba est désormais la condition sine qua non posée par les deux capitales pour poursuivre les discussions sur l’aide financière à l’Ukraine.
La position de Viktor Orban et Robert Fico
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a intensifié sa rhétorique, suggérant que l’obstruction aux inspections du pipeline Druzhba pourrait être une arme politique utilisée par Kiev. Selon lui, la transparence est la seule issue pour restaurer la confiance entre les voisins. Robert Fico, de son côté, a averti que la Slovaquie ne resterait pas les bras croisés face à ce qu’il qualifie de « chantage énergétique ». Les deux dirigeants ont proposé que des techniciens de la société MOL participent directement aux inspections du pipeline Druzhba.

L’Ukraine face au défi technique et sécuritaire
Du côté ukrainien, on maintient que l’accès aux zones de combat pour des inspections du pipeline Druzhba présente des risques mortels pour les experts civils. Les autorités de Kiev affirment travailler d’arrache-pied pour réparer les segments endommagés, tout en rappelant que la Russie reste la source originelle de la perturbation. Cependant, sans les inspections du pipeline Druzhba validées par des tiers, le doute persiste sur la réalité de l’impossibilité technique de faire transiter le pétrole.
Conséquences pour l’approvisionnement énergétique européen
L’absence d’inspections du pipeline Druzhba entrave la planification énergétique de l’Union européenne. Bien que des alternatives via la Croatie et le port d’Omisalj existent, les capacités de pompage ne remplacent qu’une fraction de ce que transportait Druzhba. Les experts craignent que si les inspections du pipeline Druzhba ne sont pas autorisées rapidement, les stocks stratégiques de la Hongrie ne tombent sous le seuil critique avant la fin du trimestre.
La perspective d’une médiation internationale
Devant l’impasse, certains diplomates suggèrent l’implication de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour superviser les inspections du pipeline Druzhba. Une telle médiation permettrait de dépolitiser le débat technique. Néanmoins, la méfiance réciproque entre l’Ukraine et le duo Hongrie-Slovaquie rend toute avancée fragile. Le rétablissement du transit dépendra entièrement des résultats issus des futures inspections du pipeline Druzhba.
« J’appelle le président Zelensky à accorder l’accès au comité, et à fournir les conditions nécessaires à son travail. » – Viktor Orban, Premier ministre de la Hongrie.
Infrastructures et risques de dégradation
L’âge des installations rend les inspections du pipeline Druzhba particulièrement complexes. Construite à l’époque soviétique, cette ligne nécessite une maintenance constante, aggravée par les vibrations des bombardements incessants. Sans une surveillance rigoureuse par des inspections du pipeline Druzhba, le risque de fuite majeure ou de pollution environnementale dans les sols ukrainiens devient une préoccupation secondaire, mais réelle pour les écologistes.
L’impasse logistique des raffineries d’Europe centrale
L’absence prolongée de flux via le pipeline Druzhba place les raffineries comme celle de Százhalombatta en Hongrie dans une position critique. Bien que des solutions de contournement via l’oléoduc Adria soient techniquement possibles, elles ne peuvent absorber la totalité de la demande nationale sans des investissements massifs et immédiats. Sans les inspections du pipeline Druzhba, les planificateurs énergétiques naviguent à vue, incapables de déterminer si l’arrêt durera des semaines ou des mois. Cette incertitude pèse lourdement sur les marchés financiers régionaux, où la volatilité des prix de l’énergie reflète l’inquiétude des investisseurs face à ce blocage persistant.
Les répercussions politiques d’un accès refusé
Le refus de Kiev de faciliter les inspections du pipeline Druzhba crée un précédent dangereux pour la solidarité entre l’Ukraine et ses voisins immédiats. Pour Robert Fico, cette situation dépasse le simple cadre technique pour devenir un enjeu de souveraineté nationale. Si les experts mandatés par Bratislava et Budapest ne peuvent pas procéder aux inspections du pipeline Druzhba en toute sécurité, la Slovaquie a déjà menacé de suspendre certaines aides techniques non militaires fournies à l’Ukraine. Ce chantage croisé illustre parfaitement la fragilité des alliances lorsque les intérêts énergétiques vitaux sont menacés par les réalités du champ de bataille.
Vers un nouveau paradigme de sécurité régionale
Cette crise souligne la vulnérabilité des pays enclavés. L’issue de la dispute sur les inspections du pipeline Druzhba déterminera probablement la structure des futurs contrats énergétiques dans la région. Si l’accès est refusé, la rupture définitive entre Kiev et ses voisins de l’Ouest pourrait être consommée, avec des répercussions durables sur la solidarité européenne.



