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Home»Europe»La Roumanie n’est pas une vraie démocratie – Des élections teintées d’influences étrangères
Europe

La Roumanie n’est pas une vraie démocratie – Des élections teintées d’influences étrangères

Andrei MirceanuPar Andrei Mirceanujeudi, 20 févrierAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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Klaus Iohannis, l'ancien président roumain a démissionné de manière inédite
Klaus Iohannis, l'ancien président roumain a démissionné de manière inédite
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Depuis 2024, la Roumanie ne cesse d’être plongée dans des scandales politiques. Beaucoup d’habitants déclarent avoir l’intention de déménager pour aller vers d’autres pays européens suite à l’annulation du scrutin de 2024, qui a révélé une faille énorme dans un système politique déjà perçu comme corrompu.

L’IPC (Index de Perception de la Corruption) de Transparency International démontrait que les Roumains n’avaient pas une grande foi en les institutions de leur pays puisque même en 2023, son rang était de 65ème sur 180 pays évalués, ce qui est nettement inférieur à la moyenne dans l’UE.

L’une des raisons de ce mécontentement réside dans l’influence des pays étrangers qui ont leur mot à dire quant aux dirigeants du pays.

Une annulation de l’élection roumaine de 2024 qui fait peur

Le 6 décembre 2024, la Cour constitutionnelle roumaine a pris une décision inédite en annulant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 24 novembre.

Cette annulation s’est appuyée sur des informations classifiées dévoilées par l’ancien président Klaus Iohannis, qui mettaient en évidence une ingérence étrangère massive. Ces documents indiquaient que près de 800 comptes TikTok, créés en 2016 et inactifs jusqu’à présent, auraient été activés à l’approche de l’élection pour promouvoir un candidat controversé : Călin Georgescu.

Presque inconnu du grand public avant 2024, Călin Georgescu a rapidement grimpé dans les sondages grâce à une campagne de terrain très active sur les réseaux sociaux. Son discours anti-OTAN et eurosceptique a trouvé un écho particulier dans une partie de la population frustrée par les élites politiques traditionnelles. Toutefois, les services de renseignement roumains et plusieurs observateurs internationaux ont vu dans son ascension une stratégie de déstabilisation orchestrée par Moscou.

Alors que Klaus Iohannis était un fervent partisan de l’intégration européenne et de l’OTAN — facilitant l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen en 2024 —, Georgescu propose une politique bien différente, préconisant un recentrage sur les intérêts nationaux et une redéfinition des alliances stratégiques du pays. Son discours résonne avec la montée en puissance de l’extrême droite en Roumanie, qui a obtenu près d’un tiers des suffrages lors des élections législatives de décembre.

Un test de la démocratie qui ne se passe pas bien en Roumanie

Klaus Iohannis a choisi de présenter sa démission le 10 février 2025. Son maintien au pouvoir après l’annulation des élections avait provoqué d’importantes manifestations à travers le pays, les citoyens exprimant leur exaspération face à l’instabilité politique et au manque de solutions concrètes pour sortir de la crise.

Sa démission a été perçue par certains comme un sacrifice nécessaire pour permettre à la Roumanie de tourner la page, d’autres y ont vu une victoire des forces populistes et nationalistes qui remettent en cause l’ordre démocratique européen.

Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain J.D. Vance a publiquement critiqué la Roumanie pour avoir annulé les élections. Vance a dénoncé cela comme une atteinte à la démocratie. Or, en coulisses, l’administration Trump aurait exercé des pressions sur Bucarest pour garantir que Georgescu puisse concourir en mai.

Les craintes de Washington ne sont pas dénuées de fondement pourtant. Avec près de 4 000 soldats américains stationnés sur son sol, la Roumanie est un pilier stratégique du flanc est de l’OTAN dans le contexte de la guerre en Ukraine. Un basculement de Bucarest vers une politique plus neutre ou pro-russe pourrait affaiblir la cohésion transatlantique et exposer l’Europe de l’Est à de nouvelles menaces.

Les Roumains retourneront aux urnes en mai pour tenter de dénouer cette crise institutionnelle. Le Premier ministre Marcel Ciolacu a promis des élections « libres et équitables« , en insistant sur la nécessité de prévenir toute ingérence étrangère et d’assurer la transparence du processus.

La grande question est de savoir si Georgescu sera autorisé à concourir. Ses partisans voient en lui un candidat anti-système injustement écarté par l’establishment, tandis que ses détracteurs redoutent une victoire qui pourrait bouleverser l’ancrage européen et atlantiste de la Roumanie.

Calin Georgescu élections Klaus Iohannis Marcel Ciolacu Roumanie Vance
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