Rome, Italie, 07 février 2026 – Le Parisien Matin, Conseil de paix de Trump est le projet diplomatique au cœur des tensions actuelles entre Rome et Washington. Le gouvernement italien a officiellement fait savoir qu’il ne pourrait pas rejoindre cet organe controversé récemment lancé par le président des États-Unis. Bien que la Première ministre Giorgia Meloni ait maintenu une relation de travail étroite avec l’administration américaine, Rome invoque des obstacles juridiques insurmontables liés à la Constitution italienne pour justifier ce refus. Cette décision marque une étape significative, soulignant les limites de l’influence de la Maison-Blanche sur ses alliés européens face à une structure jugée incompatible avec le droit national.
L’article 11 de la Constitution au cœur du débat
L’exécutif italien s’appuie principalement sur l’article 11 de sa Loi fondamentale pour motiver son impossibilité d’adhérer au Conseil de paix de Trump. Ce texte stipule que l’Italie peut accepter des limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui assure la paix et la justice entre les nations, mais uniquement à condition d’égalité avec les autres États. Or, le statut actuel de cette instance, tel que conçu par Washington, accorderait une préséance structurelle et un pouvoir de décision quasi exclusif au président des États-Unis.
Une structure de gouvernance mondiale qui inquiète Rome
Le Conseil de paix de Trump ne se contente pas de viser une résolution rapide des conflits actuels ; il ambitionne de devenir une instance de médiation mondiale permanente. Le fait que le président américain en soit le dirigeant principal et dispose d’un droit de regard discrétionnaire sur les membres permanents a suscité une vive méfiance. Pour Rome, ce modèle s’apparente davantage à une direction unilatérale qu’à une véritable coopération internationale. L’Italie craint que ce Conseil de paix de Trump ne vienne affaiblir les institutions existantes comme les Nations Unies.
« Nous ne pouvons pas participer au Board of Peace parce qu’il existe une limite constitutionnelle. C’est insurmontable d’un point de vue juridique. » – Antonio Tajani, Ministre italien des Affaires étrangères
L’alignement avec les positions de l’Allemagne et de l’Europe
La décision de l’Italie concernant le Conseil de paix de Trump n’est pas isolée sur le continent européen. Lors d’un récent sommet à Rome, les dirigeants italiens et allemands ont affiché un front uni sur cette question. Tout comme l’Italie, l’Allemagne a cité des motifs constitutionnels pour décliner l’invitation. Les deux plus grandes économies de l’Europe continentale s’accordent sur le fait que l’adhésion au Conseil de paix de Trump ne peut se faire au prix d’un renoncement aux principes démocratiques de gouvernance partagée.
L’enjeu financier et la question de la souveraineté déléguée
Le coût d’entrée financier pour devenir un membre permanent du Conseil de paix de Trump représente un autre point de friction majeur pour le Trésor italien. Pour Rome, engager des fonds publics dans une structure comme le Conseil de paix de Trump, dont elle ne contrôlerait pas les orientations stratégiques, est politiquement indéfendable. Dans un contexte de rigueur budgétaire, le gouvernement Meloni préfère allouer ses ressources à des missions bilatérales spécifiques plutôt que de financer cette instance dont la légitimité juridique reste à prouver.

Les relations entre Meloni et Trump mises à l’épreuve
Ce refus d’intégrer le Conseil de paix de Trump constitue un test de maturité pour la relation entre Giorgia Meloni et Donald Trump. Jusqu’ici, la dirigeante italienne avait réussi l’équilibre délicat d’être une alliée fidèle tout en restant ancrée dans le projet européen. En disant non au Conseil de paix de Trump, elle montre que son pragmatisme national prime sur les affinités idéologiques. Cette posture vise à protéger ses arrières sur la scène intérieure, où l’attachement au respect strict de la Constitution est une priorité absolue.
Le constitutionalisme italien comme rempart face au Conseil de paix de Trump
En invoquant sa Loi fondamentale pour décliner l’offre américaine, l’Italie pose un acte politique fort sur la nature de la coopération internationale. Cette décision souligne que la structure de l’État de droit reste une limite infranchissable face aux ambitions de leadership personnalisé portées par le Conseil de paix de Trump. Le cas italien démontre que la solidité des institutions peut agir comme un filtre nécessaire, garantissant que les initiatives de paix mondiales ne se transforment pas en instruments d’hégémonie au détriment de l’égalité souveraine des nations représentées ou non dans le Conseil de paix de Trump.
L’héritage diplomatique italien face aux nouveaux modèles de médiation
Historiquement, l’Italie a toujours privilégié le cadre multilatéral de l’OTAN et de l’ONU pour ses interventions extérieures, une tradition née des décombres de la Seconde Guerre mondiale. Le refus d’intégrer le Conseil de paix de Trump s’inscrit dans cette volonté de ne pas revenir à une diplomatie de blocs ou de personnalités. Contrairement aux accords de Dayton ou aux pactes bilatéraux du XXe siècle, ce Conseil de paix de Trump impose une structure permanente hors traités, ce qui choque la culture juridique latine. Cette résistance italienne pourrait inciter d’autres nations méditerranéennes à exiger une réforme profonde du Conseil de paix de Trump avant toute validation diplomatique.


