Paris, 9 mars 2026 – Le Parisien Matin, Malgré les frappes massives des États-Unis et d’Israël en juin dernier, le cœur de la Capacité nucléaire de l’Iran bat encore sous les montagnes d’Ispahan. Rafael Grossi, chef de l’AIEA, a révélé ce lundi à Paris qu’environ 200 kg d’uranium enrichi à 60 % un seuil proche de la qualité militaire seraient toujours stockés dans un complexe de tunnels souterrains. Si l’administration Trump affirmait avoir « oblitéré » le programme, les faits sont têtus : Ispahan semble être le seul site à avoir résisté aux bombardements.
Avec un stock total estimé à 440 kg avant le conflit, Téhéran posséderait encore de quoi produire l’explosif nécessaire à 10 armes nucléaires. Un constat glacial alors que les inspecteurs internationaux sont toujours interdits d’accès aux sites bombardés.
Les stocks d’uranium à 60 % sous haute surveillance
Le complexe souterrain d’Ispahan est aujourd’hui le point focal des services de renseignement mondiaux. Selon les dernières déclarations de Rafael Grossi, une part majeure de l’uranium enrichi à 60 % est toujours entreposée dans ces tunnels. Cette capacité nucléaire de l’Iran à conserver des matières fissiles de haut niveau, malgré des campagnes de bombardements intensives en juin dernier et plus récemment en mars 2026, inquiète les chancelleries occidentales.
« Nous pensons qu’Isfahan disposait, lors de notre dernière inspection, d’un peu plus de 200 kg, peut-être un peu plus, d’uranium à 60 % », a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, aux journalistes à Paris.
Résilience des infrastructures souterraines d’Ispahan
Le choix d’Ispahan comme centre de stockage n’est pas fortuit. Contrairement aux sites de Natanz ou de Fordow, qui ont subi des dommages structurels massifs, les tunnels d’Ispahan ont démontré une résilience surprenante. Les frappes de précision menées par les forces américaines et israéliennes ont ciblé les entrées et les systèmes de ventilation, mais la capacité nucléaire de l’Iran repose sur des installations enfouies si profondément que les stocks semblent être restés intacts.
« Ce que nous croyons, c’est qu’Ispahan possédait jusqu’à notre dernière inspection un peu plus de 200 kg d’uranium à 60 % », a précisé Rafael Grossi. Cette déclaration confirme que la capacité nucléaire de l’Iran n’a pas été « oblitérée » comme l’avaient affirmé certaines sources politiques l’été dernier. L’imagerie satellite montre une activité constante autour des décombres, suggérant que Téhéran tente de sécuriser ou de déplacer ces actifs précieux.
Absence d’accès pour les inspecteurs de l’AIEA
Le grand défi de 2026 reste l’aveuglement partiel de la communauté internationale. Depuis les attaques de juin 2025, l’accès physique aux sites endommagés est interdit aux inspecteurs onusiens. Cette rupture de la continuité de la surveillance rend l’évaluation de la capacité nucléaire de l’Iran particulièrement complexe. L’agence doit se baser sur des modèles mathématiques et des renseignements indirects pour estimer les stocks restants.
L’Iran justifie cette restriction par l’état de guerre de fait qui règne sur son territoire. Pour les diplomates à Vienne, ce manque de transparence suggère que la capacité nucléaire de l’Iran pourrait être utilisée comme un levier de négociation ultime dans un futur accord de cessez-le-feu. Sans accès direct, le risque de détournement de matériel vers des sites clandestins ne peut être totalement exclu.

Les réserves d’uranium d’Ispahan modifient les cartes mondiales des risques
Vers une opération au sol pour sécuriser l’uranium
La persistance de ces stocks hautement enrichis alimente les rumeurs d’une escalade militaire sans précédent. Des rapports récents indiquent que l’administration américaine et ses alliés envisageraient des opérations spéciales pour « extraire » ou détruire physiquement les canisters d’uranium. Une telle action viserait à neutraliser définitivement la capacité nucléaire de l’Iran avant que la matière ne soit convertie en métal pour des ogives.
Cependant, une intervention au sol à Ispahan comporterait des risques radiologiques et politiques immenses. La capacité nucléaire de l’Iran est protégée par des unités d’élite, et toute incursion pourrait déclencher un embrasement régional total. En attendant, la surveillance par drones et satellites est permanente, guettant le moindre mouvement suspect de camions ou de personnel spécialisé autour du complexe.
Enjeux géopolitiques et équilibre des forces
L’année 2026 marque un tournant où la diplomatie semble à bout de souffle. La capacité nucléaire de l’Iran est devenue l’argument central justifiant le maintien d’une présence militaire massive dans le Golfe. Pour Israël, la présence de 200 kg d’uranium à 60 % à Ispahan est une menace existentielle immédiate. Pour Téhéran, c’est l’assurance-vie d’un régime acculé.
La communauté internationale observe avec anxiété cette partie d’échecs nucléaire. La capacité nucléaire de l’Iran n’est plus seulement une question de centrifugeuses, mais une question de contrôle physique de la matière déjà produite. Si les tunnels d’Ispahan devaient être définitivement scellés ou leur contenu évacué, l’équilibre des forces au Moyen-Orient en serait transformé pour les décennies à venir.


