Téhéran, 28 février 2026 – Le Parisien Matin, Dans une lettre officielle adressée au Secrétaire général de l’ONU, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a durci le ton. Invoquant l’article 51 de la Charte des Nations Unies, Téhéran affirme que toutes les bases, installations et actifs des forces « hostiles » dans la région sont désormais considérés comme des Cibles militaires légitimes. Cette déclaration fait suite aux frappes aériennes massives menées par les USA et Israël, que l’Iran qualifie d’agression armée illégale.
Le régime prévient qu’il utilisera toutes ses capacités défensives pour riposter de manière « décisive et sans délai ». En désignant ainsi des Cibles militaires légitimes à travers tout le Moyen-Orient, l’Iran légitime par avance des attaques contre les troupes américaines en Irak, en Syrie et dans le Golfe, plongeant la Brüssel Diplomatie dans une inquiétude profonde quant à la sécurité des ressortissants européens.
Une interprétation stricte de la Charte des Nations Unies
Le cœur de l’argumentation iranienne repose sur la violation de l’Article 2, Paragraphe 4, de la Charte de l’ONU. Selon le ministre Araghchi, les actions menées par les forces de la coalition et l’aviation israélienne sont des exemples flagrants d’agression armée. En réponse, l’Iran affirme que l’identification de cibles militaires légitimes est une mesure nécessaire pour restaurer la dissuasion et protéger l’intégrité territoriale du pays.
Le ministre souligne que « l’Iran exercera son droit à l’autodéfense de manière décisive et sans délai jusqu’à ce que l’agression soit complètement et inconditionnellement stoppée », une citation rapportée par l’agence de presse IRIB et attribuée directement à Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne toujours en fonction.
Cette position est soutenue par l’Article 51, qui autorise un État membre à répondre par la force s’il est victime d’une attaque armée, justifiant ainsi le ciblage de cibles militaires légitimes impliquées dans l’offensive.
La portée régionale des menaces de Téhéran
L’avertissement ne s’adresse pas seulement aux puissances étrangères, mais aussi aux pays voisins hébergeant des contingents militaires. En déclarant que les avoirs hostiles sont des cibles militaires légitimes, l’Iran exerce une pression psychologique et diplomatique sur les capitales régionales. La République islamique insiste sur le fait que toute base utilisée pour lancer des attaques perd son statut protégé et devient un objectif de guerre.
Les experts en géopolitique notent que cette rhétorique vise à fragmenter le soutien logistique dont bénéficient les États-Unis dans le Golfe. Si chaque centre de commandement est classé parmi les cibles militaires légitimes, les risques pour les pays hôtes deviennent insupportables. Cette stratégie de « défense par la menace » est destinée à créer une zone tampon virtuelle autour des frontières iraniennes, où aucune activité militaire hostile ne pourrait être tolérée sans une réponse immédiate.
Capacités de frappe et réalité opérationnelle
Sur le plan technique, l’Iran a considérablement modernisé son arsenal de missiles balistiques et de drones au cours des dernières années. L’annonce concernant les cibles militaires légitimes s’appuie sur une capacité réelle de projection de force. Les forces armées iraniennes disposent de coordonnées précises pour des centaines de sites à travers la région, garantissant que la menace n’est pas purement symbolique.
L’utilisation du terme cibles militaires légitimes permet également à Téhéran de communiquer avec sa propre population, montrant que le régime reste fort face à l’adversité. En cadrant la réponse sous l’angle du droit international, l’Iran espère minimiser les critiques mondiales en cas de représailles effectives. La doctrine de défense iranienne stipule que l’utilisation de toutes les capacités nécessaires est désormais autorisée pour protéger les intérêts nationaux contre les forces considérées comme hostiles.

Impact sur les flux énergétiques et l’économie mondiale
Une telle déclaration en 2026 a des répercussions immédiates sur les marchés mondiaux. La simple mention de cibles militaires légitimes à proximité des détroits stratégiques fait grimper le prix du baril de pétrole. Les investisseurs craignent qu’un conflit direct n’entraîne la fermeture de routes maritimes essentielles ou la destruction d’infrastructures énergétiques majeures si celles-ci venaient à être intégrées dans la liste des objectifs militaires.
Vers une confrontation directe ou une médiation
Malgré la fermeté des propos, certains analystes voient dans cette missive une ultime tentative de forcer une médiation internationale. En listant des cibles militaires légitimes, l’Iran place le Conseil de sécurité devant ses responsabilités. L’objectif est de pousser les Nations Unies à intervenir pour stopper les frappes aériennes avant que Téhéran ne se sente obligé de passer à l’acte.
Analyse de la symétrie tactique et de l’équilibre des forces
Cette nouvelle phase du conflit se caractérise par une recherche de symétrie tactique. Pour chaque attaque subie, l’Iran définit un équivalent parmi les cibles militaires légitimes de l’adversaire. Cette approche vise à démontrer que l’avantage technologique des États-Unis ou d’Israël peut être neutralisé par une détermination stratégique et une connaissance parfaite du terrain régional.
L’Iran insiste sur le fait qu’il n’est pas l’agresseur initial. En qualifiant les sites adverses de cibles militaires légitimes, il s’approprie le vocabulaire souvent utilisé par les puissances occidentales pour justifier leurs propres interventions. C’est une guerre de mots autant qu’une préparation à une guerre de haute intensité, où la légitimité perçue joue un rôle crucial dans le soutien des alliés régionaux.
Les implications pour la protection des populations civiles
L’une des préoccupations majeures liées à cette désignation concerne la proximité des installations militaires avec les centres urbains. En désignant des cibles militaires légitimes, l’Iran soulève indirectement la question des dommages collatéraux. Si des bases situées près de grandes villes sont attaquées, les conséquences humanitaires pourraient être désastreuses, ce qui compliquerait davantage le tableau juridique et moral de ce conflit.
Téhéran maintient que ses frappes seraient chirurgicales et dirigées uniquement contre les capacités de combat ennemies. Cependant, la réalité du champ de bataille moderne montre que la distinction entre zones civiles et cibles militaires légitimes est souvent ténue. Cette incertitude renforce le climat de peur qui pèse sur les populations civiles de toute la péninsule arabique et du Levant.


