Téhéran, 12 mars 2026 – Le Parisien Matin, Dans une déclaration défiante, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a confirmé que le Détroit d’Ormuz resterait fermé pour faire pression sur les États-Unis et Israël. Désormais, tout navire souhaitant transiter par cette zone stratégique doit impérativement se coordonner avec la marine iranienne. Le porte-parole des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, justifie cette mesure par la nécessité de maintenir la sécurité face à « l’insécurité créée par le régime sioniste ». Cette annonce a immédiatement fait bondir le prix du baril au-dessus des 100 $, ruinant les espoirs d’une résolution rapide du conflit et plaçant le commerce énergétique mondial sous la tutelle de Téhéran.
Nouvelles directives de navigation dans le Golfe
Le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, a précisé que cette mesure vise à garantir la stabilité régionale. Selon les rapports de l’agence Mehr, cette exigence de coordination avec la marine nationale est présentée comme une nécessité sécuritaire. L’Iran, possédant les plus longues côtes bordant le Détroit d’Ormuz, affirme assumer seul la protection de cette voie navigable stratégique depuis des décennies.
Pour les armateurs internationaux, cette directive change la donne. Le passage n’est plus seulement une route commerciale libre, mais une zone sous surveillance stricte.
« La sécurité du pays est liée à la sécurité de la région », a martelé Baghaei, justifiant ainsi le rôle accru de la marine dans le Détroit d’Ormuz.
Mojtaba Khamenei et le levier stratégique
Le successeur de son père défunt, Mojtaba Khamenei, a utilisé son premier discours officiel pour durcir le ton. Il a affirmé que le Détroit d’Ormuz servirait de levier de pression absolu contre les États-Unis et Israël. Cette posture belliqueuse marque un tournant dans la politique étrangère de Téhéran, transformant le transit maritime en un outil de négociation géopolitique direct.
Le Guide suprême a également exhorté les pays voisins à fermer les bases américaines sur leur sol. En liant la sécurité du Détroit d’Ormuz à la présence militaire étrangère, l’Iran place ses partenaires régionaux devant un dilemme sécuritaire majeur. La menace de fermeture totale du passage reste une option sur la table selon les dires du nouveau dirigeant.
Envolée des prix du pétrole au-dessus de 100 dollars
La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre. Dès l’annonce des restrictions dans le Détroit d’Ormuz, le baril de pétrole a bondi pour dépasser les 100 dollars. Cette volatilité reflète l’inquiétude des investisseurs face à une possible interruption prolongée des flux énergétiques mondiaux.
Chaque jour, environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole transite par le Détroit d’Ormuz. Une simple demande de coordination administrative suffit à augmenter les délais et les coûts d’assurance pour les flottes de tankers, pesant ainsi sur l’économie globale déjà sous tension en ce début d’année 2026.
Un défi au droit maritime international
Si Téhéran présente cette coordination comme une mesure de protection, la communauté internationale y voit une entrave à la liberté de navigation. Le Détroit d’Ormuz est régi par des conventions internationales garantissant le passage en transit. Toute velléité de contrôle unilatéral pourrait déclencher une réponse diplomatique ou militaire des puissances occidentales.
Esmaeil Baghaei a rétorqué que l’insécurité est le fruit des interventions extérieures. Selon lui, le Détroit d’Ormuz ne peut être sûr que si les forces régionales en assurent la gestion exclusive. Cette vision s’entrechoque frontalement avec les intérêts des nations importatrices d’énergie.
Risques pour le commerce mondial
La pérennité des échanges dépend désormais de la fluidité opérationnelle imposée par la marine iranienne. Si le Détroit d’Ormuz devient un point d’inspection systématique, les chaînes d’approvisionnement vers l’Asie et l’Europe connaîtront des ruptures critiques. Les analystes à Doubaï surveillent de près la mise en œuvre technique de cette coordination navale.
Pressions sur les bases militaires alliées
L’appel de Khamenei à expulser les forces américaines de la région ajoute une dimension militaire à la crise du Détroit d’Ormuz. En menaçant de cibler ces installations, l’Iran cherche à isoler ses adversaires et à sécuriser son hégémonie sur le passage maritime. Cette stratégie de « défense active » place le Détroit d’Ormuz au centre d’un échiquier mondial explosif.
Goulot d’étranglement de l’économie circulaire
La capacité de résilience des marchés dépendra de la diplomatie secrète entre les pays du Golfe et le nouveau leadership iranien. Le Détroit d’Ormuz demeure, par sa géographie et sa politique, le verrou le plus sensible du monde moderne, où la moindre étincelle peut embraser l’économie planétaire.



