Londres, 28 février 2026 – Le Parisien Matin, Le spectre d’un choc pétrolier mondial ressurgit ce samedi. L’agence britannique UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations) a annoncé avoir reçu plusieurs signalements de navires marchands faisant état d’une Fermeture Détroit d’Ormuz. Des messages diffusés via la fréquence radio maritime (Canal 16) par les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) auraient ordonné aux navires de ne plus s’engager dans ce passage stratégique. Si Londres précise ne pas pouvoir confirmer officiellement la fermeture totale à cette heure, de nombreux pétroliers ont déjà commencé à modifier leur trajectoire.
La Fermeture Détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la consommation mondiale de pétrole, constituerait la réponse la plus radicale de Téhéran aux USA et à Israël après les frappes de l’opération « Epic Fury ».
Signalements multiples de l’UKMTO
L’organisation UKMTO, qui sert de relais entre la marine royale et le secteur marchand, a déclaré avoir reçu « des rapports multiples provenant de navires opérant dans le Golfe ». Ces messages, captés par les systèmes de communication radio et satellite, évoquent explicitement une Fermeture Détroit d’Ormuz immédiate. L’absence de source officielle identifiée à l’origine de ces messages soulève des questions sur une possible cyber-attaque ou une campagne de désinformation visant à déstabiliser le trafic maritime dans l’un des passages les plus surveillés de la planète.
L’importance vitale du goulot d’étranglement
Le détroit reste le point de passage le plus critique pour l’économie mondiale. Toute velléité de Fermeture Détroit d’Ormuz menace directement l’exportation de plus de 20 % de la consommation mondiale de pétrole liquide. Situé entre l’Iran et Oman, ce bras de mer relie les producteurs géants comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït aux marchés asiatiques et européens. La simple évocation d’un blocage suffit à déclencher des protocoles de sécurité d’urgence pour les flottes de tankers qui transitent quotidiennement par ces eaux resserrées.
Silence des autorités régionales
Malgré l’agitation provoquée par les annonces britanniques, Téhéran n’a émis aucun communiqué officiel validant une Fermeture Détroit d’Ormuz. L’agence de presse Reuters souligne que les autorités iraniennes, qui contrôlent une grande partie de la rive nord du détroit, n’ont pas revendiqué d’exercices militaires ou de restrictions de navigation particulières. Ce silence radio alimente l’incertitude, car l’Iran a historiquement utilisé la menace de blocage du détroit comme un outil de pression diplomatique face aux sanctions occidentales.
Réaction des transporteurs maritimes
Les compagnies de transport maritime ont immédiatement réagi à la rumeur de Fermeture Détroit d’Ormuz en demandant à leurs équipages de renforcer la vigilance. Les primes d’assurance pour les navires traversant le golfe d’Oman pourraient subir une hausse drastique si la situation ne s’éclaircit pas dans les prochaines heures. Les commandants de bord sont invités à rester en contact permanent avec les forces de la coalition internationale présentes dans la région pour garantir la libre circulation des marchandises et la sécurité des marins.
Analyse de la sécurité énergétique
Une Fermeture Détroit d’Ormuz prolongée serait catastrophique pour les indices boursiers. Les experts en énergie rappellent que, contrairement à d’autres routes, il existe peu d’alternatives viables pour acheminer de tels volumes de brut et de gaz naturel liquéfié (GNL). Les oléoducs terrestres traversant l’Arabie saoudite ne peuvent absorber qu’une fraction du flux habituel. Par conséquent, la stabilité économique mondiale dépend directement de la capacité des puissances navales à empêcher toute obstruction physique de ce canal vital.

Enquête sur l’origine des messages
Les services de renseignement britanniques et alliés tentent actuellement de tracer l’origine des signaux indiquant une Fermeture Détroit d’Ormuz. Il n’est pas exclu que ces messages fassent partie d’une opération de guerre électronique.
« L’intégrité des communications maritimes est le socle de la sécurité globale ; toute interférence dans le Détroit d’Ormuz doit être neutralisée avec la plus grande fermeté », déclare l’amiral Sir Ben Key, l’actuel First Sea Lord de la Royal Navy.
Cette déclaration souligne la gravité avec laquelle Londres traite ces incidents, même non confirmés.
Impact géopolitique global
La menace d’une Fermeture Détroit d’Ormuz intervient dans un contexte de tensions régionales exacerbées. Les équilibres entre les puissances du Golfe sont fragiles, et le détroit sert souvent de baromètre aux relations internationales. Une perturbation, même temporaire, nécessite une coordination internationale sans faille pour éviter une escalade militaire. Les États-Unis, via leur Cinquième Flotte basée à Bahreïn, ont également intensifié leurs patrouilles aériennes pour vérifier l’état des couloirs de navigation.
Surveillance technologique accrue
Face au risque de Fermeture Détroit d’Ormuz, les technologies de surveillance satellite et les drones maritimes sont déployés massivement. Ces outils permettent une vision en temps réel du trafic, rendant difficile toute action clandestine de grande envergure. Néanmoins, la configuration géographique du détroit, avec ses îles et ses zones d’eaux territoriales imbriquées, offre de nombreuses cachettes pour des actions de harcèlement asymétrique qui pourraient entraver le passage des super-pétroliers.
Vers une résolution diplomatique
L’objectif actuel de la communauté internationale est d’éviter que la rumeur de Fermeture Détroit d’Ormuz ne se transforme en une crise auto-réalisatrice. Des canaux diplomatiques secrets seraient déjà activés pour obtenir des garanties de la part de tous les pays riverains sur le respect du droit international de la mer (Convention de Montego Bay). La libre navigation reste un principe non négociable pour les grandes puissances importatrices, notamment la Chine et l’Inde, qui sont les premières destinations du pétrole transitant par Ormuz.


