Washington, 9 mars 2026 – Le Parisien Matin, Moins de dix jours après l’élimination d’Ali Khamenei par les frappes américano-israéliennes, la République Islamique a choisi son successeur, mais Washington n’est pas d’humeur à la diplomatie. Donald Trump a qualifié de « grosse erreur » la nomination de Mojtaba Khamenei comme le nouveau guide suprême de l’Iran. Interrogé par NBC News, le président américain a balayé d’un revers de main la légitimité du fils du défunt leader, le qualifiant de « poids plume ». Alors que le nouveau guide suprême de l’Iran tente de stabiliser un régime aux abois, Trump a jeté un nouveau froid glacial : il n’exclut pas de « saisir » le pétrole iranien.
Pour la Maison-Blanche, ce changement de tête à Téhéran ne change rien à l’objectif final, mais renforce au contraire l’idée d’un régime à bout de souffle qui s’accroche à une lignée déchue.
Une nomination sous le feu des missiles
L’Assemblée des Experts a confirmé dimanche soir que le nouveau guide suprême de l’Iran serait Mojtaba Khamenei. Cette décision intervient après une semaine d’incertitude et de réunions perturbées par des raids aériens sur la capitale iranienne. Âgé de 56 ans, le fils du défunt leader n’avait jamais occupé de fonction officielle au sein du gouvernement, bien qu’il ait exercé une influence considérable dans l’ombre au cours des deux dernières décennies.
Donald Trump conteste la légitimité du leader
La réaction de la Maison-Blanche a été immédiate et cinglante. Lors d’une interview accordée à NBC News, le président Donald Trump a qualifié cette nomination de « grave erreur ». Il a ouvertement remis en question la pérennité du pouvoir de Mojtaba Khamenei, affirmant que le nouveau guide suprême de l’Iran n’était qu’un « poids plume » incapable de diriger le pays dans la tourmente actuelle.
L’ombre de la dynastie sur la République
Historiquement, la République islamique s’est construite sur le rejet de la monarchie héréditaire des Pahlavi. En élevant le fils au rang de père, le régime prend le risque de s’aliéner une partie de sa base cléricale et populaire. Le nouveau guide suprême de l’Iran doit désormais faire face à des critiques internes qui voient dans ce choix une trahison des principes fondamentaux de la révolution.
Pourquoi le nouveau dirigeant iranien change la donne mondiale
Menaces sur les infrastructures pétrolières
Au-delà des questions de succession, le conflit prend une tournure économique alarmante. Donald Trump a évoqué la possibilité de saisir les ressources pétrolières iraniennes si le régime ne se plie pas aux exigences de Washington. Pour le nouveau guide suprême de l’Iran, la gestion de cette menace est le premier test de son autorité. Une saisie des actifs pétroliers priverait Téhéran de ses derniers moyens de financement, étranglant définitivement une économie déjà dévastée par des années de sanctions.
Le défi de la reconnaissance internationale
Alors que l’Iran tente de projeter une image de force, l’isolement diplomatique de Mojtaba Khamenei est quasi total. À l’exception de quelques alliés traditionnels, peu de nations ont envoyé des messages de félicitations. Le nouveau guide suprême de l’Iran hérite d’un pays dont les infrastructures de défense sont largement entamées et dont le ciel est dominé par l’aviation alliée.
Une instabilité régionale sans précédent
Le Liban, la Syrie et le Yémen sont également suspendus aux premières décisions que prendra le nouveau guide suprême de l’Iran. Si Mojtaba décide de maintenir le financement des proxies malgré les frappes sur le sol iranien, la guerre pourrait s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient, provoquant une crise énergétique mondiale.
Les prochaines 48 heures seront déterminantes. Si les frappes américaines se poursuivent sur les centres de commandement de Téhéran, la capacité de Mojtaba Khamenei à exercer son pouvoir sera mise à rude épreuve. Pour Trump, l’objectif est clair : s’assurer que le nouveau guide suprême de l’Iran comprenne que les règles du jeu ont changé depuis le 28 février.
La survie du régime face à l’exigence de reddition
Malgré les menaces, les médias d’État iraniens tentent de mobiliser la population autour de leur nouveau chef. Des images de manifestations de soutien à Téhéran sont diffusées en boucle, montrant une nation unie derrière le nouveau guide suprême de l’Iran. Pourtant, sous la surface, les services de renseignement occidentaux rapportent des signes de défection au sein même des forces de sécurité.



