Téhéran, 8 mars 2026 – Le Parisien Matin, Sous un ciel noirci par la fumée des dépôts de carburant en flammes, l’Iran s’apprête à changer de visage. Selon l’Ayatollah Hosseinali Eshkevari, membre de l’Assemblée des experts, le vote pour le Nouveau guide suprême de l’Iran a eu lieu et les résultats seront « annoncés bientôt ». Sans surprise, le nom de Mojtaba Khamenei, fils de l’actuel Guide, circule avec insistance. Ce clerc radical, qui contrôle d’importants réseaux financiers et sécuritaires, succéderait à son père dans un climat de guerre totale. Cependant, ce choix dynastique risque de se heurter à la fureur de Donald Trump, qui exige d’avoir son mot à dire sur le profil du futur dirigeant.
Alors qu’Israël poursuit l’élimination des hauts responsables iraniens, la nomination du Nouveau guide suprême de l’Iran apparaît comme l’ultime rempart d’un régime qui joue sa survie.
Une élection sous haute tension à l’Assemblée des Experts
L’annonce a été faite par l’Ayatollah Hosseinali Eshkevari, membre influent de l’Assemblée des Experts, l’organe constitutionnel chargé de nommer le chef de l’État. Selon ses déclarations, le vote a déjà eu lieu dans le plus grand secret. Bien que le nom n’ait pas été officiellement proclamé par les canaux d’État habituels, tout indique que le Nouveau guide suprême de l’Iran sera Mojtaba Khamenei, le deuxième fils de l’actuel dirigeant.
« Le nom de Khamenei continuera », a affirmé l’Ayatollah Eshkevari dans une vidéo publiée par les médias locaux, confirmant ainsi la pérennité de la lignée.
Le profil de Mojtaba Khamenei et la continuité du pouvoir
Mojtaba Khamenei n’est pas un inconnu dans les couloirs du pouvoir à Téhéran. Depuis deux décennies, il a tissé des liens étroits avec les Gardiens de la révolution (IRGC) et gère une partie des vastes réseaux financiers du bureau du Guide. En devenant le Nouveau guide suprême de l’Iran, il assurerait une transition sans rupture idéologique avec la ligne tracée par son père depuis 1989.
Les analystes soulignent que sa proximité avec l’appareil militaire est son plus grand atout. Dans un pays pratiquement en état de guerre, le Nouveau guide suprême de l’Iran doit impérativement commander le respect des forces armées pour maintenir la cohésion nationale.
Réactions internationales et menaces israéliennes
L’État hébreu a réagi quasi instantanément à ces rumeurs de succession. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a prévenu que tout changement de direction ne modifierait pas la stratégie de défense d’Israël. La nomination du Nouveau guide suprême de l’Iran intervient alors que des sites stratégiques près de Téhéran sont toujours la cible de bombardements intensifs.
Aux États-Unis, l’administration Trump a exprimé son scepticisme, rappelant que Washington ne reconnaîtrait pas une succession qu’elle juge non démocratique. Les tensions sur le dossier nucléaire ajoutent une couche de complexité à l’arrivée du Nouveau guide suprême de l’Iran sur la scène mondiale.
L’impact sur les monarchies du Golfe
L’onde de choc se fait ressentir jusqu’en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Les récentes attaques de drones attribuées à Téhéran ont mis les défenses aériennes de la région en état d’alerte maximale. Pour ces pays, le visage du Nouveau guide suprême de l’Iran est synonyme de la direction que prendra la diplomatie régionale : soit vers une désescalade nécessaire, soit vers un embrasement total.
Les défis économiques et sociaux d’une nouvelle ère
Au-delà de la géopolitique, le Nouveau guide suprême de l’Iran devra faire face à une économie exsangue. Les sanctions internationales, couplées aux récentes destructions de dépôts de carburant, ont provoqué une inflation galopante. La population iranienne, dont une partie réclame des réformes sociales, observe cette transition avec une profonde incertitude.

La structure du pouvoir religieux
L’Assemblée des Experts compte 88 membres, tous des clercs spécialisés dans la jurisprudence islamique. Le fait que le processus de désignation du Nouveau guide suprême de l’Iran ait été accéléré suggère une urgence liée à l’état de santé d’Ali Khamenei ou à la nécessité de stabiliser le commandement militaire en pleine crise.
La position de la Russie et de la Chine
Moscou et Pékin, alliés stratégiques de Téhéran, ont gardé une position prudente. Pour ces puissances, la stabilité du Nouveau guide suprême de l’Iran est essentielle pour garantir la sécurité des routes commerciales eurasiennes. Des délégations de haut niveau pourraient se rendre à Téhéran dès l’officialisation du nom pour cimenter les accords de défense mutuelle.
Un tournant pour le Liban et le Hezbollah
Le réseau des alliés régionaux de l’Iran, souvent appelé l’Axe de la Résistance, attend également ses ordres. Le Hezbollah libanais, actuellement engagé dans des combats féroces, compte sur le soutien logistique et financier que le Nouveau guide suprême de l’Iran décidera d’allouer ou non dans les prochains mois.
Perspectives sur la sécurité nucléaire
L’un des dossiers les plus brûlants pour le Nouveau guide suprême de l’Iran reste le programme nucléaire. Avec les menaces d’interventions spéciales américano-israéliennes sur les sites d’enrichissement, la nouvelle direction devra décider si elle accélère vers l’arme atomique comme ultime garantie de survie ou si elle utilise ce levier pour obtenir un cessez-le-feu durable.
Le rôle occulte du renseignement
Derrière l’annonce officielle du Nouveau guide suprême de l’Iran, se joue une guerre de l’ombre au sein même des services de renseignement. Des sources indiquent que le passage de témoin à Mojtaba Khamenei a été sécurisé par une purge préventive au sein du ministère du Renseignement (MOIS), visant à écarter toute voix dissidente favorable à une ouverture vers l’Occident.


