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Moyen-Orient

Qui sont les premières dames du monde arabe ?

Lea Abi SaadPar Lea Abi Saadlundi, 16 marsAucun commentaire6 Min Temps de lecture
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La Sheikh Fatima bint Mubarak
La Sheikh Fatima bint Mubarak
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La femme arabe est souvent réduite à une série de stéréotypes, comme l’explique la scénariste Adila Bennedjaï-Zou dans son documentaire Heureuse comme une Arabe en France. Soit elle est décrite comme fidèle à sa famille et à sa religion, mais incapable de faire un pas sans l’approbation de son mari ; soit elle est présentée comme une figure libérée d’une oppression supposée infernale, poursuivant une mission presque sacrée pour « sauver » celles qui lui ressemblent. L’expression même de « femme arabe » évoque souvent l’image d’une femme voilée d’un hijab ou drapée dans une burqa noire.

Cette figure de la femme arabe continue d’être instrumentalisée dans de nombreux récits idéologiques. Pourtant, ces représentations ignorent souvent l’existence de certaines figures publiques, comme les épouses de dirigeants du monde arabe, dont l’image et l’influence contribuent parfois à bousculer ces perceptions.

Les femmes derrière les émirs

Dans les pays du Golfe, l’image typique des femmes arabes parées d’or et enveloppées dans de somptueuses abayas est souvent associée aux épouses des cheikhs et des émirs.

Aux Émirats arabes unis, cette figure demeure emblématique depuis la fondation du pays en 1971. La Sheikha Fatima bint Mubarak Al Ketbi, troisième épouse du fondateur des Émirats arabes unis, est encore aujourd’hui surnommée la « mère de la nation » émiratie. Elle a soutenu l’émancipation des femmes dans plusieurs domaines de la société, en présidant diverses institutions telles que le Conseil suprême de la maternité et de l’enfance ou encore l’Académie féminine Fatima bint Mubarak à Abou Dhabi, destinée aux athlètes.

La mort de son mari en 2004 et l’accession au pouvoir de son fils n’ont pas interrompu ses engagements. En 2021, elle a lancé un Plan d’action national, le premier du genre dans un pays du Conseil de coopération du Golfe, visant à promouvoir la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la protection des femmes dans les zones de conflit.

Pour elle, il est important « de soutenir les organisations humanitaires aux niveaux régional et mondial afin de promouvoir le travail des femmes et de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie dans le cadre de la construction de sociétés sûres et stables ». Tout comme les Émirats arabes unis cherchent à s’imposer comme un acteur majeur sur la scène internationale du Golfe, la Sheikha Fatima demeure, malgré son âge avancé, une figure importante de la promotion du rôle des femmes dans la société.

Mais c’est peut-être Moza bint Nasser, l’une des épouses de l’ancien émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, dont la présence internationale incarne le plus cette influence. Comme Sheikha Fatima, elle accorde une importance particulière à l’éducation. Elle s’est engagée dans ce domaine à travers la Qatar Foundation pour l’éducation, la science et le développement communautaire, qu’elle a contribué à développer, ainsi que par ses activités auprès de l’UNESCO.

Au-delà de l’éducation, elle est également reconnue pour son influence dans certains domaines de la politique intérieure et internationale du Qatar. En 2007, elle a fondé l’initiative Silatech, un projet visant à créer des opportunités d’emploi pour les jeunes dans le monde arabe en soutenant la formation professionnelle et l’entrepreneuriat. Elle a également occupé le poste de vice-présidente du Conseil suprême de la santé du Qatar entre 2009 et 2014.

Sa présence dans les forums internationaux lui a valu plusieurs distinctions à l’étranger, notamment aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. Elle s’engage également sur des questions humanitaires : en 2024, elle publie une tribune dans Le Point consacrée au conflit entre Israël et Gaza, mettant en avant les conséquences humaines de la guerre.

Son style et son élégance ont également contribué à sa notoriété internationale. Le magazine Vanity Fair l’a notamment distinguée dans sa liste des personnalités les plus élégantes en 2011 et en 2015, confirmant sa capacité à conjuguer influence, engagement et visibilité internationale.

L’influence des premières dames au Levant

La reine de Jordanie, Rania Al-Yassin, apparaît régulièrement dans les médias pour son style et sa présence publique. Son histoire personnelle a souvent attiré l’attention : son mariage avec le roi Abdallah II a parfois été présenté comme une véritable histoire de conte de fées.

« Être reine, c’est surcôté », confiait-elle lors d’une interview avec l’animatrice américaine Oprah Winfrey. Pourtant, la reine Rania a progressivement utilisé sa position pour développer une présence active dans la société jordanienne et sur la scène internationale.

Elle est coprésidente de l’Université arabe ouverte, un réseau universitaire multinational à but non lucratif disposant de campus dans plusieurs pays arabes. Elle siège également au conseil d’administration du Forum économique mondial et a été nommée première Éminente défenseure des enfants pour l’UNICEF.

Le magazine Forbes l’a classée à plusieurs reprises parmi les cent femmes les plus puissantes au monde, notamment pour son engagement en faveur de l’éducation, du dialogue interculturel et du développement social. Elle s’investit particulièrement dans les questions liées au dialogue entre cultures et religions, qu’elle considère comme essentielles pour favoriser une meilleure coopération internationale.

Par ailleurs, elle est également l’autrice de plusieurs livres pour enfants, dont certains visent à promouvoir la tolérance et la compréhension des différences culturelles.

Au Liban, Nehmat Aoun, épouse de l’ancien président Michel Aoun, s’est également engagée dans diverses initiatives sociales. Avant l’élection de son mari à la présidence en 2016, elle travaillait dans le domaine des relations publiques. Durant le mandat présidentiel de Michel Aoun, elle a utilisé sa visibilité pour attirer l’attention sur plusieurs questions sociales et humanitaires touchant la société libanaise.

Elle a notamment participé à des initiatives liées à l’éducation et à la protection sociale, et a dirigé une délégation libanaise à New York lors de la 69ᵉ session de la Commission des Nations unies sur la condition de la femme.

Dans une interview accordée à Vogue Arabia en octobre 2025, où elle apparaissait en couverture vêtue de créations de designers libanais, elle évoquait ses espoirs pour l’avenir du pays. « Notre force réside dans notre unité, dans les valeurs que nous partageons et dans notre amour indéfectible pour le Liban », déclarait-elle, insistant sur l’importance de la solidarité nationale.

Moza bint Nasser Première dame Sheikha Fatima
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