Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
samedi, 14 mars Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»Politique»Paris : des familles entières dorment sur le parvis de l’Hôtel de Ville
Politique

Paris : des familles entières dorment sur le parvis de l’Hôtel de Ville

Elizabeth Dos SantosPar Elizabeth Dos Santosvendredi, 08 aoûtMise à jour:vendredi, 08 aoûtAucun commentaire3 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
L'Hôtel de Ville de Paris
L'Hôtel de Ville de Paris
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

En plein cœur de l’été, alors que la plupart des Parisiens et des touristes profitent de la douceur des soirées d’août, plus de deux cents personnes dorment à même le sol devant l’Hôtel de Ville de Paris. Couvertures de survie, matelas gonflables à moitié dégonflés, sacs de couchage… le décor choque autant qu’il interpelle. Parmi elles, près de 90 enfants, certains en très bas âge, ainsi que des femmes enceintes.

Depuis mardi soir, elles sont là, installées sur le parvis. L’initiative revient à l’association Utopia 56, qui vient en aide aux personnes migrantes et aux sans-abris. Le but : forcer les autorités à voir la réalité en face et à agir.

Nathan Lequeux, coordinateur pour Utopia 56, décrit la situation d’une voix lasse : « Chaque soir, de nouvelles familles arrivent, souvent avec encore plus d’enfants. Elles ont épuisé toutes leurs solutions. » Le nombre de personnes présentes a déjà grimpé à 250.

Des nuits glaciales au cœur de l’été

À première vue, dormir dehors en août pourrait sembler moins pénible qu’en plein hiver. Mais la réalité est toute autre. Les nuits sont fraîches, et l’humidité imprègne les corps. Abigael, 14 ans, raconte sa première nuit passée sur place :
« Il faisait tellement froid que je ne trouve pas les mots. On s’est collés les uns aux autres pour se réchauffer un peu. »
Certains ont la chance de s’enrouler dans une couette en laine, d’autres se contentent d’une couverture de survie. Le sol dur, les bruits de la ville et le passage incessant des curieux empêchent tout repos véritable.

Mercredi matin, la colère a éclaté : « On veut un logement ! Zéro enfant dans la rue ! » criaient plusieurs parents. Les visages sont marqués par la fatigue, mais la détermination est là.

L’été, une période particulièrement dure

Utopia 56 le constate chaque année : les mois d’été aggravent les difficultés. Les structures d’accueil ferment les unes après les autres, faute de personnel ou parce que les bâtiments utilisés sont des écoles et des gymnases, réquisitionnés seulement en hiver. Les services publics tournent au ralenti, les bénévoles partent en congés, et l’offre d’hébergement d’urgence se réduit comme peau de chagrin.

Pour Azaratou, jeune maman, la situation est devenue insoutenable. Elle berce son nourrisson, visiblement épuisée :
« Un bébé qui dort dehors, ce n’est pas normal. Il a pleuré toute la nuit. Depuis novembre 2024, on est dans cette situation. Il tombe malade encore et encore. »

Trouver une solution et très vite

La Ville de Paris a tenu à rappeler qu’elle ouvre, toute l’année, des centres pour héberger des familles à la rue. Plus de 1 000 personnes sont actuellement hébergées dans des lieux municipaux transformés pour cet usage, en plus de plus de 3 000 autres prises en charge par des dispositifs classiques. Mais la mairie insiste : la responsabilité première revient à l’État.

Pour Yann Manzi, cofondateur d’Utopia 56, l’urgence est ailleurs : « Les morts à la rue, c’est l’été. Avec la chaleur et la déshydratation, tout peut basculer en quelques heures. Si l’État réquisitionnait les bâtiments vides et les bureaux inoccupés, il n’y aurait plus personne dehors. »

Hôtel de ville migrants sans-abris SDF
Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleTravail et vie privée, tout a changé!
Next Article Israël donne son feu vert pour prendre Gaza Ville

Related Posts

Politique

Peut‑on faire confiance aux sondages politiques ? Un statisticien nous donne les clés pour les décrypter

jeudi, 12 mars
Politique

Perpignan: Un duel entre Mélenchon et Bardella

dimanche, 01 mars
Politique

Municipales 2026 : l’extinction nocturne de l’éclairage augmente‑t‑elle vraiment la délinquance ?

dimanche, 01 mars

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.