Donald Trump, a affirmé ce mardi que l’Iran et Israël étaient parvenus à un accord qui prévoit l’arrêt complet des hostilités. Pourtant, à cette heure, aucune confirmation officielle ne provient directement de Téhéran ou de Jérusalem, ce qui laisse planer de nombreuses interrogations sur la réalité de cet accord.
Un cessez-le-feu annoncé sans confirmation directe
Depuis la Maison-Blanche, Donald Trump s’est exprimé avec assurance.
Les deux pays ennemis ont consenti à cesser le feu sans conditions supplémentaires. Il a précisé que ce cessez-le-feu serait progressif : l’Iran devant suspendre ses opérations en premier, suivi par Israël une demi-journée plus tard. L’annonce s’est accompagnée d’un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a exhorté les deux parties à respecter cette décision, allant jusqu’à écrire : « Veuillez ne pas le violer ! ».
Pourtant, alors que ces propos se voulaient rassurants, des tirs de missiles signalés par les autorités israéliennes ont eu lieu au moment même où la trêve devait débuter. L’Iran, de son côté, nie fermement avoir lancé ces projectiles, accusant Israël de diffuser des informations mensongères.
Le Kremlin s’est dit satisfait, il espérait que cette suspension des combats soit durable. La Chine a appelé à la reprise de discussions diplomatiques pour parvenir à une solution par le dialogue.
En Europe, les responsables politiques ont insisté sur la nécessité d’éviter un nouvel embrasement dans la région, qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour des millions de personnes.
La France, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, reconnaît la position américaine et invite les deux camps à s’engager sur la voie de l’apaisement.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, dit que seule une solution négociée pourra stabiliser durablement le Moyen-Orient.
Une trêve qui peine à s’imposer sur le terrain
Du côté israélien, les autorités ont fait savoir qu’elles avaient accepté la proposition des États-Unis mais se réservent le droit de répondre « avec force » à toute attaque. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a donné l’ordre de préparer des frappes ciblées contre des sites sensibles à Téhéran en cas de nouvelle provocation.
L’Iran, quant à lui, revendique un succès. Selon son Conseil de sécurité nationale, la République islamique aurait contraint Israël à cesser unilatéralement ses opérations, ce qu’il présente comme une victoire stratégique. Dans un communiqué, les dirigeants iraniens ont mis en garde : le pays reste en état d’alerte et prêt à réagir sévèrement à la moindre agression.
L’annonce d’un arrêt des hostilités a eu des répercussions visibles sur les marchés financiers. Les places boursières européennes ont démarré la journée en forte hausse, rassurées par la perspective d’un apaisement dans une région dont la stabilité est cruciale pour l’économie mondiale. Paris, Francfort et Milan ont enregistré des gains notables dès les premiers échanges.
Le prix du pétrole, déjà en forte baisse la veille, a continué de reculer. Le baril de Brent est descendu sous la barre des 68 dollars, confirmant la tendance amorcée depuis les premières attaques israéliennes sur les sites nucléaires iraniens. Ce recul reflète l’optimisme prudent des investisseurs, qui espèrent que les tensions ne s’aggraveront pas.
Depuis le début des combats, déclenchés par une offensive israélienne sur des installations nucléaires iraniennes, les pertes se sont accumulées.
Israël, grâce à ses systèmes d’alerte et à ses abris, a limité les pertes civiles à une centaine de morts. L’Iran, en revanche, a payé un tribut bien plus lourd, avec des centaines de victimes, dont plusieurs hauts responsables militaires. Les dégâts matériels sont considérables des deux côtés, et les populations vivent dans la peur d’un nouvel embrasement.


