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Home»Économie»Pétrole : l’OPEP+ veut regagner du terrain en augmentant sa production
Économie

Pétrole : l’OPEP+ veut regagner du terrain en augmentant sa production

Andrei MirceanuPar Andrei Mirceanulundi, 04 aoûtMise à jour:lundi, 04 aoûtAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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La production de pétrole reprend assez vite.
La production de pétrole reprend assez vite.
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Depuis avril, les pays producteurs de pétrole de l’OPEP+ ont clairement fait savoir qu’ils voulaient reprendre leur place sur l’échiquier mondial du brut. Leur nouvelle décision annoncée ce dimanche ne laisse plus de doute : en septembre 2025, la production va grimper de 547 000 barils par jour par rapport au mois précédent. Cette annonce, résultat d’une réunion virtuelle entre les ministres de l’énergie de huit pays, marque la suite logique d’un plan de reconquête amorcé il y a quelques mois.

Jusqu’ici, le groupe avait opté pour des coupes drastiques afin de contrer la chute des prix du pétrole. Depuis la flambée du brut à 120 dollars le baril en 2022, juste après le début de la guerre en Ukraine, les cours s’étaient lentement effondrés jusqu’à plafonner autour de 70 dollars ces dernières semaines. Pour enrayer cette baisse, l’OPEP+ avait alors choisi de fermer progressivement le robinet. L’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman avaient réduit leur production totale de 2,2 millions de barils par jour.

Un retour en force des producteurs de pétrole

L’organisation l’avait prévu en décembre 2024 : à partir du 1er avril 2025, les restrictions seraient levées progressivement. Le planning est même en avance. 2,2 millions de barils quotidiens retirés du marché ont été réintégrés progressivement, puis s’ajoutent 300 000 barils supplémentaires attribués aux Émirats arabes unis. Prévue sur plus d’un an, la remise en circulation de ces volumes se fait en fait à un rythme plus soutenu.

En remettant davantage de pétrole sur le marché, l’OPEP+ espère regagner une part de la clientèle qu’elle a perdue ces derniers temps au profit des États-Unis et de nouveaux producteurs africains. Chaque jour, la planète consomme en moyenne 100 millions de barils. L’augmentation annoncée par l’OPEP+ ne représente donc que 0,6 % de cette consommation mondiale, mais c’est suffisant pour faire passer un message clair : les grands producteurs veulent être au centre du jeu.

Des marchés plutôt sereins

D’après Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, les prix intègrent déjà cette annonce depuis plusieurs semaines. Les investisseurs sont donc prêts. Le Brent reste autour des 70 dollars, un seuil qui semble aujourd’hui stable, sans grandes fluctuations à attendre dans l’immédiat. Cela pourrait même avoir un petit effet positif à la pompe : en France, le litre de gazole est à 1,62 euro, et celui d’essence à 1,66 euro. Ces tarifs restent parmi les plus bas de ces cinq dernières années.

D’autres hausses pourraient être mises en pause si la demande mondiale ralentit ou si l’offre devient trop abondante. Warren Patterson, de la banque ING, anticipe une stabilisation de la production après cette phase de reprise.

L’équilibre, toujours difficile à trouver

Entre avril et juin, l’augmentation réelle de la production était d’ailleurs restée en dessous des quotas annoncés. Cela montre la prudence du groupe, qui ne veut pas inonder le marché au risque de faire chuter les prix.

L’Arabie saoudite a besoin de revenus stables pour financer ses projets de modernisation. Dépendante du pétrole, elle ne peut pas se permettre une baisse durable des recettes.

Les experts prévoient même un excédent de pétrole sur le marché à partir du dernier trimestre 2025. Pour éviter que l’offre ne dépasse trop la demande, l’OPEP+ devra ajuster finement ses décisions. Un vrai numéro d’équilibriste.

Le président américain Donald Trump a récemment menacé la Russie de nouvelles sanctions si elle ne retire pas ses troupes d’Ukraine. Il a même évoqué des taxes élevées sur les pays qui continuent d’acheter du pétrole russe. L’Inde, qui importe 1,6 million de barils russes par jour, est directement visée.

Pour l’OPEP+, ces menaces peuvent bouleverser les équilibres. Selon Staunovo, il n’y aura d’ajustement majeur que si les exportations sont vraiment perturbées.

Les ministres se retrouveront d’ailleurs le 7 septembre pour évaluer la situation. Quant aux 22 membres de l’OPEP+, ils ont rendez-vous en novembre pour discuter du sort des 3,7 millions de barils encore bloqués.

baril Inde pétrole Russie
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