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Économie

Alternance : « C’est devenu une vraie galère »

Katherine FritzPar Katherine Fritzmardi, 12 aoûtMise à jour:mardi, 12 aoûtAucun commentaire3 Min Temps de lecture
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Un jeune alternant et son employeur dans un atelier.
Un jeune alternant et son employeur dans un atelier.
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Chaque été, c’est le même scénario : des dizaines de milliers d’étudiants se lancent dans la chasse à l’alternance. Ils espèrent décrocher le contrat qui leur permettra de valider leur diplôme tout en mettant un pied dans le monde professionnel. Sauf que cette année, la course est plus rude que jamais. Les aides sont réduites, la concurrence est accrue et les exigences en baisse. Donc beaucoup finissent par employer des méthodes originales pour se faire remarquer.

La recherche d’alternance est la nouvelle chasse aux oeufs de Pâques

Une étude de l’Apec publiée en mars recense que 67 % des étudiants du supérieur affirment avoir eu du mal à trouver une entreprise d’accueil.

Un jeune homme aperçu le mois dernier à La Défense a eu une idée originale pour se démarquer : pancarte à la main, il affichait en public sa recherche désespérée, après avoir envoyé plus de 800 candidatures restées sans réponse. Une image qui a circulé dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Mathis Brohan, étudiant en communication digitale à Orléans, lui aussi a misé sur une approche rigolote. Après des mois de recherches infructueuses, il décide de s’afficher directement dans les rues : grandes affiches avec sa photo, ses coordonnées et un QR code renvoyant vers ses compétences.

« J’avais déjà essayé LinkedIn, avec une vidéo de présentation. Ça avait un peu marché, mais pas assez. Alors j’ai voulu tenter quelque chose de plus marquant »

Sa démarche a été relayée des dizaines de fois sur LinkedIn, prouvant que, parfois, un peu de culot peut déclencher des opportunités.

Le coup de frein des aides à l’embauche

La situation est tellement grave qu’elle requiert beaucoup d’audace et un peu d’argent et c’est aussi parce que l’État a décidé de réduire les aides accordées aux employeurs. À partir de 2025, l’objectif est d’économiser 1,2 milliard d’euros. Pour les grandes entreprises, la prime à l’embauche d’alternants est passée de 6 000 à 2 000 euros. Les PME, elles, touchent désormais 5 000 euros au lieu de 6 000.

Pour Eric Gras, expert du marché de l’emploi chez Indeed, cela change tout :

« Les grandes entreprises peuvent absorber cette baisse sans trop de difficulté. Mais pour les structures intermédiaires ou plus petites, ça devient vite un obstacle : elles prennent moins d’alternants, voire plus du tout. »

En clair, les jeunes se retrouvent face à un marché qui se rétrécit, alors même que leur nombre reste élevé : plus de 800 000 alternants sont recensés en 2025.

Moins d’exigences, plus de candidatures… pas toujours efficaces

L’Apec révèle que 66 % des étudiants ont élargi leurs critères : accepter un poste loin de leur domaine, ou dans une autre région, devient courant. Mais cette ouverture ne rime pas toujours avec succès : envoyer des candidatures mal ciblées, juste pour « faire du volume », peut au contraire nuire à la démarche.

Eric Gras recommande de mieux préparer le terrain :

« Avant même de chercher une alternance, il faut vérifier que l’école est reconnue et qu’elle dispose d’un vrai réseau d’entreprises partenaires. »

Autre conseil : ne pas se limiter aux annonces « alternance ». Observer les offres d’emploi classiques permet de repérer les entreprises qui recrutent et d’anticiper leurs besoins.

La période de recherche joue un rôle important. Beaucoup commencent trop tard, alors qu’un démarrage anticipé peut faire la différence. De plus, certains mois sont paradoxalement favorables : quand la majorité des étudiants a déjà signé ailleurs, la concurrence baisse et les recruteurs, plus disponibles, peuvent se montrer attentifs à des candidatures bien construites.

alternance Emploi
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