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Home»Politique»Le 10 septembre se prépare à bloquer la France : qui appelle à la grève, où et pourquoi
Politique

Le 10 septembre se prépare à bloquer la France : qui appelle à la grève, où et pourquoi

Felipe DiazPar Felipe Diazmardi, 02 septembreMise à jour:mardi, 02 septembreAucun commentaire6 Min Temps de lecture
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Un blocage d'ampleur se prépare le 10 septembre
Un blocage d'ampleur se prépare le 10 septembre
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La rentrée sociale risque d’être animée. Des appels à la grève pour le mercredi 10 septembre se multiplient et se répandent dans de nombreux secteurs : transports, éducation, santé, industrie, services publics et aéroports. Le mouvement, parti d’un collectif citoyen baptisé « Bloquons Tout », a trouvé un écho chez plusieurs syndicats. La journée pourrait donc provoquer des perturbations importantes pour les usagers et les administrations, et donner le rythme d’une rude période de mobilisation pour la suite du mois.

D’où vient l’appel et qui le relaie ?

L’origine du mouvement est civique : des internautes et collectifs ont lancé un appel sur les réseaux sociaux pour « bloquer » le pays contre le projet de budget 2026. Rapidement, des syndicats ont choisi de soutenir ces initiatives. La CGT et Solidaires ont publiquement annoncé leur engagement pour faire du 10 septembre « une première étape réussie », tandis que d’autres organisations ont préféré garder leurs distances, dénonçant les méthodes employées ou certains discours présents sur les réseaux.

L’intersyndicale, réunie fin août, a pris la décision de ne pas s’associer officiellement au mouvement du 10 septembre, mais elle a décrété une journée nationale de mobilisation pour le 18 septembre. Cette suite possible rend la période particulièrement incertaine : la rentrée politique et sociale risque de s’enliser en plusieurs vagues.

Transports: trains, avions, routes… la panne possible

Le ferroviaire est l’un des premiers secteurs touchés. Sud-Rail a appelé dès le 21 août à « faire grève massivement » et à « tout bloquer dans le ferroviaire » le 10 septembre. La CGT-Cheminots indique qu’une décision sera prise début septembre, tandis que l’UNSA-Ferroviaire étudie encore la participation. Si l’appel est suivi, les liaisons régionales et nationales subiront des annulations, retards et restrictions de circulation.

Dans les aéroports, Sud Aérien et la CGT Air France ont appelé à une journée d’action. Les contrôleurs aériens, qui ont déjà annoncé un mouvement pour le 18 septembre, peuvent amplifier les perturbations en cas de coordination des dates. Pour les voyageurs, cela signifie annulations de vols, files d’attente rallongées et incertitudes sur les correspondances.

Sur les routes, des actions ciblées, des barrages locaux ou des opérations escargot sont possibles. Les routiers n’ont pas été les plus visibles dans les appels initiaux, mais des blocages ponctuels restent dans le champ des possibles.

Éducation : professeurs, lycéens et mobilisation durable possible

L’école est un autre front important. Des syndicats de l’enseignement ont décidé de participer au mouvement : SUD éducation, le SNES-FSU, et certaines fédérations du FSU appellent à la grève et à des actions dans les établissements. Le syndicat lycéen USL a appelé au blocage des lycées pour construire la mobilisation dans la durée. Les syndicats parlent d’une journée protéiforme, qui rassemblerait des revendications diverses mais convergentes sur le pouvoir d’achat, les services publics et la justice fiscale.

Les déclarations des syndicats laissent entendre que la mobilisation scolaire pourrait dépasser le 10 septembre : des journées de grève ciblées fin septembre sont déjà évoquées, ce qui laisse présager un calendrier de protestations étalé.

Hôpitaux et santé : l’alerte est donnée

Dans la santé, l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP) voit ses syndicats — CGT, FO, CFTC, Unsa et SUD Santé — se préparer à des assemblées générales dès la fin août et à un préavis couvrant le début du mois de septembre. Le secteur hospitalier pourrait donc connaître des perturbations sur les consultations, l’activité programmée et certains services non urgents. Les syndicats réclament des effectifs supplémentaires, une revalorisation des salaires et des moyens pour garantir la sécurité des patients.

Les pharmaciens ont, pour leur part, annoncé la fermeture massive de certaines officines le 18 septembre et des fermetures régulières les samedis à partir du 27 septembre, ce qui complique l’accès aux ordonnances pour une partie de la population.

Industrie, énergie, chimie : la base inquiète les pouvoirs publics

Plusieurs branches industrielles ont appelé à la mobilisation. La fédération Mines-Énergie de la CGT a lancé un mouvement dès le 2 septembre, avec des rassemblements prévus sur des sites sensibles. La branche chimie met en avant les salaires, la suppression des jours de carence et la protection sociale. Des arrêts de production localisés ou des mouvements de faiblesse d’approvisionnement sont possibles, selon la participation des salariés.

Fonction publique : la CGT porte le fer les 10 et 18 septembre

La CGT Fonction publique a appelé à « tout bloquer » les 10 et 18 septembre, invitant les agents d’État, territoriaux et hospitaliers à la grève. La confédération veut faire de ces journées un moment fort pour défendre les services publics et s’opposer aux mesures d’austérité contenues dans le projet budgétaire. FO a confirmé sa mobilisation pour le 18 septembre et doit se prononcer le 10. La CFDT a choisi de ne pas s’associer au 10 septembre, mais a déposé un préavis pour le 18, où elle entend être pleinement présente.

Ces appels pèsent lourd : la fonction publique française compte environ 5,8 millions d’agents : 2,5 millions dans la fonction d’État, 1,9 million dans la fonction hospitalière et 1,3 million dans la territoriale, ce qui donne à ces journées une capacité de perturbation très réelle.

Taxis, services et autres : qui reste à l’écart ?

Les taxis, qui avaient envisagé une action, ont finalement reporté leur mobilisation initiale et refusent de se joindre au blocage du 10 septembre, estimant que leurs revendications diffèrent de celles du mouvement national. Les fédérations jugent préférable de concentrer leurs forces à un autre moment.

Numérique et réseaux : la grève se prolonge en ligne

Au-delà des piquets et des manifestations, la mobilisation prend une tournure numérique. Une campagne baptisée #10SeptembreSansCB propose de ne pas utiliser la carte bancaire pendant un mois pour « reprendre le contrôle de l’argent ». Les chiffres circulant sur les réseaux sont exagérés, mais l’idée a pris : des appels à payer en liquide se multiplient. Si l’action était massive , hypothèse peu probable à très grande échelle , elle ferait perdre des recettes aux établissements bancaires et perturberait des commerces habitués au paiement électronique.

10 septembre CGT grève
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