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Politique

La Gen Z indonésienne manifeste

Arpan RachmanPar Arpan Rachmanvendredi, 03 octobreMise à jour:vendredi, 03 octobreAucun commentaire5 Min Temps de lecture
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Des jeunes de la Gen Z manifestent en Indonésie
Des jeunes de la Gen Z manifestent en Indonésie
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De récentes manifestations en Indonésie ont vu une forte présence d’activistes de la génération Z, rejoignant ouvriers et étudiants dans les rues de Jakarta.

Leurs frustrations portent sur les augmentations de salaires jugées extravagantes pour les législateurs et sur la hausse des impôts. La participation enthousiaste et les voix distinctives des jeunes manifestants de la génération Z sont devenues une caractéristique marquante de ce mouvement.

Les tensions ont culminé lorsqu’un chauffeur-livreur est mort, écrasé par un véhicule de police, poussant les manifestants de la génération Z et d’autres à une confrontation plus directe avec les autorités. Le mouvement s’est étendu au-delà de Jakarta, avec des villes de tout le pays où des biens publics ont été incendiés et des bâtiments saccagés, alors que de jeunes activistes rejoignaient d’autres citoyens pour exprimer un chagrin et une colère collectifs.

Ces manifestations, marquées par la forte implication des jeunes, ont fait 10 morts. Les événements ont suscité l’inquiétude internationale, y compris un appel des Nations unies à enquêter sur les abus présumés des forces de sécurité. Des observateurs ont souligné l’importance de protéger la liberté d’expression et de réunion pacifique, en particulier pour la jeune génération indonésienne.

Le Parisien Matin a parlé avec deux figures de la société civile indonésienne :

  • Titi Anggraini, membre de l’association Perludem (Association pour les élections et la démocratie) et enseignante de droit constitutionnel à l’Université d’Indonésie
  • Sandyawan Sumardi, travailleur humanitaire et membre de l’Académie de Jakarta depuis six ans

« Le Parlement est déconnecté du peuple » – Titi Anggraini

En tant que membre de la société civile, je considère les manifestations de la fin août comme une condamnation claire de l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins du peuple. Ces protestations sont une affirmation vigoureuse des droits constitutionnels et une demande directe : le gouvernement doit défendre les valeurs démocratiques.

Plusieurs éléments ressortent dans la manière dont les institutions de l’État ont réagi. Le Parlement et les partis politiques semblent détachés du public. Beaucoup de responsables se sont montrés sur la défensive et n’ont pas reconnu leurs erreurs.

Le Parlement et les partis devraient représenter les aspirations des citoyens, pas alimenter la frustration. Certains ont présenté des excuses et promis des changements, mais ces promesses ne se traduisent pas par des actes concrets, comme l’adoption de nouvelles réglementations ou politiques. Une véritable représentation exige plus que des mots.

Le gouvernement, quant à lui, perçoit souvent les protestations populaires surtout comme un problème d’ordre public potentiel, plutôt que comme un apport explicite à la réforme politique. Cela suggère un dialogue limité qui, autrement, pourrait servir de pont entre l’État et les citoyens. Parfois, la relation du gouvernement avec le public apparaît descendante, imposée d’en haut.

La police et l’armée doivent garantir la sécurité sans intimider ni réprimer. Elles devraient protéger le droit des citoyens à s’exprimer. En pratique, les résultats sont loin de cet idéal. Détenir des manifestants sans en informer pleinement le public soulève des inquiétudes sur la transparence et la responsabilité des forces de l’ordre.

La longévité de ce mouvement repose sur une mobilisation sans faille et sur l’unité des protestataires. Si les autorités continuent d’ignorer leurs revendications, de nouvelles protestations, peut-être plus intenses, sont inévitables. Seules des réformes substantielles et un dialogue authentique de la part de l’État peuvent éviter cette escalade ; des gestes creux ne suffiront pas.

« Le fossé entre citoyens et gouvernement alimente la colère » – Sandyawan Sumardi

J’ai été témoin de manifestations, d’émeutes et de violences à la fin août, qui ont fait des victimes. Dans 13 villes à travers l’Indonésie, des bâtiments des Conseils régionaux des représentants du peuple et des commissariats de police ont été incendiés.

Je pense que le gouvernement a gravement mal interprété la réalité vécue par les jeunes, en particulier ceux de la génération Z, y compris leurs usages des réseaux sociaux et les dynamiques liées aux algorithmes des mouvements. Cette réalité s’est propagée jusqu’au Népal et dans plusieurs autres pays. Les manifestations se sont amplifiées précisément grâce aux réseaux sociaux et à la participation publique via les téléphones portables. Ce schéma est désormais observable partout.

Au cœur de l’agitation se trouve le fossé croissant entre l’expérience réelle des citoyens et les récits du gouvernement. Ce décalage — plus que la simple colère publique ou la corruption — est le moteur fondamental de l’agitation et de l’érosion de la confiance.

En lien avec ce problème, il est clair que les institutions résistent aux changements réels. L’exemple de la législation bloquée sur la confiscation des biens liés à la corruption suscite des doutes sur l’efficacité de la police et de l’armée, ainsi que sur le manque de volonté politique. Les porte-parole officiels rejettent ces revendications, ce qui révèle une réticence systémique à s’attaquer à la corruption.

Le fossé persistant entre les besoins du public et les actions des autorités empêche toute réforme efficace. Tant que ce décalage existera, un changement durable sera impossible, quel que soit le succès isolé de certaines politiques.

Malgré les difficultés et les frustrations, mon principe fondamental est la non-violence active. Je ne soutiens pas les violences comme les incendies de bâtiments, les pillages ou les meurtres, même si je peux comprendre ceux qui y sont poussés par l’injustice. Je ne peux pas approuver ces réactions violentes, mais je comprends leur contexte émotionnel.

Parce que je m’engage pour la non-violence active, je crois que notre réponse à ce fossé systémique doit être unifiée et pacifique. Éviter les divisions et la violence préserve notre légitimité et renforce notre appel à traiter la question centrale : le fossé entre le pouvoir et le peuple.

Nous devons rester attentifs à la consolidation du pouvoir. Les autorités contrôlent déjà les ressources financières. Les récents événements dans le monde montrent que les mouvements de masse peuvent contraindre les gouvernements. L’Indonésie observe et apprend de ces exemples.

Gen Z Indonésie
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