Gaza/Tel Aviv, 28 février 2026 – Le Parisien Matin, Dans le sillage des frappes aériennes contre l’Iran, l’agence israélienne de coordination (COGAT) a annoncé la fermeture de la bande de Gaza jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure drastique inclut le point de passage de Rafah, verrouillant totalement l’accès au territoire. Si les autorités israéliennes affirment que cette fermeture de la bande de Gaza n’aura « aucun effet » sur la situation humanitaire, les ONG sur place tirent déjà la sonnette d’alarme. La rotation du personnel humanitaire est suspendue et des milliers de civils en attente d’évacuation médicale urgente se retrouvent pris au piège.
Alors que l’Instabilité au Moyen-Orient s’intensifie, cette fermeture de la bande de Gaza aggrave une crise déjà critique, le flux de camions d’aide étant déjà bien en dessous des seuils vitaux depuis octobre.
Une mesure de sécurité aux conséquences immédiates
La fermeture de la bande de Gaza n’est pas seulement une barrière physique, c’est un arrêt brutal des espoirs de milliers de civils. Le COGAT a précisé que des « ajustements de sécurité nécessaires » ont été implémentés, gelant de fait la rotation du personnel humanitaire international. Cette mesure, bien que présentée comme temporaire, réactive les craintes d’un blocus total similaire à celui de 2024. Les analystes soulignent que cette restriction intervient au moment même où les agences de l’ONU tentaient de mettre en œuvre un plan de reconstruction d’urgence.
Le point de passage de Rafah totalement paralysé
Situé à la frontière égyptienne, le point de passage de Rafah est l’épicentre de cette crise. La fermeture de la bande de Gaza via ce corridor coupe l’unique voie d’évacuation pour les patients gravement malades. Selon les rapports locaux, plus de 20 000 personnes sont actuellement en attente d’un transfert médical vers l’Égypte ou les Émirats Arabes Unis. Le blocage actuel réduit à néant les efforts diplomatiques qui avaient permis une réouverture partielle au début de l’année.
Une réponse aux tensions avec Téhéran
Israël justifie ces restrictions par la nécessité de prévenir toute menace d’infiltration ou de transport d’armement dans le sillage des frappes aériennes récentes. En imposant la fermeture de la bande de Gaza, le gouvernement israélien cherche à sécuriser son flanc sud. Cependant, cette stratégie de « sécurité d’abord » est vivement critiquée par la communauté internationale, qui y voit une punition collective pour une population déjà exsangue après deux années de conflit intense.
L’aide humanitaire dans l’impasse
Malgré les affirmations du COGAT selon lesquelles les stocks actuels suffiraient pour une période prolongée, les organisations sur place tirent la sonnette d’alarme. La fermeture de la bande de Gaza empêche l’entrée de camions transportant des pièces de rechange essentielles pour les systèmes de pompage d’eau et de traitement des eaux usées. Sans flux constant, les infrastructures critiques risquent de s’effondrer en quelques jours, provoquant une nouvelle vague de maladies hydriques.

Un témoignage direct sur l’urgence enfantine
L’impact sur les plus jeunes est dévastateur. James Elder, porte-parole de l’UNICEF, a exprimé son désarroi face à cette situation :
« Dans un contexte où chaque minute compte pour la survie des enfants, la fermeture des points de passage transforme une situation déjà précaire en une tragédie évitable. »
Cette déclaration met en lumière le coût humain direct de la fermeture de la bande de Gaza, où près de la moitié de la population a moins de 18 ans et dépend quasi exclusivement de l’assistance extérieure pour son éducation et sa santé.
Les évacuations médicales suspendues sine die
Pour les familles dont les membres souffrent de pathologies lourdes comme le cancer ou des traumatismes de guerre, la fermeture de la bande de Gaza est synonyme de condamnation. Les ambulances qui se pressaient aux portes de Rafah ont reçu l’ordre de faire demi-tour. Le manque de coordination entre l’OMS et les autorités militaires israéliennes, cité comme motif technique, masque une réalité politique beaucoup plus complexe.
Risques d’effondrement du système de santé local
Les hôpitaux de l’enclave fonctionnent déjà à 300 % de leur capacité. La fermeture de la bande de Gaza signifie qu’aucun nouveau stock de fournitures médicales « à double usage » ne pourra entrer. Des produits aussi basiques que les anesthésiants ou les fils de suture sont désormais rationnés. Si le verrouillage persiste, les chirurgiens seront contraints de pratiquer des opérations vitales sans les outils appropriés, aggravant le bilan humain.
La pression internationale s’intensifie
À Washington et à Bruxelles, les appels à la réouverture des frontières se multiplient. Les diplomates insistent sur le fait que la fermeture de la bande de Gaza contrevient aux clauses humanitaires du plan global de fin de conflit. La suspension des visas pour le personnel de 37 ONG internationales, prévue pour le 1er mars, vient s’ajouter à ce tableau sombre, menaçant de laisser le territoire sans aide professionnelle extérieure.
Logistique de crise et stocks alimentaires
Le COGAT maintient que 300 000 palettes de fret ont été livrées depuis octobre, affirmant que cela couvre largement les besoins caloriques. Cependant, la fermeture de la bande de Gaza crée un problème de distribution interne. Sans carburant, les denrées alimentaires restent bloquées dans les entrepôts proches de la frontière, ne parvenant pas aux populations déplacées dans le nord du territoire.
Perspectives de réouverture en question
Nul ne sait combien de temps durera la fermeture de la bande de Gaza. Les sources militaires suggèrent que tout dépendra de l’évolution de la situation sur le front nord et des réponses iraniennes. En attendant, les habitants de Gaza restent prisonniers d’une géopolitique qui les dépasse, espérant que la prochaine rotation humanitaire ne sera pas la dernière de l’année 2026.


