Condamnation de l’escalade au Moyen-Orient
Lors d’une conférence de presse organisée en Belgique, le porte-parole des affaires étrangères de l’Union européenne a fermement condamné l’intensification des combats au Proche-Orient. L’organisation internationale s’inquiète des conséquences directes de cette nouvelle phase du conflit sur la stabilité régionale.
« Nous appelons Israël à mettre fin à l’escalade militaire au Liban et à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban », a déclaré le porte-parole Anouar El Anouni.
Cette prise de position officielle marque un tournant dans les efforts diplomatiques pour restaurer la trêve qui avait été négociée en avril dernier. L’institution européenne exhorte toutes les parties à respecter les termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les Forces de défense ont franchi une ligne de démarcation majeure ces dernières heures. L’armée a étendu son offensive terrestre au-delà du fleuve Litani, progressant de dix kilomètres supplémentaires en direction du fleuve Zahrani afin d’encercler la ville de Nabatieh.
Cette progression rapide a permis la capture de la forteresse médiévale de Beaufort, un site historique vieux de 900 ans situé sur une crête stratégique. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié cette opération de changement décisif dans la campagne. En réponse, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé l’armée de mener une politique de la terre brûlée.
Aucun respect pour le cessez-le-feu
Les hostilités actuelles découlent de la rupture complète de la trêve parrainée par les États-Unis. L’État d’Israël a ordonné cette nouvelle poussée offensive suite à des attaques répétées de drones kamikazes menées par le Hezbollah. Ces appareils ont contourné les systèmes de défense aérienne pour frapper des localités côtières.
La situation humanitaire s’est fortement dégradée depuis le début des affrontements en mars dernier. Les bilans officiels font état de plus de 3 400 morts et de 10 200 blessés sur le territoire libanais. De plus, les ordres d’évacuation massive émis par le commandement d’Israël ont provoqué le déplacement interne de 1,2 million de civils.
Devant l’ampleur de la crise, l’UE prépare activement l’après-guerre en étudiant le déploiement d’une nouvelle mission de sécurité européenne dès la fin de l’année. Ce projet vise à renforcer les capacités de l’armée régulière et de la police libanaise pour leur permettre de contrôler l’ensemble du territoire national. Parallèlement, des fonds d’urgence ont été débloqués pour soutenir les structures sanitaires qui prennent en charge les populations déplacées par les intenses combats.


