ILLE-SUR-TET, 6 juillet (Le Parisien Matin) – Le feu de Trévillach a déjà ravagé environ 4 600 hectares de végétation dans les contreforts des Pyrénées françaises. Les vagues de chaleur précoces enregistrées en mai et en juin ont laissé cette région particulièrement vulnérable aux flammes. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a averti sur la chaîne de télévision TF1 que les conditions météorologiques continuaient de se détériorer.
Le sinistre s’est concentré à proximité de la commune de Trévillach et de la ville de Perpignan, au cœur du département des Pyrénées-Orientales. Le préfet local Pierre Regnault de la Mothe a indiqué que les flammes progressaient rapidement à travers la brousse desséchée. Le ministre Laurent Nuñez a précisé la gravité de la situation actuelle.
« Ce matin, les conditions se détériorent à nouveau », a déclaré Laurent Nuñez lors de son intervention télévisée.
Le bilan humain provisoire fait état de cinq personnes blessées, parmi lesquelles figure un pompier mobilisé sur le terrain. Les infrastructures locales subissent également des dommages importants avec des coupures d’électricité généralisées affectant plusieurs municipalités environnantes. Les techniciens de l’opérateur de réseau Enedis ne peuvent pas pénétrer en sécurité dans la zone pour effectuer les réparations nécessaires.
Face à l’ampleur de la crise, l’Union européenne a coordonné l’envoi de quatre avions bombardiers d’eau provenant de Chypre et de Suède pour soutenir les équipes locales. Ces appareils ciblent les zones les plus critiques autour de Perpignan afin de freiner la progression du feu.
Cet incendie perturbe directement le déroulement de la troisième étape du Tour de France qui traverse la région touchée. Bien que la course cycliste soit maintenue, les autorités locales ont interdit l’accès du public aux quarante derniers kilomètres du parcours afin de laisser les routes libres pour les véhicules de secours. Le cortège de véhicules des équipes qui suit la course a également été réduit au strict minimum pour des raisons de sécurité.
De l’autre côté de la frontière, en Catalogne espagnole, un second incendie distinct a ravagé 2 200 hectares de terres. Les autorités catalanes ont précisé que quatre-vingt-dix-sept pour cent de cette surface détruite se situaient dans la zone naturelle protégée des Gavarres. Les responsables espagnols ont toutefois annoncé que ce foyer était désormais stable et devrait être totalement éteint au cours de la semaine.
La police espagnole a procédé à l’arrestation d’un employé d’une entreprise sous-traitante du gouvernement régional de Catalogne. Les enquêteurs soupçonnent cet ouvrier d’avoir accidentellement déclenché le feu en utilisant une meuleuse d’angle au bord d’une route. Plus au sud de la Catalogne, dans la province de Castellón, un autre incendie a provoqué l’évacuation de 500 personnes après avoir pénétré dans le parc national de la Sierra de Espadán, qui abrite une importante forêt de chênes-lièges.


