ANKARA, 8 juillet (Le Parisien Matin) – Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a relativisé mercredi les désaccords publics survenus entre le président américain Donald Trump et d’autres dirigeants de l’Alliance atlantique lors du sommet en Turquie. Pour lui, ces frictions témoignent d’une vitalité démocratique plutôt que d’une faiblesse, tout en envoyant un message clair au président russe Vladimir Poutine quant à la solidité du bloc.
Le sommet de deux jours a été marqué par plusieurs points de rupture initiés par le président Trump. Ce dernier a vivement critiqué les pays ne respectant pas leurs objectifs de dépenses de défense, ciblant particulièrement l’Espagne. La frustration américaine s’est également intensifiée face au refus de certains alliés européens d’accorder un accès à leur espace aérien ou un soutien naval lors des récentes opérations militaires menées par Washington contre l’Iran.
Les tensions ont atteint un sommet lorsque Donald Trump a réitéré ses exigences concernant le contrôle du Groenland, tout en menaçant de rompre des liens commerciaux avec l’Espagne. Ces déclarations ont provoqué une vive inquiétude chez les diplomates européens présents.
Malgré les critiques internes l’accusant de complaisance excessive envers Washington, Mark Rutte défend sa méthode. Il estime que l’approche ferme de Donald Trump a permis une transformation historique, poussant les 32 nations alliées à viser un objectif de dépenses de défense de 5 % du PIB d’ici 2035.
Le secrétaire général a justifié sa position lors d’un entretien avec la presse :
« Les débats internes robustes servent de leçon de démocratie pour des autocrates comme le président russe Vladimir Poutine. »
Rutte a réitéré son soutien aux frappes américaines contre l’Iran, les qualifiant de nécessaires pour protéger la navigation internationale. Si certains diplomates européens dénoncent une posture jugée trop alignée sur les intérêts américains, le patron de l’OTAN refuse de modifier sa ligne, affirmant que l’Alliance est ressortie de ce sommet plus unie face aux menaces extérieures.


