Bruxelles (Le Parisien Matin) 25 Septembre 2026 — Une initiative conjointe de l’UNESCO et de l’Association d’innovation éducative Sino-Nord-Africaine vise à former au moins 10 000 étudiants en formation professionnelle en Afrique sur une période de deux ans. Ce projet déploie des cours en ligne, des outils d’intelligence artificielle et des programmes adaptés aux besoins des industries locales dans onze pays membres.
Le déploiement de la plateforme numérique et ses objectifs principaux
L’UNESCO et l’Association d’innovation éducative Sino-Nord-Africaine (SNAEIA) renforcent leur collaboration à travers la mise en œuvre de la plateforme de cours en ligne ouverts à tous (MOOC) Chine-Afrique. Ce programme ambitionne de toucher un minimum de 10 000 apprenants au cours de ses deux premières années d’existence. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de stratégies plus larges destinées à améliorer l’accès à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels (EFTP) sur l’ensemble du continent africain.
La plateforme associe des cours en ligne, des ressources pédagogiques numériques ainsi que des approches technologiques fondées sur l’intelligence artificielle. Ces services s’adressent aux étudiants, aux enseignants et aux adultes à la recherche d’opportunités d’emploi ou désireux d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles. Le dispositif prévoit également la délivrance de certifications numériques et de formations directement connectées aux exigences du marché du travail et des industries partenaires.
Soutien institutionnel et pays membres bénéficiaires du projet
Selon les informations communiquées par l’UNESCO, ce projet d’envergure apporte un appui concret à onze États membres africains. Les axes prioritaires de cette intervention se concentrent sur la gouvernance de l’enseignement professionnel, la modernisation des programmes d’études, la formation initiale et continue des enseignants, ainsi que sur le resserrement des liens entre les institutions éducatives et les employeurs du secteur privé.
L’initiative cherche à répondre à plusieurs défis majeurs identifiés dans le secteur éducatif, notamment l’inégalité d’accès à la formation professionnelle, les lacunes en matière d’infrastructures et de compétences numériques, la vétusté des programmes pédagogiques et les barrières linguistiques. Les représentants de l’UNESCO et de la SNAEIA ont tenu des discussions de haut niveau à Beijing afin d’examiner l’élargissement des partenariats institutionnels.
Perspectives de coopération et développement de contenus locaux
Lors des réunions de travail tenues à Beijing, les délégués des organisations partenaires ont abordé la question de la création de contenus numériques adaptés aux contextes locaux. Ils ont également souligné la nécessité d’améliorer la formation des éducateurs et de renforcer les mécanismes de certification des compétences acquises par les participants.
Les discussions ont en outre permis d’explorer de nouvelles opportunités en matière de stages en entreprise et d’apprentissage pratique. Le renforcement de la coopération entre les établissements de formation professionnelle et les acteurs industriels constitue l’un des piliers opérationnels retenus pour garantir la pertinence des formations dispensées sur la plateforme.
Enjeux et défis de la formation professionnelle numérique
La formation professionnelle numérique représente un moyen d’élargir l’accès aux enseignements spécialisés dans les régions où les infrastructures physiques, le personnel qualifié ou les cursus adaptés font défaut. Néanmoins, les experts soulignent que les plateformes en ligne ne peuvent résoudre à elles seules ces difficultés structurelles, en particulier dans les zones où la connectivité Internet demeure instable ou absente, et lorsque les supports pédagogiques ne sont pas disponibles dans les langues locales.
Le programme associe la diffusion de cours numériques à des actions de développement des programmes, de formation des enseignants et de partenariats industriels. Bien que l’objectif d’atteindre 10 000 apprenants constitue une cible mesurable, l’organisation n’a pas encore publié de données officielles concernant les chiffres d’inscriptions, les taux de réussite aux examens ou les répercussions du projet sur l’insertion professionnelle des bénéficiaires. L’évaluation ultérieure de ces résultats permettra de mesurer l’efficacité réelle de la plateforme sur l’amélioration de l’accès à la formation et l’adéquation des compétences aux marchés du travail locaux.


