Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
samedi, 7 février Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»Afrique»Le nord-est du Nigeria menacé par la pire crise alimentaire depuis 10 ans
Afrique

Le nord-est du Nigeria menacé par la pire crise alimentaire depuis 10 ans

Magda RosnovPar Magda Rosnovjeudi, 22 janvierMise à jour:jeudi, 22 janvierAucun commentaire3 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
La crise alimentaire au Nigeria touche particulièrement les enfants.
La crise alimentaire au Nigeria touche particulièrement les enfants.
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Le nord-est du Nigeria s’enfonce dans une crise alimentaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte que des milliers de personnes pourraient basculer dans une situation de famine dite « catastrophique » dans les semaines à venir,ce qui serait lié à la réduction des aides humanitaires internationales.

Dans l’État de Borno, épicentre d’un conflit armé qui dure depuis plus de dix ans, environ 15 000 personnes sont désormais exposées à un risque immédiat de pénurie extrême de nourriture, a averti l’agence onusienne. Une situation d’autant plus alarmante que cette région, marquée par l’insurrection de groupes armés et des déplacements massifs de populations, peine déjà à se relever de violences chroniques.

La crise s’étend à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le PAM dit que près de 55 millions de personnes y font face à une insécurité alimentaire sévère, dont plus des trois quarts vivent au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger. « Nous assistons à une détérioration rapide de la situation, notamment dans les zones les plus fragiles », dit l’agence.

Réduire les aides internationales a aggravé la situation au Nigeria

Si les conflits, les déplacements forcés et la pression économique pèsent depuis longtemps sur la sécurité alimentaire de la région, les récentes réductions de l’aide humanitaire ont fait basculer de nombreuses communautés au-delà de leur capacité de résilience. Le PAM ne cite pas de bailleurs précis, mais plusieurs organisations humanitaires alertent depuis des mois sur l’impact des décisions prises par certains pays donateurs.

Les États-Unis ont amorcé, dès l’an dernier, une baisse de leur aide internationale dans le cadre de la politique « America First » relancée par l’administration Trump, tandis que le Royaume-Uni et d’autres pays européens ont également réduit leurs budgets humanitaires afin d’augmenter leurs dépenses militaires. Ces choix budgétaires ont des conséquences directes sur le terrain.

« La diminution des financements observée en 2025 a aggravé la faim et la malnutrition dans toute la région », a déclaré Sarah Longford, directrice régionale adjointe du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Selon l’agence, plus de 13 millions d’enfants pourraient souffrir de malnutrition cette année si la tendance se poursuit.

Des programmes vitaux déjà suspendus

Au Nigeria, les pénuries de financement ont contraint le PAM à réduire ses programmes nutritionnels, privant plus de 300 000 enfants d’une aide essentielle. L’agence avait déjà averti, en fin d’année dernière, que près de 35 millions de personnes risquaient de se retrouver en situation de faim aiguë faute de ressources suffisantes.

La crise dépasse largement les frontières nigérianes. Au Mali, l’insécurité persistante entrave les routes d’approvisionnement alimentaire, laissant 1,5 million de personnes confrontées à des niveaux critiques de faim. Au Cameroun, plus d’un demi-million de personnes pourraient être privées d’aide humanitaire dans les prochaines semaines, en raison du manque de financements.

Le Programme alimentaire mondial estime avoir besoin de plus de 453 millions de dollars sur les six prochains mois pour maintenir ses opérations humanitaires dans la région. Sans un sursaut des bailleurs internationaux, l’agence redoute une dégradation rapide et durable de la situation, avec des conséquences humaines majeures.

Nigeria
Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleSergueï Karaganov est-il vraiment l’architecte de la politique étrangère du Kremlin ?
Next Article Répression en Iran : pourquoi les forces de sécurité visent les yeux des manifestants

Related Posts

Afrique

Quand l’humanité franchissait déjà les frontières il y a 773 000 ans

mercredi, 04 février
Afrique

Attaque EI Niger aéroport repoussée avec un appui russe

mardi, 03 février
Afrique

Au Botswana, l’or gris s’accumule

jeudi, 29 janvier

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.