Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
mardi, 14 juillet Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»Moyen-Orient»L’Iran menace de fermer le détroit stratégique de Bab el-Mandeb en mer Rouge
Moyen-Orient

L’Iran menace de fermer le détroit stratégique de Bab el-Mandeb en mer Rouge

Frida GhitisPar Frida Ghitismardi, 14 juilletAucun commentaire3 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
Carte montrant le détroit de Bab el-Mandeb
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

TÉHÉRAN, 14 juillet (Le Parisien Matin) – Après avoir paralysé la navigation dans le détroit d’Ormuz, l’Iran signale une escalade majeure en désignant le détroit de Bab el-Mandeb, porte d’entrée sud de la mer Rouge, comme son nouveau point de pression stratégique contre Washington. En exploitant son alliance avec le mouvement houthi au Yémen, Téhéran menace désormais d’imposer un blocus sur deux artères maritimes vitales, transformant un affrontement militaire localisé en un défi économique menaçant les flux mondiaux d’énergie et de marchandises.

Une stratégie de double blocage

Le détroit de Bab el-Mandeb est perçu par les analystes comme la dernière réserve stratégique de Téhéran après l’utilisation de son principal atout, le détroit d’Ormuz. Alors que la fermeture d’Ormuz provoque un choc direct sur les approvisionnements en pétrole brut, le blocage de Bab el-Mandeb engendre un choc commercial plus vaste, entravant entre 12 % et 15 % du commerce maritime mondial transitant vers le canal de Suez. Ce mouvement sape directement l’oléoduc saoudien East-West Petroline, conçu précisément pour achever sept millions de barils de pétrole par jour vers la mer Rouge afin de contourner Ormuz.

Une escalade coordonnée

Des responsables houthis ont explicitement averti que si les pressions américaines et saoudiennes s’intensifiaient, ils fermeraient le détroit de Bab el-Mandeb dans le cadre d’une alliance opérationnelle conjointe avec l’Iran. Cette posture souligne la volonté de Téhéran d’élargir le conflit au-delà du Golfe pour accroître la pression sur Washington. Le spécialiste du Moyen-Orient Fawaz Gerges a déclaré :

« L’Iran est prêt à aller jusqu’au bout. »

Cette transformation du conflit en un défi aux routes maritimes mondiales marque une étape supplémentaire dans l’internationalisation des tensions régionales.

Impacts sur l’économie mondiale

Les conséquences d’une telle fermeture seraient immédiates pour les marchés mondiaux. Les experts anticipent que les prix du pétrole pourraient atteindre 200 dollars le baril en cas de blocage coordonné des deux détroits. Au-delà des cours du pétrole, les chaînes d’approvisionnement seraient gravement perturbées, forçant les navires à effectuer des détours de milliers de kilomètres autour du cap de Bonne-Espérance. Cette situation engendrerait une explosion des coûts de transport et d’assurance, affectant directement le consommateur final et la fluidité du commerce international entre l’Asie et l’Europe.

La menace du « mission creep »

Les experts n’anticipent pas un basculement immédiat vers une guerre ouverte, mais plutôt un processus de « mission creep », où chaque camp accroît systématiquement les enjeux. Alors que les États-Unis ont déployé des mesures de surveillance, l’Iran répond en étendant son paysage de menaces asymétriques. Le danger réside dans l’incapacité croissante à contenir ce conflit qui s’étend du Golfe à la mer Rouge. Les acteurs régionaux, y compris les États du Golfe, estiment désormais que la diplomatie a atteint ses limites, malgré les conséquences économiques lourdes d’une confrontation prolongée.

Risques pour le canal de Suez

Le Bab el-Mandeb ne sert pas seulement de passage, il est le verrou du canal de Suez. Les précédentes attaques houthis menées entre 2023 et 2025 ont déjà démontré la vulnérabilité de cette route. Bien que le détroit soit resté largement navigable grâce à des coalitions navales multinationales, le risque d’une fermeture délibérée imposée par Téhéran place la communauté internationale dans une position précaire. Cette géopolitique du chantage maritime transforme des voies de passage millénaires en armes de pression géopolitique, rendant la sécurité des approvisionnements mondiaux dépendante de l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran.

Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleL’Ukraine acquiert des chasseurs Rafale avec la défense aérienne française

Related Posts

Moyen-Orient

L’UE appelle les transporteurs à éviter le ciel de plusieurs pays du Moyen-Orient

mardi, 14 juillet
Moyen-Orient

Les Houthis tirent des missiles sur l’Arabie saoudite après une frappe à Sanaa

lundi, 13 juillet
Moyen-Orient

Donald Trump annonce une taxe de 20 % sur le fret maritime du détroit d’Ormuz

lundi, 13 juillet

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.