BARNEVILLE-CARTERET, 6 septembre (Le Parisien Matin) – Un homme de 76 ans a trouvé la mort dimanche 6 septembre après avoir chuté d’une falaise de 30 mètres de haut sur le sentier côtier. L’accident s’est produit en début d’après-midi sur le chemin des douaniers, au niveau de la commune de Barneville-Carteret, dans la Manche.

La victime circulait sur le sentier qui longe la côte normande, une zone connue pour ses falaises escarpées et exposées au vent. Selon les secours, elle se trouvait au niveau de la « borne 325 », rapportent les pompiers, lorsque la chute s’est produite.

Le Service départemental d’incendie et de secours a été alerté à 14 h 23. Le drame s’est produit peu avant 14 h 30, en pleine randonnée sur « le chemin des douaniers, le sentier de randonnée qui longe la côte », selon Ouest-France.

D’importants moyens ont été déployés pour tenter de porter secours à la victime. Le dispositif comprenait « 15 sapeurs-pompiers provenant des casernes environnantes (Barneville, Cherbourg, Granville et Portbail) », selon Actu.fr.

Une équipe du SMUR et l’hélicoptère de la Sécurité civile ont également été engagés sur les lieux pour tenter une évacuation rapide.

Malgré la rapidité de l’intervention, le septuagénaire n’a pas survécu à la violence du choc. Il a été déclaré décédé sur place par le médecin du SMUR.

Pour l’heure, les circonstances exactes qui ont conduit à cette chute mortelle demeurent inconnues. Aucune hypothèse n’a été communiquée par les autorités.

Au-delà du fait divers, cet accident remet en lumière la dangerosité intrinsèque du sentier des douaniers. Créé à l’origine pour la surveillance côtière, le GR223 attire chaque année des milliers de randonneurs entre Carteret et le cap de la Hague.

Le tronçon de la borne 325 est particulièrement exposé. Les falaises y sont friables, composées de schiste et de grès, et l’érosion marine creuse chaque hiver des surplombs instables. Les garde-corps y sont rares, la municipalité ayant fait le choix de préserver le caractère sauvage du site.

Les pompiers de la Manche interviennent en moyenne trois à quatre fois par an pour des chutes ou des glissades sur ce linéaire. La victime du jour, un septuagénaire local selon les premiers éléments, connaissait probablement les lieux, ce qui interroge sur un malaise ou une perte d’équilibre plutôt qu’une méconnaissance du terrain.

Cette tragédie relance le débat récurrent entre préservation du patrimoine naturel et sécurisation des itinéraires de grande randonnée en Normandie.

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