Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
mardi, 17 février Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»Europe»L’eugénisme nazi, soutenu passivement par les Aryens
Europe

L’eugénisme nazi, soutenu passivement par les Aryens

Megan SmithPar Megan Smithvendredi, 12 septembreMise à jour:vendredi, 12 septembreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
Les Sinti étaient très surveillés par les nazis. © Galerie Bilderwelt/Hulton
Les Sinti étaient très surveillés par les nazis. © Galerie Bilderwelt/Hulton
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Comment l’Allemagne nazie a-t-elle appliqué sa politique eugéniste ?

Par la peur mais aussi par l’espoir d’en tirer profit, la population « aryenne » ordinaire a contribué à sa mise en œuvre. Les autorités nazies voulaient créer une Volksgemeinschaft, une communauté du peuple, qui excluait celles et ceux qui ne correspondaient pas à l’idéal « aryen » : les personnes noires, roms et juives.

Cette idéologie a renforcé l’importance des classifications bio-politiques et imposé une logique du « nous contre eux », à laquelle beaucoup d’Aryens se sont adaptés sans grande opposition. L’historien Ian Kershaw a parlé d’« indifférence meurtrière » pour décrire l’attitude qui a permis à la politique eugéniste nazie de se radicaliser à ce point.

Des préjugés anciens réactivés par le régime nazi

Le régime nazi a pu s’appuyer sur des idées racistes déjà répandues, ciblant différents groupes qu’il allait persécuter de façon systématique, comme les Sinti et les Roms. Encore aujourd’hui, les voyageurs et communautés nomades subissent de nombreux préjugés liés à leur mode de vie, considéré comme marginal et suspect. À l’époque nazie, ils étaient stigmatisés comme « criminels de naissance » et « fainéants ». La loi sur les « criminels dangereux et professionnels » de 1933 a donc facilité leur internement dans des camps de concentration.

La logique de la Volksgemeinschaft valorisait ceux qui étaient perçus comme « racialement purs » et productifs pour le Reich, reléguant les Roms à une position d’exclus permanents. Le contraste avec le mode de vie allemand « moyen » renforçait ces divisions. Beaucoup d’Aryens, sans éprouver une haine raciale particulière envers les voyageurs, ne se sont pas opposés aux restrictions imposées à leurs déplacements.

La communauté juive fut, elle aussi, une cible privilégiée du régime nazi, nourrie par un antisémitisme ancien ravivé par le « mythe du coup de poignard dans le dos » qui avait suivi la défaite allemande de 1918. Les Juifs avaient été accusés depuis des siècles d’être responsables d’épidémies, de famines ou de guerres. Certains Aryens ont activement participé à leur mise à l’écart. En 1938, Karl Jorde, un portier au chômage, écrivait ainsi à Hitler pour lui demander de « délivrer le peuple allemand de la couvée de vipères ».

Persécutions et profits

Pour des chômeurs comme Jorde, l’exclusion des Juifs pouvait représenter une chance d’améliorer leur sort. L’aryanisation des commerces et de la fonction publique a ouvert de nouveaux postes et permis à des Aryens d’acquérir à bas prix des biens et logements confisqués.

Cet intérêt matériel explique en partie pourquoi beaucoup d’Aryens ont accepté ou minimisé les politiques raciales. Après la crise économique de 1929, la société allemande était durement touchée et nombre d’individus ont préféré privilégier leurs propres gains plutôt que des considérations morales. Si certains avaient auparavant boycotté les commerces juifs, beaucoup ont profité de leur spoliation pour s’enrichir.

Les lois de 1933, dites « paragraphe aryen », ont écarté les médecins, avocats, juges, enseignants et fonctionnaires juifs. Ces postes furent rapidement attribués à des Aryens. En effaçant progressivement la présence juive dans la vie professionnelle et culturelle, le régime entretenait la loyauté de la population aryenne, qui voyait s’ouvrir devant elle de nouvelles opportunités.

Réprimer par la peur

D’autres Aryens ont choisi de se conformer par peur des conséquences. Le risque d’être soi-même envoyé en camp dissuadait toute contestation.

Un avertissement publié dans la presse locale de Dachau illustrait cette atmosphère : deux personnes, surprises en train de regarder par-dessus le mur du camp, y furent retenues une nuit « afin que leur curiosité soit satisfaite ». Le message était clair : toute curiosité ou opposition pouvait avoir des conséquences immédiates.

Ce climat de terreur a progressivement réduit les liens sociaux. De nombreux Allemands ont cessé de fréquenter leurs voisins juifs, redoutant d’être assimilés à eux. L’historienne Marion Kaplan parle de « destruction des liens de solidarité ».

On comprend donc que ceux jugés « inférieurs » ont été isolés de la société, avec la complicité passive de la majorité.

Gitans Histoire Nazi Roms
Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleIsraël frappe Doha : le Moyen-Orient va peut-être exploser
Next Article Notre penchant pour l’alcool trouverait son origine chez nos ancêtres, il y a plus de 10 millions d’années

Related Posts

Europe

Helsing et Stark Defence remportent 536 millions d’euros pour les drones de combat allemands 2026

mardi, 10 février
Europe

Défendre la démocratie à Prague : comment un président et 100 000 manifestants ont mis le camp illibéral en échec

mardi, 10 février
Europe

Fermeture aéroports Pologne frappes russes alerte majeure

samedi, 07 février

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.