PARIS, 2 juillet (Le Parisien Matin) – La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen a déclaré qu’elle ne se présenterait pas à l’élection présidentielle si une cour d’appel de Paris lui imposait le port d’un bracelet électronique. Cette décision dépendra du verdict attendu le 7 juillet 2026 dans l’affaire du détournement présumé de fonds du Parlement européen.
Marine Le Pen estime que le port d’un dispositif de surveillance rendrait toute campagne électorale concrètement impossible. Elle a précisé qu’elle refuse de dépendre de l’autorisation d’un juge pour organiser des meetings ou se rendre sur des marchés publics.
« Je refuse de dépendre d’une autorisation judiciaire pour mener ma campagne », a-t-elle affirmé, soulignant que cette contrainte technique l’empêcherait de mener ses activités politiques normalement.
En mars 2025, un tribunal parisien avait reconnu la cheffe du Rassemblement national et d’autres membres de son parti coupables du détournement de 2,9 millions d’euros de fonds européens. La condamnation initiale prévoyait une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans, assortie de deux ans de détention à domicile sous surveillance électronique.
L’accusée, qui conteste l’intégralité des accusations de détournement, a fait appel de cette décision. Si la cour d’appel maintient ces restrictions, l’intéressée prévoit de porter l’affaire devant la Cour de cassation, un processus qui dure généralement six mois.
En cas d’interdiction légale ou de retrait volontaire lié au port du bracelet, le parti anticipe déjà une alternative. Jordan Bardella, âgé de 30 ans et protégé de Marine Le Pen, est largement pressenti pour prendre le relais en tant que candidat à l’élection présidentielle.


