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Moyen-Orient

Syrie : le nouveau maître du pays déclare la guerre à la corruption

Elizabeth Dos SantosPar Elizabeth Dos Santosvendredi, 31 octobreMise à jour:vendredi, 31 octobreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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La juriste Vjosa Osmani et le leader de la Syrie, Ahmed al-Sharaa
La juriste Vjosa Osmani et le leader de la Syrie, Ahmed al-Sharaa
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Dix mois après avoir renversé Bachar al-Assad, le président syrien Ahmed al-Sharaa s’efforce d’imposer l’autorité d’un État encore balbutiant. Le chef de guerre devenu chef d’État s’attaque désormais à un ennemi plus insidieux : la corruption qui ronge son propre camp.

Lors d’une réunion fin août à Idlib, loin du faste présidentiel de Damas, Sharaa a sèchement rappelé à l’ordre plus d’une centaine de ses fidèles. Voyant la cour du bâtiment envahie de SUV de luxe, il a lancé, ironique : « Je ne savais pas que les salaires de l’État étaient si élevés ! »

Le ton s’est vite durci : « Avez-vous déjà oublié que vous êtes les fils de la révolution ? Vous avez été tentés si vite ? »

Il a ordonné à tout fonctionnaire roulant en voiture de luxe de remettre les clés sous peine d’enquête. Quelques poignées ont obéi sur-le-champ.

Une révolution menacée par ses propres privilèges

Pour l’ancien chef islamiste, qui a bâti sa légitimité sur la chute d’un régime honni, préserver la pureté révolutionnaire est devenu un enjeu vital. Ses proches admettent que le risque est grand de voir renaître, sous d’autres habits, les travers du pouvoir d’Assad : clientélisme, enrichissement personnel et impunité.

« Sharaa n’est pas un produit d’institutions, mais d’une faction », analyse le chercheur Hossam Jazmati. « Le pouvoir, chez lui, repose sur les alliances et les faveurs. »

Le ministère de l’Information assure que le président a simplement tenu une « réunion amicale » et qu’aucune clé n’a été confisquée. Il insiste sur la détermination de Sharaa à « changer la culture d’investissement héritée de l’ancien régime ».

Le frère du président dans la ligne de mire

Même au sein du clan familial, les tensions se font sentir. Deux frères du président occupent des postes clés : Hazem, chargé des affaires économiques, et Maher, secrétaire général de la présidence. Mais Jamal, un autre frère, est tombé en disgrâce.

Accusé d’avoir profité de son nom pour conclure des affaires douteuses dans le tourisme et l’import-export, il a vu son bureau à Damas scellé de cire rouge, signe de procédure judiciaire.
Le gouvernement a confirmé la fermeture du lieu, affirmant que Jamal « n’était autorisé à exercer aucune activité commerciale ».

Un proche de la famille rapporte qu’après cette affaire, Sharaa aurait réuni ses parents et frères pour leur interdire d’utiliser le nom familial à des fins privées.

Le prix de la loyauté

Malgré les discours de fermeté, les pots-de-vin continuent de circuler. Trois responsables industriels ont confié à Reuters avoir versé d’importantes sommes à des intermédiaires proches du pouvoir pour sauver leurs entreprises ou faire libérer des employés arrêtés.

L’un d’eux affirme avoir payé 100 000 dollars pour la libération d’un ouvrier, avant qu’on ne lui réclame la même somme pour que ce dernier puisse retravailler. Un autre dit avoir déboursé 25 000 dollars pour obtenir la sortie de prison d’un salarié.

Le ministère de l’Information admet que des cas isolés font l’objet d’enquêtes, mais nie toute pratique généralisée.

Un pays sous contrôle… et sous enquête

Depuis la chute de Damas, un comité des “gains illicites” tente de centraliser les règlements passés entre l’État et les anciens proches du régime Assad. Les autorités affirment vouloir reverser les biens confisqués, usines, immeubles, sociétés, dans un fonds souverain national, encore en formation.

Mais déjà, des soupçons pèsent sur cette structure : deux avocats du fonds ont été arrêtés pour détournement présumé de fonds, et certains membres du comité sont eux-mêmes visés par des investigations.

À l’étranger, la recomposition syrienne attire l’attention. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, y voit la « nouvelle ère » ouverte par la chute d’Assad et promis un soutien politique, économique et humanitaire. « Une Syrie stable est dans l’intérêt de l’Allemagne », a-t-il déclaré avant sa visite à Damas. « Il faut un gouvernement garantissant à tous les citoyens, sans distinction de religion, d’origine ou de genre, une vie digne et sûre. »

Berlin, qui abrite plus d’un million de réfugiés syriens, envisage désormais d’encourager leur retour, misant sur la reconstruction du pays et la relance de son économie.

Ahmed al-Sharaa corruption Hossam Jazmati Johann Wadephul Syrie
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