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Home»Société»Les différentes origines du « Shadow Work » , un concept psychologique et spirituel.
Société

Les différentes origines du « Shadow Work » , un concept psychologique et spirituel.

Carole YapPar Carole Yapvendredi, 16 aoûtMise à jour:vendredi, 16 aoûtAucun commentaire6 Min Temps de lecture
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Le psychanalyste Carl Jung se serait fait de bnouveaux cheveux blancs en découvrant que son travail sur l'ombre a engendré une tendance sur les réseaux: le "Shadow work"
Le psychanalyste Carl Jung se serait fait de bnouveaux cheveux blancs en découvrant que son travail sur l'ombre a engendré une tendance sur les réseaux: le "Shadow work"
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Le « Shadow work » est une nouvelle tendance qui a déferlé sur les réseaux sociaux. Pourtant, ce n’est pas un concept nouveau.

La psychanalyse affirme que chacun porte en soi des pensées et désirs refoulés, part d’ombre entretenue par l’inconscient, souvent associée à la sexualité. Carl Jung, un des pères dans le domaine psychanalytique, a construit ce concept dès le XXe siècle. 

Pour identifier ces parts d’ombres, il faut les faire parvenir à la conscience. Le « shadow work » ou « travail de l’ombre«  est très en vogue : il est un point clé du développement personnel. Si le travail de L’Ombre chez Jung est une exploration psychanalytique de la personnalité, il existe déjà dans l’alchimie et le chamanisme, au travers desquelles l’âme voyage, se transforme et se connecte aux esprits.

Le « Shadow Work selon Carl Jung 

Travailler sa part d’ombre et se développer personnellement est devenu un phénomène social qui prend de l’ampleur en Occident.

Selon Jung, l’Ombre est un « trésor difficile à atteindre« , « caché dans la mer de l’inconscient« . L’Ombre n’est pas à fuir ou à détruire, elle est à travailler. Si elle se loge dans l’inconscient, c’est qu’elle a été jugée inacceptable ou immorale par la conscience. Elle révèle donc des pulsions et des traumatismes qui animent et déterminent le comportement du sujet pensant.

Accepter sa part d’Ombre c’est ne pas la juger et ne pas la rejeter : l’accepter pour ce qu’elle est et s’en servir pour mieux se connaître et s’améliorer. C’est le shadow work, très populaire sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Tik Tok. Se connaître et s’accepter, c’est avoir conscience de soi et être son propre allié. Cette connaissance empêche, ou du moins limite, l’auto sabotage qui est un processus psychologique de défense récurrent pour l’être humain. Intégrer son Ombre à sa vie devient beaucoup plus productif que la rejeter.

« Tout le monde porte une ombre, et moins elle est incorporée dans la vie consciente de l’individu, plus elle est noire et dense. Si une infériorité est consciente, on a toujours la possibilité de la corriger. De plus, elle est constamment en contact avec d’autres intérêts, de sorte qu’elle est constamment soumise à des modifications. Mais si elle est réprimée et isolée de la conscience, elle n’est jamais corrigée. » affirme le psychiatre Carl Jung. Si elle n’est pas corrigée, l’Ombre reste primitive et alors elle fait souffrir, elle nous affecte avec violence.

Quel lien entre « Shadow work » et alchimie?

C.G. Jung a rédigé l’ouvrage Psychologie et Alchimie , dans lequel il évoque le travail de l’Ombre. C’est une œuvre dans laquelle il lie l’aspect psychologique et l’aspect ésotérique. L’alchimie est un ésotérisme précédent la chimie : ses adeptes, d’abord orientaux puis occidentaux, étudiaient les matériaux pour pouvoir en modifier la nature et créer une pierre d’éternité, la pierre philosophale. L’alchimiste aussi mène un travail de l’Ombre, une exploration intime et spirituelle pour se rendre capable de créer la pierre. 

L’alchimie demande une certaine attitude mentale : pour réaliser l’œuvre alchimique, l’alchimiste doit y être disposé spirituellement. De la même façon, pour discerner ses failles, l’être humain doit donc être à l’écoute de son esprit et de son corps, de ses rêves et de ses actes manqués, révélateurs de ce qui doit jaillir en pleine conscience. « Or, tout connaisseur véritable de l’âme humaine m’approuvera quand je prétends qu’elle appartient à ce qu’il y a de plus obscur et de plus mystérieux parmi tout ce qu’il est donné à notre expérience de rencontrer. « , confirme Jung dans son ouvrage.

Le travail de l’Ombre est d’une importance capitale, dans la mesure où il touche à une dimension mystique de l’être humain. Ce travail est celui d’une vie et unique en son genre. Le shadow work  est donc propre à chacun et il est ce qu’il y a de plus difficile dans la progression psychologique. En effet, il a lieu dans l’inconnu des traumatismes, des contradictions nichées en nous, des perceptions subliminales, des souvenirs oubliés et des désirs refoulés. 

Jung compare une telle quête à une descente aux Enfers. Il faut donc bien faire attention, le shadow work pousse l’homme à explorer ce qui le rend le plus vulnérable, surtout ce dont il n’a pas conscience. Dans son obscurité infernale, c’est un travail spirituel où l’homme résiste contre lui-même car les choses à découvrir sont pires que celles déjà connues. Le mal et la peur de penser et de désirer le mal se situe dans ces abysses mentales. 

La comparaison alchimique rappelle que le travail de l’Ombre est un travail psychologique qui nécessite une pleine connexion de l’être humain à son corps et à son esprit. Cette connexion est mystique.

Un arrière-plan chamaniste  au « Shadow work »

Cette connexion à soi est également une pratique spirituelle ritualisée très ancienne. Si Jung a donné le nom et l’analyse psychanalytique au shadow work , il n’en est, d’une certaine façon, pas l’inventeur. Car le travail de l’Ombre est un concept qui formule en science humaine ce qui existait déjà en spiritualité : la méditation et le voyage du chaman emmène l’être humain dans les profondeurs les plus obscures de ses expériences et des souvenirs de son esprit. Nous ne devons pas ce principe qu’à Jung, il hérite aussi du chamanisme et il participe à la dynamique de néo-spiritualité et de religions new-age, vestiges de pratiques et croyances très anciennes, qui se répand particulièrement dans l’Occident moderne.

Keila Shaheen, autrice du best-seller The Shadow Work, identifie le travail de l’Ombre au voyage intérieur, notamment à celui du chaman. L’œuvre est un guide avec des exercices d’application. Comme l’élève, le chaman entre en lui-même pour guérir de ses propres blessures mais aussi faciliter la vie de ceux qui l’entourent.

Lorsqu’il voyage, le chaman entre en transe et communique avec les ancêtres et les esprits : il écoute ce qu’ils ont à dire, leurs réclamations et leurs peines et il est l’intermédiaire qui explore les parts d’ombres pour apaiser ces esprits anciens. Si les esprits du passé sont apaisés, alors le présent peut retrouver aussi sa tranquillité. 

C’est ce que l’on pourrait identifier, en psychologie, à la guérison thérapeutique des traumatismes transgénérationnels. Le chaman fait corps avec le monde qui l’environne lorsqu’il voyage, y compris avec le monde passé. Tous parlent de la même chose, peu importe l’époque, ils emploient simplement des noms différents. Jung parle de travail de l’Ombre. L’alchimie, dans sa dimension spirituelle, parlait d’exploration mystique. Le chaman ritualise un voyage intérieur et ancestral. 

C’est probablement parce qu’ils évoquent un même chemin de transformation intérieure qu’aujourd’hui la psychologie, la néo-spiritualité, le chamanisme et les médecines alternatives ont tendance à être associées en proposant des thérapies modernes et multidisciplinaires.

Carl Jung psychologie shadow work spiritualité
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